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Du NOMIC au Sommet Mondial de la Société de l'Information : Le rôle de l'UNESCO dans la réduction de la fracture numérique


par Destiny TCHEHOUALI
Université Stendhal (Grenoble) / Institut de la Communication et des Médias - Master 2 Recherche - Sciences de l'Information et de la Communication 2007
  

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II- Bilan sommaire et critique du SMSI : de Genève à Tunis

Le terme « société de l'information » a été formalisé la première fois en 1998 lors de l'Assemblée plénipotentiaire de l'UIT. C'est aussi dans la même année que l'ONU approuve le projet d'organiser un Sommet mondial sur la société de l'information dont l'objectif serait de : « Faciliter effectivement le développement de la société de l'information et contribuer à réduire la fracture numérique ». Mais avant la tenue effective du Sommet, il y a d'abord eu en 2000, l'organisation du Forum économique mondial de Davos qui a lancé la Global Digital Divide Initiative, regroupant des gouvernements, des ONG et surtout de grandes entreprises comme AOL Time Warner et Microsoft, dans le but de «transformer le fossé numérique en une opportunité pour la croissance ». Le G8 est ensuite entré en scène avec la publication de la Charte d'Okinawa sur la société globale de l'information et la mise sur pied de la Digital Opportunity Task Force (Dot Force). En décembre 2001, la Commission européenne a, de son côté, adopté un projet destiné, selon les mots du commissaire au développement Poul Nielson, à «mettre les TIC au service des pauvres de la planète ».Ces stratégies axées sur le développement s'accompagnent le plus souvent de mesures de privatisation et de libéralisation qui sont présentées par leurs promoteurs comme une condition essentielle de la baisse des coûts de connexion et qui sont dénoncées par d'autres comme une aggravation de la dépendance et des inégalités. Le sommet réussira-t-il à unifier ces points de vue divergents par rapport aux enjeux «techno-marchands» du couplage de l'informatique avec les télécommunications pour le tant prôné « accès universel à une multitude d'informations en temps voulu » ? Pour Koffi Anan, « cette réunion planétaire est un moyen unique pour développer une vision commune quant aux moyens de surmonter le fossé numérique.» 36 Même son de cloche chez Yoshio Utsumi, Directeur de l'UIT : « le Sommet doit aboutir à une vision commune entre les chefs d'Etats, le secteur privé et la communauté des organisations non-gouvernementales quant à la façon d'aboutir à un développement durable grâce aux technologies de l'information et de la communication». La préparation du Sommet a regroupé trois conférences préparatoires intergouvernementales (Prepcoms), ainsi que quatre conférences régionales (Afrique; Europe, Etats-Unis et Canada; Asie et Amérique latine). A ces réunions officielles, il faut ajouter une longue liste de manifestations et de rencontres organisées notamment par l'UNESCO qui a toujours joué un rôle déterminant ces dernières années pour promouvoir la liberté d'expression et la libre circulation de l'information.

36 Brochure d'information du SMSI, éditée par le Secrétariat exécutif du Sommet, Genève, juin 2002.

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