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Les flux de transports dans l'ouest lyonnais avant la construction de l'A89

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par sébastien PAILLER
Université Jean Monnet (Saint-Etienne) - Master 1 2007
  

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CONCLUSION

GENERALE

Les transports dans l'aire métropolitaine lyonnaise constituent un enjeu majeur pour son bon fonctionnement. Ils sont nécessaires à ses échanges mais peuvent aussi la paralyser. Les mobilités, pour diverses raisons, augmentent constamment depuis plus de 15 ans. Il convient alors d'envisager des aménagements qui permettent de faire circuler de nombreux flux dans de bonnes conditions.

Les flux de transports nous ont permis d'identifier l'organisation spatiale de l'ouest lyonnais. La proche banlieue lyonnaise est essentiellement résidentielle. Sa population effectue quotidiennement une majorité de déplacements pour se rendre sur leur lieu de travail. La quantité des flux domicile-travail entre Lyon et sa banlieue ouest permet d'identifier les limites de son influence. Actuellement, l'influence de Lyon n'a pas encore franchi la limite administrative entre la Loire et le Rhône dans les Monts du Tararois. Tarare reste un pôle intermédiaire entre Lyon et Roanne. En revanche, elle l'a atteinte au Sud-Ouest et de nombreux résidents de la Vallée du Gier, voire de Saint-Etienne, travaillent dans l'agglomération lyonnaise. Plus l'influence de Lyon s'étend, plus les mobilités augmentent pour s'y rendre. L'A89 offre des possibilités d'extension de l'aire d'influence lyonnaise vers l'Ouest en contractant « l'espace-temps ». Cet éloignement du centre engendre des déplacements, qui nécessitent des infrastructures, qui permettront à leur tour de s'écarter du centre etc... La société crée des modes de transports qui lui correspondent, qui répondent à ses besoins. C'est donc la société qui crée les transports. Mais les nouvelles offres de transports recomposent les territoires qu'elles traversent, elles en modifient leur fonctionnement, leur organisation. Dans ce cas, ce sont les infrastructures et les flux de transports qui créent les organisations spatiales, la société. Ainsi, la société se crée elle-même et les transports sont un outil qui permet les changements, les modifications, les mutations de l'organisation spatiale.

L'automobile est le mode de transport le plus courant. Pourtant, les chiffres montrent qu'il est moins avantageux que le train, surtout financièrement. Mais ce dernier souffre d'un manque d'infrastructures rapides, efficaces, et d'une offre encore insuffisante. Les projets d'aménagement du réseau ferroviaire, la mise en place d'une nouvelle tarification, le cadencement des trains... sont censés favoriser le développement du transport ferroviaire, un mode de transport qui par ailleurs est moins contraignant pour l'environnement. Le transport ferroviaire est un mode alternatif au transport routier à condition d'être optimisé. Toutefois, il est nécessaire de parvenir à faire évoluer les mentalités. Trop de trajets sont effectués en véhicule personnel alors qu'ils pourraient l'être en transport collectif. Il s'agit essentiellement des navettes domicile-travail qui représentent la part la plus importante des motifs de

déplacements dans l'ouest lyonnais. L'accroissement de la distance entre le lieu de résidence et le lieu de travail devrait à terme ne plus pouvoir être supporté financièrement par les ménages s'ils continuent d'utiliser autant leur automobile. La hausse du coût des carburants et l'augmentation des distances parcourues risquent de donner aux transports une part encore plus importante dans le budget des ménages. Les transports ferroviaires, grâce à leurs avantages financiers, s'ils sont aménagés pour satisfaire une demande grandissante, pourraient réduire sensiblement l'utilisation de l'automobile.

Le roannais voit en la mise en service de l'A89 entre Balbigny et La-Tour-deSalvangy une solution à son ouverture et à sa relance économique. Il ne faut pas oublier que l'autoroute permet à un territoire d'exprimer au mieux ses capacités et ses potentialités. Le moteur des échanges est le besoin d'échanger et non pas la possibilité d'échanger. La mise en service de l'A89 doit être accompagnée par les acteurs locaux pour permettre un développement économique. Ce n'est pas l'autoroute qui créera les richesses mais les stratégies des acteurs en lien avec l'autoroute. Les négociations pour obtenir la mise en 2*2 voies de la RN82 de Roanne à Balbigny afin de se relier à l'A89 ont demandé beaucoup d'efforts. Il est nécessaire de ne pas considérer l'ouverture économique de Roanne comme acquise par la simple amélioration de son accessibilité. Les efforts sont à poursuivre, cette fois-ci pour relancer les activités économiques et refaire de Roanne une ville attractive.

Il est difficile de prévoir comment s'organisera l'ouest lyonnais avec l'A89, même si on peut en estimer les grandes tendances. Cette étude a permis de dresser un portrait de l'ouest lyonnais et des forces qui l'animent. Elle sera utile à l'étude des effets de l'A89 lorsqu'elle sera en service. Elle pourra alors permettre à des chercheurs et des étudiants, de connaître l'organisation spatiale de l'ouest lyonnais antérieure à la mise en service de l'A89.

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