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Les facteurs stimulants/bloquants de l'apprentissage du FLE dans les zones isolées

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par Abderrahim Bentalbi
Université Abou Bakr Belkaid -TLEMCEN- - Master didactique du FLE/FOS 2014
  

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Chapitre I

Cadre théorique.

« Il y a apprentissage lorsqu'un organisme placé plusieurs fois dans la même situation
modifie sa conduite de façon systématique et relativement durable » (M REUCHLIN "
Psychologie" PARIS PUF 1983)

Chapitre I Cadre théorique

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Introduction :

Depuis les années quarte vingts, les chercheurs ont su l'importance de travailler sur l'élève dans son milieu scolaire, ce qui a rendu l'école un laboratoire où le sens du mot, en utilisant des enregistreurs, des questionnaires, des entretiens et des caméscopes.

A travers le temps, d'autres, se sont consacrés juste à l'étude et l'observation de la société, comme étant le berceau de toute référence humaine, gardant toujours les mêmes outils d'investigation ; d'autre part, certains affirment la nécessité de critiquer de et de modeler les actions et les politiques scolaires du système éducatif, pour créer une adaptation adéquate.

Jusqu'à nos jours, les failles de notre système éducatif Algérien semblent être nombreuses, l'absence par exemple des pédopsychiatres et des orthophonistes dans les écoles, des manuels scolaires qui ne sont pas bien conçus, des professeurs qui ne sont pas bien formés, nous remarquons que certaines zones sont presque négligées, et, les statistiques et les chiffres nous alertent fortement.

Concernant notre travail, qui se basera sur les facteurs qui stimulent et qui bloquent les processus enseignement/apprentissage de la langue française dans les zones isolées, nous allons travailler sur des élèves d'une école primaire de cinq classes, qui se situe à la frontière des deux Wilayas : Tlemcen et Sidi Bel Abbes ; notre but, sera de bien comprendre surtout les difficultés affrontées, et proposer les solutions possibles afin d'obtenir une scolarité normale dans les normes.

Ce chapitre est consacré à l'apprentissage et à quelques théories, qui l'ont rendu plus facile, l'ensemble de ce chapitre est théorique, universel et applicable dans tous les pays du monde, car, pour un bon professeur, on doit avoir un peu de tout pour atteindre l'éclectisme didactique moderne.

I. Définition de l'apprentissage :

C'est l'ensemble des processus de mémorisation mis en oeuvre par l'être humain pour élaborer ou faire une modification sur ses comportementaux sous l'influence de l'environnement et ses expériences.

Chapitre I Cadre théorique

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Landsheere définit l'apprentissage comme un: « processus d'effet plus ou moins durable par lequel des comportements nouveaux sont acquis ou des comportements déjà présents sont modifiés en interaction avec le milieu ou l'environnement »1.

A cet effet nous dirons qu'apprendre c'est changer et modifier des comportements soit déjà présents soit qui vont venir pour mieux adapter l'individu au monde et à son entourage, qui visera tout simplement d'inculquer les habitudes les plus favorables qui vont durer selon nos attentes pour que l'homme ait de meilleurs comportements :

« L'apprentissage désigne la période pendant laquelle quelqu'un apprend un savoir faire nouveau pour lui et le processus par lequel ce savoir nouveau s'acquiert. Le terme est resté longtemps associé à un champ relativement restreint de signification: l'apprentissage d'un métier, notamment manuel ou technique, et l'occurrence la plus fréquente, une autre occurrence fréquente concerne l'expérience, d'une façon générale: l'apprentissage de la vie »2.

I.1. Les diverses formes de l'apprentissage :

Ce processus appelé apprentissage, contient deux formes principales : on imite un porteur de savoir, qui est très efficace pour les débutants ou L'individu mémorise et répète, comme nous allons expliquer ci-dessous :

Pour la première forme, on apprend par imitation et par répétition. Si le dressage reste une solution abrutissante qui constitue un automatisme répondant à des stimuli, il est préconisé de recourir à la forme imitative définie comme :

« L'action de reproduire ce que fait autrui et d'autrepart. Elle peut désigner la tentative de reproduire ce que fait autrui et même la possibilité de l'apprendre alors qu'on ne savait pas le faire au départ »3.

C'est pour cela on présente à l'enfant un modèle sur lequel il se base pour le reproduire et ce modèle peut être un exercice type qu'il reproduira par imitation ce qui lui permet de modifier, d'enrichir ou de consolider ce qu'il sait déjà faire et non

1Viviane de Landsheere, « L'éducation et la formation » Edition PUF France1992, page 125.

2Louis Arémilla, Bernard Grossort, Marie Claire Rolland, Marie Pierre Roussel - Dictionnaire de pédagogie-Edition Bordas / Her Paris janvier 2001 p : 11.

3Olivier Robert : « éducation et formation, Qu'est ce qu'apprendre ? » presse universitaire de France, Paris, PUF 8ème Edition : Octobre 1999, Page 50.

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d'apprendre à le faire.

La deuxième forme appelle à la répétition, c'est : la reproduction d'un savoir-faire qui ne se révèle efficace qu'en démontrant les performances à marquer un progrès par rapport à la précédente forme de l'apprentissage.

L'enseignant étant l'acteur essentiel et l'axe autour duquel passe en grande partie la réussite ou bien l'échec des élèves, l'enseignantdevraêtre capable de créer les conditions les plus bonnes en visant meilleure saisie du savoir.

Il doit créer un certain nombre d'attitudes, favorables, envers ses élèves pour que ses derniers ressentent son existence.

Il est évident que l'enseignant et les apprenants sont en interaction, l'enseignant invite ses élèves à accomplir avec lui et grâce à lui un effort semblable.

Plusieurs études confirment que les enseignants communiquent à leurs élèves leur conviction, qui pourrait leur permettre d'apprendre et de faire des progrès, même pour les apprenants qui éprouvent des difficultés et une estime de soi chancelante, il doit donner espoir à ce type d'élève. Selon Denis Louanchi :

« Pour que l'élève comprenne la leçon et que d'une manière générale, il réussisse dans la pleine mesure de ses moyens. Il ne suffit pas que le professeur explique bien ni que l'élève ait la volonté d'apprendre.

Il faut encore qu'il y ait adhésion au processus d'apprentissage......L'élève ne se donne qu'à celui qui s'est d'abord donné à lui. Le bon professeur c'est celui qui donne l'espérance »4.

Alors, seule la transmission du savoir n'est pas suffisante, l'apprenant doit recevoir l'encouragement et la tendresse et parfois même l'humour pour cultiver son optimisme. Passons, aux théories, qui ont facilité le travaille de l'enseignant, depuis plus de cinquante année, prenons que la première que nous ferons recours c'est bien la théorie comportementaliste ou behavioriste qui était apparu au milieu des années cinquante.

I.2. Théories d'apprentissage :

Nous allons dire que la psychologie est une discipline source de l'enseignement, que nous allons aborder dans les passages qui viennent un nombre de ses théories qui nourrissent l'action du professeur dans la classe.

4Denis Louanchi chargée de cours à L'LLI université d'Alger « Eléments de pédagogie », collection le cours de psychologie et sciences de l'éducation page 242.pub1994.

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I.2.1. Behaviorisme :

I.2.1.1. Définition :

Le behaviorisme est la première grande théorie de l'apprentissage qui a fortement marqué les domaines de l'éducation, de l'enseignement et de la formation. Ce courant théorique qui a largement dominé les recherches en psychologie durant la première moitié du XXe siècle, exerce encore aujourd'hui une influence très forte, notamment dans les pays anglo-saxons.

Avec le behaviorisme - terme créé en 1913 par l'américain Watson à partir du mot « behavior »signifiant comportement - la psychologie est devenue la science du comportement. Le comportement icin'est pas une attitude ou une manière d'être de l'élève, c'est le sens usuel du mot quand on dit qu'il doit améliorer son comportement, c'est pour cela que Chomsky à refusé cette théorie en affirmant qu'il y a une perte de sens : veut dire qu'on néglige le sens et on garde la forme, il s'agit de la manifestation observable de la maîtrise d'une connaissance, celle qui permettra de s'assurer que l'objectif visé est atteint.

Le behaviorisme n'a pas une très bonne presse chez nous car il est souvent réduit au conditionnement, avec le fameux schéma [S ? R], stimulus?réponse issu des travaux de Pavlov. Mais le behaviorisme n'en est pas resté à ce mécanisme d'apprentissage primaire. De là sont issus, notamment, le conditionnement répondant, l'enseignement programmé, une bonne part de la pédagogie par objectifs (PPO) et de l'enseignement assisté par ordinateur (EAO) ainsi que le développement actuel des référentiels de compétences et de la pédagogie de maîtrise.

La force du behaviorisme a été de proposer une théorie complète de l'apprentissage : - en le définissant : apprendre c'est devenir capable de donner la réponse adéquate.

-en précisant les mécanismes psychologiques à l'oeuvre : répétition de l'association stimulus réponse.

- en proposant une méthode d'enseignement-apprentissage : opérationnaliser des objectifs d'apprentissage, conditionner, apprendre par essais-erreurs, provoquer des renforcements positifs en cas de bonnes réponses, et des renforcements négatifs pour rectifier les erreurs.

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