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L'effet des amendements organiques sur la structure des communautés de nématodes sur culture de tomate dans la région de Touggourt en Algérie

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par Soumya BELAHAMMOU
Université Saad Dahleb de Blida Algérie - Master académique en sciences de la nature et la vie spécialité : phytopharmacie appliquée 2011
  

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I.3. Bio écologie des nématodes

A l'origine, vivant dans l'eau ; les nématodes ont colonisé tous les milieux. Actuellement, 25 000 espèces sont décrites (Maggenti, 1991 et Noir, 2002). Ils se situent au deuxième rang après les insectes en termes de nombre d'espèces différentes. Dans le sol, les nématodes constituent la partie la plus importante de la biomasse. Le peuplement normal d'un sol agricole en formes libres est de l'ordre de 20 à 30 000 individus par kg de sol (Regnault-Roger et al., 2002).

Les nématodes phytophages et les nématodes libres sont extrêmement nombreux dans les sols cultivés. Le type, le nombre et la répartition des espèces de nématodes dans les sols cultivés dépendent du climat, de la nature du sol, du type de culture, pratiques culturales et autres. Dans les cultures pérennes ou dans un milieu naturel tel que la forêt ou la prairie, la communauté de nématodes est un peu plus stable, mais toujours sujette à des fluctuations qui sont en fonction de la croissance des racines, de la température et de l'humidité (Taylor, 1968 in El Aimouche). Certaines espèces deviennent fortement colonisatrices en l'absence de compétition et par conséquent très agressives ce qui engendrent des dégâts importants (Evans et al., 1993 ; Luc et al., 1990 in El Aimouche).

Selon leur mode de parasitisme ils sont classés en trois catégories les ectoparasites, les endoparasites et les semi endoparasites chacune d'elles étant subdivisée en deux groupes sédentaire et migrateur, (Ritter, 1971).

Les endoparasites sédentaires ou migrateurs deviennent adultes et pondent toujours à l'intérieur des tissus végétaux, le plus souvent dans les racines exemple les genres Meloidogyne, Heterodera et Pratylenchus mais aussi pour quelques espèces, dans les feuilles, les tiges et les inflorescences (Lacroix, 2006 in Mazigh).

Fig.1: Morphologie de Pratylenchus Fig.2: Morphologie de Meloidogyne

Les ectoparasites sédentaires ou migrateurs se tiennent dans le sol à l'extérieur de la racine. Tel que les genres Rotylenchus, Tylenchorhynchus, Aphelenchus. (Luc et al., 1990 in Mazigh).

Fig.3 : Morphologie d'Aphelenchus Fig.4 : Morphologie de Tylenchorhynchus

Les semi endoparasites, on range dans cette catégorie les individus qui pénètrent partiellement dans la racine pour se nourrir, on peut distinguer les migrateurs et les sédentaires, comme les genres Helicotylenchus et Rotylenchulus (Luc et al., 1990).

Selon De Guiran (1983 in Mazigh) les nématodes s'attaquent à plusieurs cultures, on cite principalement : les cultures maraîchères, les céréales, les cultures florales qui sont attaquées par les genres Meloidogyne, Pratylenchus et Ditylenchus. Selon le même auteur, d'autres cultures comme les cultures fruitières qui sont également attaquées par les Meloidogyne, les Pratylenchus, Tylenchulus, Helicotylenchus et Rotylenchus. Cependant la vigne est surtout attaquée par les nématodes du genre Xiphinema.

La reproduction des nématodes est selon les espèces soit sexuée soit parthénogénétique. Chez les espèces parthénogénétiques, les mâles n'interviennent pas dans la reproduction (Agios, 1978). Les nématodes passent par une série de cinq stades de développement, distincts séparés par des mues. Le cycle diffère selon les groupes de nématodes et selon le mode de parasitisme sédentaire ou migrateur (Taylor, 1968). Les nématodes phytoparasites ont un cycle approximativement mensuel. La longueur du cycle de reproduction est très dépendante de la température. Dans les pays tempérés, il n'y a pas de reproduction en hiver, souvent se produit qu'une génération par an. Par contre dans les pays tropicaux, plusieurs générations par an sont signalées. Ceci explique que les dégâts y sont généralement plus importants. A titre d'exemple chez les Meloidogyne la durée du cycle de vie est très variable selon les conditions de 3 à 8 semaines, elle est de 6 semaines à 25°C (Bertrand et al., 2001). Cependant, Les nématodes libres (non parasites) ont un cycle hebdomadaire. Ce qui leur permet de recoloniser le sol très rapidement (Mateille et al., 1995).

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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