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Les employés de maison dans le droit social.


par IBRA NDOYE
Ecole Nationale d'Administration Sénégal Dakar - Brevet de l'ENA 2009
  

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C. L'indemnité de licenciement

Selon les termes de l'article 5 de l'arrêté 974, l'employé licencié après une année de service a droit à une indemnité pour chaque année de service :

- Pour les 5 premières années, 20 % du salaire mensuel du dernier mois.

- Pour la période entre la 5eme et la 10eme année incluse, 25 % du salaire mensuel du dernier mois.

Exemple

Fatou a été engagée le 15 juin 1989. Le 1er août 2000, alors qu'elle gagnait 300 FCFA l'heure, soit 48 000 FCFA/mois ; elle a été licenciée (après plus de 10 ans de service). Son indemnité de licenciement sera calculée de la façon suivante :

- 20

- 25

% x 48 % x 48

000= 9 600 x 5 (années) 000= 12 000 x 5 (années)

?

?

48

60

000 ; et 000 ; et

- Pour la période au-delà de la 10eme, 30 % du salaire mensuel du dernier mois.

- 30 % x 48 000= 14 400 x 45/365 (année) ? 1 800.

Total indemnité = 109 000 F CFA

Les employés de maison dans le droit social présenté par Ibra Ndoye

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D. Dommages et intérêts pour rupture abusive

Toute rupture abusive du contrat peut donner lieu à des dommages et intérêts qui ne se confondent ni avec l'indemnité de préavis, ni avec l'indemnité de licenciement. Plus particulièrement, les licenciements sans motifs légitimes, les licenciements motivés par les opinions du travailleur, son activité syndicale, son appartenance ou sa non appartenance à un syndicat déterminée, sont jugés abusifs. C'est la juridiction compétente qui constatera l'abus par une enquête sur les causes et circonstances de la rupture du contrat, notamment la véracité du motif évoqué par l'employeur. La jurisprudence permet de sérier les motifs de rupture selon qu'ils sont légitimes ou non.

1. LES MOTIFS LEGITIMES

- Le vol avéré de même que la tentative de vol constitue une faute de nature à entrainer la perte de confiance et la rupture du contrat de travail.

- Le refus d'obtempérer à une demande légitime de l'employeur.

- Le salarié profère des menaces et insultes à l'égard de son employeur plusieurs fois et a fait l'objet de plusieurs avertissements.

- L'absence injustifiée, car l'article 16 de l'arrêté 974 précise que l'employé ne peut s'absenter sans autorisation ni justification, surtout au cours de la même mensualité, ce qui est considérée comme un abandon du travail.

- Le fait pour un gardien de nuit de dormir allégrement et profondément sur les lieux de travail malgré les avertissements répétés de l'employeur constitue une faute lourde justifiant la rupture du contrat de travail.

- L'incompatibilité d'humeur

- Certaines situations personnelles de l'employeur (perte d'emploi, baisse significative de revenus, décès du conjoint...).

- Le déménagement ne constitue un motif de licenciement que si l'employé refuse de suivre l'employeur, mais il doit d'abord lui en faire la proposition.

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- Le licenciement pour accident ou maladie n'est admis que si celui-ci entraine une inaptitude au travail, constatée médicalement.

Attention ! Le fait qu'un licenciement soit légitime ne libère pas nécessairement l'employeur de l'obligation de donner le préavis et l'indemnité de licenciement à moins que le travailleur ait commis une faute lourde.

2. LES LICENCIEMENTS ABUSIFS

- Licenciement fondé sur le motif d'essai alors que la lettre d'embauche prévoyait un contrat de travail sans période d'essai.

- Dans certains cas, la demande de modification du contrat de travail par l'employeur sans motif légitime peut équivaloir à un licenciement abusif.

- Licenciement d'un travailleur victime d'un accident ou durant la période de suspension de son contrat, en prétextant d'autres motifs inexacts.

- Licenciement de la femme enceinte durant la suspension de son contrat selon les dispositions de l'article L. 143 dernier alinéa.

3. AUTRES OBLIGATIONS EN CAS DE RUPTURE DU CONTRAT

a. Remise du certificat de travail

A l'expiration du contrat, l'employeur doit remettre au travailleur, au moment du départ, un certificat indiquant exclusivement la date de son entrée, celle de la sortie, la nature et les dates des emplois successivement occupés ainsi que la catégorie de la convention collective (si elle existe) dont le travailleur relève.

b. Paiement du salaire dû

En cas de rupture du contrat de travail, le salaire, les primes et les indemnités de toute nature dus au travailleur au moment de la rupture doivent être payés dès la cessation de service.

A travers le formalisme qui accompagne la procédure de rupture du contrat de travail, le législateur vise bien entendu à protéger le travailleur contre quelque abus que ce soit de la part de l'employeur. Cependant, une autre protection existe, cette fois-ci contre les aléas de la vie, accident du travail, la maternité, la maladie, par la fourniture de revenus supplémentaires. C'est là l'économie du régime de Sécurité Sociale.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault