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Pratiques du partenariat public/organisation sans but lucratif dans l'offre d'un service public: Proposition d'un modèle pour la réhabilitation de l'hopital de Doruma en République Démocratique du Congo

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par Francisca Lisa ILUNGA KEBELA
Université Senghor - Master en Développement option Management public et gouvernance 2007
  

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3.6 PRATIQUE D'UN PARTENARIAT ENTRE L'AGENCE DE SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX ET UN ORGANISME PRIVÉ : CAS DE GROUPES DE MÉDECINS DE FAMILLE (GMF)

Suite à l'une des principales recommandations du rapport de la commission d'études sur les listes d'attente au niveau des services de santé et dans la logique d'offres des services de qualité à moindre coût, le Ministère de Santé et des Services Sociaux (MSSS) a créé avec un groupe de médecins le système de Groupe de Médecine de Famille (GMF), afin de permettre à chaque citoyen québécois d'avoir accès à un médecin de famille en vue d'améliorer la qualité des soins médicaux généraux, en plus de valoriser le rôle de médecin de famille.

Par définition, un groupe de médecines de famille (GMF) est un regroupement de médecins qui travaillent en étroite collaboration avec des infirmières dans un environnement favorisant la pratique de la médecine de famille auprès de personnes inscrites.

 

Le médecin de famille appartenant à un GMF est aussi en relation avec d'autres professionnels du réseau de la santé et des services sociaux. Le médecin reçoit la personne inscrite à son bureau, sur rendez-vous ou sans rendez-vous si nécessaire. En cas d'absence du médecin de famille habituel, le travail en groupe permet à un autre médecin membre d'assurer le suivi de la personne inscrite et de son dossier médical (plus grande disponibilité des médecins de famille). Les infirmières travaillant dans des GMF viennent des établissements publics.

 

Les grands objectifs des GMF sont de favoriser l'accès à un médecin de famille pour tous, d'améliorer la qualité des soins médicaux généraux et la prise en charge des patients (meilleur suivi médical), et de valoriser le rôle du médecin de famille.

 

Les groupes de médecine de famille jouent donc un rôle essentiel dans l'organisation des services médicaux. Le ministère de la Santé et des Services sociaux prévoit que, d'ici quelques années, l'ensemble de la population québécoise pourra s'inscrire auprès d'un médecin membre d'un groupe de médecine de famille. Les groupes de médecine de famille s'intègrent aux cliniques privées, aux CSSS et aux unités d'enseignement de médecine familiale des hôpitaux et des CSSS pour offrir à la population québécoise les services médicaux généraux.

3.7 LEÇONS APPRISES

Traditionnellement, la dispensation des services sociaux, communautaires et de santé est organisée de façon très fragmentée et il appartient à la population de faire elle-même les démarches nécessaires pour demander à y avoir accès. Cet accès peut être fortement limité par l'encombrement des services ou des listes d'attente, des priorités organisationnelles, des critères restrictifs d'admissibilité, la disponibilité restreinte ou même l'absence complète de certaines ressources. Pour remédier à cette situation, le MSSS du Québec a mis en place une méthode d'élaboration de plan sur une base territoriale, ou en fonction des problématiques (santé mentale, jeunesse, etc.). Les mécanismes souples de concertation entre l'ASSS et les autres organismes ont permis des échanges entraînant parfois des initiatives. Mais ces efforts concertés se sont toujours situés à la périphérie des fonctionnements organisationnels et au niveau des offres des services.

Au niveau de l'offre de services :

- Le bon fonctionnement d'une organisation tient à la fois à l'atteinte de buts pour cela des nouvelles formes de travail en commun s'imposent pour mettre en valeur l'expertise complémentaire des intervenants et de différents partenaires. Elles prennent le plus souvent la forme d'un réseau intégré de services ou d'un continuum de services spécifiques à une clientèle. Cela peut engendrer des effets bénéfiques au niveau de l'offre de services à la clientèle. Par exemple une meilleure accessibilité et une meilleure continuité des services, grâce à une complémentarité accrue des interventions qui devrait se traduire par la réduction du nombre de personnes dépourvues de services en raison de critères d'accès et la diminution du double emploi des services.

- La responsabilité partagée : la prise en charge de chaque ASSS pour l'amélioration de la santé et du bien être de la population locale en actualisant le plan régional en fonction des différents problèmes rencontrés dans la région

- La répartition des ressources se fait en fonction des services rendus et à rendre des organismes communautaires. Le projet dont on doit allouer les ressources doit être pertinent, clair, détaillé et surtout doit contribuer à l'amélioration du bien être de la population

- La mobilisation de tous les acteurs sociaux, pour le développement local

- Le CA est un organisme qui veille à la bonne marche de l'agence. Pour ce faire elle est la structure la mieux placée pour prendre des décisions, orienter les actions dans l'intérêt de la population qui est le bénéficiaire des services.

Au niveau du partenariat entre l'ASSS et les organisations communautaires.

Concernant le partenariat entre l'ASSS et les organisations communautaires, deux points résument la bonne marche de cette relation.

- les partenaires sont appelés à ressentir le besoin de l'apport des autres organismes, avoir le désir de faire autrement et doivent tous porter un intérêt au projet, pour que se développe une vision commune des problèmes qui débouche sur un projet commun. En fait, l'action intersectorielle réunit des ressources de divers secteurs d'activités, possédant des mandats complémentaires et des fonctionnements parfois différents, afin de mettre en place un plan d'action global pour résoudre un problème complexe.

- le bon fonctionnement du partenariat repose sur des conditions de maintien essentiellement reliées aux attitudes personnelles des représentants impliqués. Ainsi, leur volonté d'engagement, leur ouverture d'esprit, le respect et l'écoute des autres partenaires s'avèrent aussi importants pour les répondants que la connaissance du territoire et la stabilité des membres. Les relations interpersonnelles qui se développent constituent le ciment unificateur qui assure la solidité des pratiques partenariales.

Au niveau de la performance organisationnelle.

- la qualité de vie au travail pousse à innover (bon bureau, bien aéré, tout les outils son disponibles)

- l'équité : tout le monde est considéré de la même façon, il n'y a pas de privilège

- l'efficacité : on fait pour atteindre les objectifs fixés en vue d'améliorer la santé et le bien-être de la population (projet clinique, les GMF, etc.)

- le partage de valeurs et de prise de décision participative (de la direction générale au CSSS)

- l'action collective : le travail se fait en réseau avec les autres partenaires extérieurs tels que les autres ministères, les coopératives sociales et les organismes communautaires.

- le travail axé sur le changement (voir la loi 83 de la santé et des services sociaux) et la qualité des services (résoudre le problème de la liste d'attente)

- le travail tient à l'évaluation de résultats (rapports d'activités de tous les organismes communautaires à la fin de chaque année)

L'Agence alloue et gère les ressources financières aux établissements et aux organisations communautaires qui dispensent des services de santé et des services sociaux à la population. Les stratégies définies dans les différents programmes, ont orienté nos activités vers l'atteinte des objectifs fixés pour ce travail. Il décrit les différentes actions de l'Agence par rapport aux réalités particulières de la région du Saguenay - Lac Saint-Jean et décrit la contribution des organismes communautaires dans la région.

Le partenariat élargit la responsabilité, voire l'imputabilité, à un plus grand nombre de partenaires. La responsabilité n'incombe plus à l'État ou au marché, mais à tous les acteurs concernés par la question. Au même titre que nous sommes de plus en plus responsables de notre devenir personnel, les acteurs organisés, entre autres ceux qui représentent le mieux les communautés, deviennent les principaux responsables de la résolution des problèmes sociaux et économiques présents au sein de leur propre communauté.

Des nouveaux systèmes d'intervention dans les secteurs de la santé et de services sociaux, la contribution de la communauté locale et régionale dans l'amélioration de la santé et du bien-être, de nouvelles connaissances sur le modèle du partenariat entre l'Agence et les organismes communautaires qui est plus collaboratif, des nouvelles connaissances acquises dans d'autres domaines de la santé sont autant d'éléments qui vont alimenter le dernier chapitre de ce mémoire et qui va contribuer à l'adaptation du projet par rapport à la réalité de la RDC.

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"Tu supportes des injustices; Consoles-toi, le vrai malheur est d'en faire"   Démocrite