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L'économie verte

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par Bassop Pierre, Ge Mingyue et NDAO Mathar
ENSAE - Ingénieur 2008
  

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3.1.2 Les dysfonctionnements de 1'Etat

Ces défaillances des marchés conduisent naturellement à examiner l'intervention de l'Etat, puisque ce dernier a notamment pour fonction, par la législation ou la fiscalité, d'inciter les agents économiques à adopter des comportements plus conformes à l'intérêt collectif que ceux qu'ils adopteraient sans cette action. Mais si, de fait les gouvernements interviennent de plus en plus dans la gestion des ressources naturelles ou pour tenter de résoudre de multiples problèmes de l'environnement, comme les conséquences de la pollution de l'air ou du bruit sur la santé, la maîtrise des déchets, la qualité des eauxÈ, ils ne réussissent guère mieux que le marché. Trois types de raisons permettent d'expliquer cette situation.

Premièrement, les défaillances peuvent découler de l'absence d'une politique adéquate et il doit être possible d'y remédier. C'est ainsi que la décimation de certains éléphants des pays africains est très liées aux faibles dépenses engagées dans la protection de leurs parcs nationaux. Durant la décennie quatre vingt, la Tanzanie, la Zambie, le Soudan et le Za~re(RDC) ont perdu à eux seuls 750 000 éléphants (soit autant que tous les autres pays africains) alors que leurs dépenses de surveillance dans leurs parcs étaient respectivement de 20 dollars et 2

dollars par kilomètre carré. Pour la même période, le Zimbabwe dépensait 277 dollars/km~s et voyait son nombre d'éléphants augmenter de 1%. Un certain nombre de décisions sont également influencées par des groupes d'intérêt pratiquants le lobbying, comme la subvention de l'utilisation de pesticides pour augmenter la production agricole, ou, comme en Amérique latine, le soutien de l'expression de la production bovine par des prêts à faire intérêt. Dans ces exemples, l'Etat ne prend pas en compte les externalités sur l'environnement enregistrées par ces propres décisions.

Deuxièmement, il y a les problèmes, les plus difficiles à résoudre, qui sont liés à la nature de biens environnementaux globaux. Aucun Etat ne peut résoudre seul de tels problèmes et les mêmes conséquences que celles provoquées par les défaillances des marchés pour le même type de situation s'ensuivront. Les négociations internationales à propos de l'effet de serre sont ainsi un autre exemple de la tragédie d'un bien commun et plus d'un gouvernement est tenté de s'y comporter en passager clandestin, comme les USA refusant l'accord de Kyoto. Plus généralement, pour tous les problèmes globaux qui concernent l'ensemble de la planète, l'inexistence d'institutions internationales aux prérogatives reconnues par tous conduit à des décisions inefficaces.

Troisièmement, enfin, la solution de nombreux problèmes, de l'érosion des sols à la déforestation en passant par les pollutions diverses ou la gestion des ressources halieutiques, nécessite d'énormes quantités d'informations disponibles seulement de façon éparpillée, ce qui rend l'action d'une administration centrale très difficile. Et même quand ces informations sont disponibles, elles peuvent faire l'objet d'interprétations différentes dans le cadre de théories scientifiques concurrentes, ce qui peut parfois obliger à agir avant de connaître, au risque d'une mauvaise décision. Pour une illustration graphique, prenons l'exemple d'un parc d'attractions qui attire des touristes dont profitent les commerçants d'une commune. Sans intervention des pouvoirs publics, le parc d'attraction ne tient compte que de son coût marginal privé. En réalité, son activité crée un avantage social qu'il faudrait prendre en compte. Ici, le coût social est plus faible que le coût privé. Donc, sans intervention des pouvoirs publics, la production est trop faible par rapport à l'optimum. Cette fois-ci, la force publique doit subventionner l'entreprise de façon à augmenter ses recettes pour égaliser la recette marginale privée et l'avantage marginal social comme l'illustre la représentation graphique ci-dessous. Les effets externes négatifs conduisent donc à une production trop forte par rapport à l'optimum, et les effets externes positifs, à une production trop faible. Pour se rapprocher d'une situation optimale, l'Etat doit donc internaliser les effets externes. Pour cela, il peut utiliser les taxes et subventions pigouviennes, mais il a aussi à sa disposition d'autres outils.

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