WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La pratique de l'arbitrage dans le règlement du contentieux commercial. Cas de la Chambre arbitrale de Dakar

( Télécharger le fichier original )
par Fatou NDIORO NIANG
Institut supérieur de management de Dakar - Licence en droit des affaires 2011
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Section5 Les frais d'arbitrage

-COMPOSITION DES FRAIS

Les frais d'arbitrage comprennent :

1. Les frais administratifs du Centre d'arbitrage fixés conformément au barème en vigueur.

2. Les honoraires du Tribunal arbitral ;

3. Les frais encourus pour toute expertise ou tout autre frais exposé par le Tribunal arbitral dans l'intérêt commun des parties.

-FRAIS ADMINISTRATIF

Toute demande d'arbitrage adressée au Secrétariat du Centre doit être accompagnée du règlement des frais administratifs fixés selon le barème en vigueur. Au cas où indépendamment de la demande principale, une ou plusieurs demandes seraient formulées, le Secrétariat peut fixer des sommes distinctes pour la demande principale ou pour la ou les demandes reconventionnels. Le montant des frais administratifs n'est pas récupérable et reste acquis au Centre.

-HONORAIRES DES ARBITRES

Les honoraires des arbitres sont fixés selon le barème en annexe lors du dépôt de la demande d'arbitrage ou à la discrétion du Comité de Gestion du Centre lorsque l'intérêt du litige ne peut être évalué avec une précision suffisante. Si le litige présente une certaine particularité le Comité de Gestion de Centre peut fixer, en les motivant spécialement les honoraires à un montant égal ou supérieur à celui fixé par le barème.

Dés la constitution du Tribunal arbitral, le Comité de Gestion du Centre fixe le montant des prévisions pour les honoraires des arbitres. Ces provisions doivent être versées à part égales par les parties. En cas de demandes principales et reconventionnelles, le Centre peut fixer des provisions distinctes pour chaque demande et chaque partie doit verser les provisions correspondant à ces demandes respectives.

FRAIS EXPOSES PAR LE TRIBUNAL ARBITRAL DANS L'INTERET DES PARTIES

Les frais exposés par le tribunal arbitral dans l'intérêt des parties englobent en particulier :

1. les frais des arbitres tel que les frais de déplacement, de Secrétariat et de communication dûment justifiés ;

2. la rémunération des services d'experts et d'interprète ;

3. le cas échéant, la location de la salle et de tout matériel nécessaire au bon déroulement de la procédure d'arbitrage ;

Chaque fois que c'est nécessaire, le Comité de Gestion du Centre fixe une provision à hauteur suffisant pour couvrir ces frais. A moins que le Tribunal arbitral n'en décide autrement, ces frais sont partagés provisoirement à part égales entre les parties jusqu'à la fin de la procédure.

-PAIEMENT DES FRAIS

Tout règlement concernant les frais définis à l'article 44 s'effectue par l'intermédiaire du Secrétariat du Centre.

Lorsqu'en cours de procédure une demande de règlement de frais n'est pas satisfaite par la partie qui doit en subvenir, le Comité de Gestion du Centre peut lui fixer un délai supplémentaire pour s'exécuter. En cas de carence à l'expiration de ce délai, la demande principale ou reconventionnelle à laquelle correspond cette provision sera considéré comme retirée. S'il s'agit d'une partie défenderesse au principal ou à la reconvention, le Comité de Gestion du Centre invite l'autre partie à régler la provision.

La sentence définitive du Tribunal arbitral liquide les frais de l'arbitrage et décide à laquelle des parties le paiement définitif en incombent ou dans quelle proportion ils sont partagés entre elles.

-JONCTIONS DE PROCÉDURES ARBITRALES

Lorsque le Centre est saisi d'un différend dont l'objet est connexe à une procédure pendante devant le Centre, la jonction des procédures, partielle ou totale, pourra être décidée par le Tribunal arbitral avec l'accord de toutes les parties en cause. Étant entendu que pareille jonction pourra nécessiter la reconstitution du Tribunal arbitral, compte tenu du droit pour chaque partie de saisir elle-même un arbitre.

A défaut d'entendre entre toutes les parties, le Comité de Gestion procédera à la nomination du ou des arbitres après concertation avec toutes les parties.

-BARÈME DES FRAIS D'ARBITRAGE

Les frais d'arbitrage comprennent les frais administratifs du Centre et les honoraires.

Troisième partie - L'importance de la pratique arbitrale dans le règlement du contentieux commercial

Chapitre I : La primauté de la volonté des parties, un gage de l'efficacité de l'arbitrage

Section 1 ; Une procédure fondée sur la primauté de la volonté des parties

Pour le juriste aujourd'hui, le recul de l'interventionnisme économique de la puissance publique signifie très souvent la diminution des règles de droit à caractère impératif et, corrélativement, le règne de l'autonomie de la volonté et de la liberté individuelle. En conséquence, on peut retenir que le succès actuel de l'arbitrage en Afrique (tout au moins en législation) tient essentiellement au recul des dispositions impératives dans l'ordre juridique se traduisant par la volonté individuelle au détriment des règles publiques impératives .Ainsi, l'autonomie de la volonté règne t- elle en maitre mot dans le déroulement de la procédure arbitrale qui a le mérite de mettre en avant toutes les conditions souhaitées par les parties en cause.

De plus si l'on sait que le point de départ de l'arbitrage est tout d'abord, le consensus, en effet en partant de la rédaction d'une clause compromissoire qui relève du bon vouloir des parties on peut dire que l'accord mutuel régit même la pratique arbitrale. En effet si l'arbitrage présente aujourd'hui des traits de type particulier avec les autres modes de règlements des conflits(voie judicaire) c'est a cause de l'importance de la libre volonté des parties de décider de toutes les opportunités de leur procédure, celles ci ne sont aucunement contraintes a des choix rigides et qui exigent une procédure trop formaliste. Le consensus est alors la garantie fondamentale de la particularité de l'arbitrage et de son efficacité car si les parties conviennent de tout d'un accord mutuel, la procédure en sera plus rapide et plus souple.

Section 2- La traduction pratique de la primauté de l'autonomie de la volonté des parties dans l'arbitrage

L'exaltation de l'autonomie de la volonté est représentée dans le quasi totalité des branches du droit. Aussi, le législateur de l'OHADA fait de la primauté de la volonté des parties, le fondement de l'arbitrage. Nous allons évoquer deux phénomènes pour illustrer nos propos.

- En premier lieu, nul ne conteste le recul des règles d'ordre public dans la matière des contrats. La théorie générale des obligations intègre ce phénomène comme une des constantes du droit contemporain des contrats.

- En second lieu, on constate un recul des lieux judiciaires à un point tel que ce phénomène désigné du vocable « déjudiciarisation » retient l'attention de nombreux juristes et des sociologues qui font du droit leur champ d'investigation.

C'est dans ce sens qu'il a été jugé qu'un instrument futur devrait traduire le principe presque universellement accepté de l'autonomie de la volonté des parties. Le point de départ devrait être qu'un choix de loi par les parties doit être respecté. Il en serait ainsi dans les procédures judiciaires aussi bien que dans l'arbitrage. Prenant conscience du coût et de la complexité croissants des litiges dans lesquels sont impliquées les firmes, les juristes d'entreprise et les autres professionnels du droit se sont mis à explorer des modes plus simples de règlement des conflits, en ce qui nous concerne principalement, l'arbitrage conçu comme l'institution d'une justice privée grâce à laquelle les litiges sont soustraits aux juridictions étatiques pour être résolus par des personnes privées investies pour la circonstance de la mission de juger. Contrairement au litige, l'arbitrage permet généralement aux parties de déterminer la plupart des aspects du processus pour satisfaire à leurs besoins et à la nature du conflit. De plus, les parties peuvent choisir l'arbitre, ce que ne permet pas le système judiciaire traditionnel. Il faut noter que les parties peuvent exercer un contrôle sur le processus même lorsque l'AU s'applique; en effet, plusieurs dispositions d'ordre procédurales ne sont pas obligatoires mais peuvent être écartées par entente entre les parties. De plus, l' AU ne constitue qu'un cadre à l'arbitrage, et ne contient pas tous les détails que les parties à l'arbitrage voudront clarifier dans une convention

Tous ces mécanismes ont pour but d'éviter autant que possible la résolution de conflits à caractère commercial par un tribunal étatique, en désignant un tiers chargé d'aider à la résolution du litige

En matière d'arbitrage, la pratique veut que la volonté soit mis en avant, c'est seulement a défaut de cette volonté exprimée que le centre applique une règle précise. :C'est notamment le cas concernant :

-La nomination des arbitres

-Les règles applicables au fond

-Le lieu de l'arbitrage

-La langue de l'arbitrage

Dans toutes ces situations le centre ne choisit pour les parties qu' à défaut d'accord ou de précision entre les parties. L e consensus est alors le gage du succès de l'arbitrage, car en fait ce n'est que l'accord des parties âpres discussion qui prévaut dans toute la procédure

Chapitre II- Un arbitrage favorable mais limité en pratique pour les litiges commerciaux

Section 1 Les avantages liés à l'adéquation de l'arbitrage avec les réalités commerciales : Un atout majeur pour sa promotion

Plusieurs motifs plaident aujourd'hui en faveur du développement des modes alternatifs de règlement des litiges proposés par le CAMC : simplicité, rapidité, efficacité , disponibilité des arbitres et médiateurs, confidentialité, souplesse et simplification de la procédure et surtout liberté de choix d'un arbitre en fonction des difficultés à résoudre Le mode de règlement des conflits qui convient le plus à une affaire donnée ne peut être déterminé que par une analyse du différend lui-même et des besoins et intérêts des parties. Quels sont les avantages particuliers de l'arbitrage par rapport au litige commercial .A cette question on répondra d'une manière générale en précisant que l'adaptation des critères de l'arbitrage aux réalités du monde commercial demeure la principale raison pour laquelle il est avantageux et intéressant pour le règlement des litiges commerciaux. De façon plus particulière on dira que l'arbitrage est avantageux pour les litiges commerciaux car c'est une justice :

« Une justice rapide et efficace »

Dans l'arbitrage , les parties ont la faculté de fixer le délai dans lequel la sentence devra être rendue par les arbitres, ce délai ne pouvant excéder six (6) mois, sauf prorogation par le Centre. La sentence est définitive, obligatoire et revêt l'autorité de la chose jugée. L'arbitrage a pour principal avantage notamment de régler rapidement les conflits. Même si la majorité des poursuites judiciaires sont réglées avant le procès, ce règlement n'arrive généralement qu'après une longue et coûteuse préparation y compris l'interrogatoire au préalable. L'arbitrage constitue un moyen de passer outre aux règles de procédure prescrites en matière de litige. De plus, les parties établissent l'échéancier de l'arbitrage, ce qui leur permet d'éviter les délais inhérents à un procès. Concernant son efficacité, on peut dire due sa flexibilité et la neutralité sont des garanties.

« Une justice confidentielle »

Il est soustrait à toute publicité; les relations d'affaires sont préservées pour l'avenir. Certaines affaires, de par leur nature, exigent un résultat confidentiel. Il peut s'agir de conflits sur des renseignements confidentiels ou de questions particulièrement délicates. Dans ces affaires, sous réserve des dispositions de règlement d'arbitrage du CAMC en son article 9 prévoit que « les arbitres s'engagent à ne pas divulguer à des tiers des faits ou autres éléments ayant trait au litige et à la procédure. Les audiences ne sont pas publiques .L es arbitres s'abstiennent de faire ou publier toute sentence sans l'accord des parties et du centre »

« Une justice "sur mesure" et conviviale »

Les parties peuvent choisir leur(s) arbitre(s) en nombre impair en fonction de la nature du différend (juridique et/ou technique). L'arbitrage permet aux parties en litige de nommer la personne qui tranchera le différend. Les parties sont donc libres d'adopter le processus de règlement qui convient le plus à leur situation notamment en choisissant un arbitre qui possède une certaine connaissance de l'objet du différend


Le calendrier de la procédure est établi par le Tribunal arbitral en accord avec les parties.

« Une justice disponible et accessible à tout moment »

Avant le litige ou après la naissance du litige.

« Une justice Nationale/Internationale » 

Les entreprises sénégalaises ou celles étrangères peuvent recourir aux services du Centre.

« Une justice économique »

Les horaires des arbitres et frais administratifs sont proportionnels à la valeur du litige et déterminés selon un barème connu d'avance.

Les coûts sont donc prévisibles :

« Une justice neutre »

Cette neutralité se traduit en pratique par la neutralité de la nationalité de l'arbitre unique ou du président du tribunal arbitral, du lieu de l'arbitrage et de la langue utilisée.

« Une justice flexible  »

Les parties sont libres de nommer le ou les arbitres; elles peuvent choisir les personnes les mieux aptes à résoudre leurs différends selon une procédure adaptée aux circonstances du litige. Ceci surtout lorsque dans le cadre d'un arbitrage institutionnel, les parties ont le droit de déroger partiellement aux dispositions du règlement d'arbitrage auquel elles se sont referees. Les parties peuvent aussi confère aux arbitres les pouvoirs d'amiables compositeurs et renoncer aux voies de recours contre la sentence. De plus, l'arbitre peut être choisi en fonction de son expérience pertinente; l'audition peut être privée et confidentielle sous réserve des dispositions du règlement d'arbitrage. Les règles de procédure peuvent être formelles ou informelles au gré des parties et de leurs avocats, sous réserve de toute disposition législative, en plus Il est souvent plus facile de limiter les coûts des procédures. En fin on peut dire que Les parties exercent plus de contrôle sur le processus et ont donc plus de chance d'obtenir un règlement; Les sentences arbitrales sont exécutoires en vertu de l'acte uniforme relatif à l'arbitrage.

Section 2 -Etude comparative entre l'arbitrage et la justice (faits et chiffres sur l'arbitrage du CAMC  et le procès: un bilan inégalitaire et limité pour l'arbitrage

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur et rien d'autre"   Paul Eluard