WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Guide touristique aux pays des CHO, à  l'usage des managers


par Emilie GAUTIER
EM Lyon - Master Management des unités opérationnelles 2018
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

CONCLUSION

Durant ce voyage, j'avais pour missions de définir les impacts du poste CHO sur les managers, de définir les clés de leur bonheur et l'impact économique pour l'entreprise.

Il me semble donc pertinent, à présent, de dire que le bonheur permet d'augmenter le capital économique d'une entreprise en misant sur son capital humain.

Au cours de notre périple, j'ai démontré que l'adage professionnel « faire plus avec moins » n'est pas un argument recevable.

Le bonheur est accessible dans notre vie privée mais aussi professionnelle.

Le poste CHO émerge doucement en France. Certaines entreprises n'ont pas eu peur de miser sur le bien-être de leurs employés. Ce sont des start-up ou des sociétés spécialisées dans le numérique. Elles ont su prendre le virage au bon moment, même si le brouillard cachait l'horizon. Elles y ont cru et ont eu raison d'investir.

La stratégie du bonheur en entreprise repose donc sur le CHO mais aussi surtout sur la culture de l'entreprise et sa transmission par les managers. Il est possible néanmoins d'être heureux au travail sans CHO. Si l'entreprise mise sur une communication bienveillante, une méthode managériale prônant la liberté, la reconnaissance et l'humain, si le Directeur RH évolue en développeur du patrimoine humain et si le leader de l'organisation fait preuve d'humilité ; le bien-être, la sécurité, la santé, la qualité de vie et la félicité des salariés seront alors respectés, développés et maintenus.

« Ils n'en parlent pas mais pour certaines entreprises, le bonheur au travail est une évidence. Ils n'ont pas forcément besoin de CHO car le PDG a inculqué la bienveillance dans son entreprise comme pré-requis. Ne vous méprenez pas, il ne s'agit pas forcément de start-ups (ce que je croyais au départ !). Il s'agit souvent de sociétés de services qui savent que leur valeur repose uniquement sur le capital humain. Il est possible de faire régner une bonne ambiance, même dans une société de plus de 30 000 salariés. Il est des groupes dont les ressources humaines arrivent à ne pas oublier le mot "humain" au profit du mot "ressource"... » Catherine Testa, founder de l'optimiste, article « L'envers du décor : CHO et bonheur au travail », mars2017

Tous les responsables, tous services confondus, managers, DRH,IRP (instance représentative du personnel), CE (comité d'entreprise), CHSCT (comité hygiène sécurité et conditions de travail), RP, Elus syndicaux, contribuent au bonheur des employés en appliquantquelques missions du CHO. Il était donc essentiel de créer ce guide touristique à l'usage des managers.

« Aujourd'hui, plus personne n'ignore que l'on rejoint une organisation pour sa réputation ou le contenu du job, mais qu'on la quitte à cause de son management. Il est grand temps que les entités en mal de talents internes se ressaisissent. » Laurence Vanhée

Le CHO et/ou le modèle de l'entreprise libérée veillent au maintien de cette problématique préoccupante chez les employés.

Il ne reste qu'aux entreprises françaises de se réveiller et se (re)centrer sur ce sujet actuel qu'est le bonheur au travail. Le CHO a donc un bel avenir devant lui.

Certains politiques, tel que Mr Hamon, ont pris conscience de la souffrance professionnelle des français. Il avait mis au coeur de ses réformes politiques, l'ajout du burnout dans les maladies professionnelles. Depuis 2015, il existe le compte prévention pénibilité. Aujourd'hui, dix facteurs de pénibilité existent. Ils sont liés, essentiellement, à l'environnement et aux conditions physiques. Pourtant, le facteur le plus important dans la crise de vie actuelle est l`émotionnel.

Alors demain, verra-ton plus loin afin de ne pas guérir, mais prévenir ?

A quand cette préoccupation sera un sujet au coeur de nos débats politiques et éducatifs français ? La France est-elle prête à prendre en compte le bonheur ? Est-elle prête à réformer son système éducatif et professionnel afin de prendre en compte l'intelligence émotionnelle ?

Beaucoup de questions restent en suspens concernant l'avenir du bonheur au travail et son intégration dès le début de notre vie. Mais tout cela est un autre sujet.

Aujourd'hui, on sait que c'est possible, alors rien de sert de courir...

49-Catherine Coppet, fev 2017, « Chief Happiness Officer : le bonheur au travail, c'est son métier »

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net