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Analyse des déterminants d'une gestion participative et durable des ressources forestières du Parc National Kaboré Tambi par les villages riverains (Burkina Faso)


par Marcel YANOGO
Université Polytechnique de Bobo Dioulasso - Ingénieur du développement rural; option sociologie et économie rurales 2006
  

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1. Généralités

1.1. Evolution de la politique forestière au Burkina Faso.

De la période coloniale à nos jours, plusieurs mesures ont été prises en faveur de la protection et de la conservation de l'environnement :

· De la période coloniale à 1980

Le code forestier établi en Afrique occidentale française (AOF) par décret du 4 juillet 1935 a permis la délimitation des forêts classées et protégées au Burkina Faso et d'éviter une très grande déforestation dans le pays. Les actions d'intervention étaient les plantations d'espèces exotiques dans les formations naturelles, la pratique des feux de brousse précoces, la surveillance et la répression des délits. Cette politique a donné des résultats mitigés car elle ne répondait pas aux besoins et aux attentes des populations rurales.

· De 1981 à nos jours.

Les mesures ont évolué avec la création du Service d'aménagement forestier (SAF) et la formulation d'une politique d'aménagement des forêts classées en 1981. Cette politique se donnait pour objectif la satisfaction des besoins des populations en Produits forestiers non ligneux (PFNL) tout en préservant l'environnement. Trois axes d'intervention étaient mis en place :

- Le bornage des forêts classées, la récupération des superficies défrichées, la protection et le contrôle des droits d'usages réservés aux populations riveraines ;

- L'étude technique et économique des méthodes de coupe du bois de chauffe, la rotation des coupes, les soins sylvicoles après exploitation dans le cadre d'un projet pilote d'aménagement forestier ;

- La plantation ou semis d'essences locales ou exotiques dans les forêts naturelles pour la production de bois d'oeuvre et de service.

En 1984, l'Etat a mis en place le Programme national de foresterie villageoise (PNFV) dont le but est de donner aux populations locales les moyens de prendre en main la gestion de leur terroir. En cette même année, l'Etat adopte la loi portant Réorganisation agraire et foncière (RAF) qui affirme l'appartenance de la terre à l'Etat qui peut en décider des usages. En 1985, le gouvernement lance les trois luttes contre la dégradation de l'environnement. Il s'agit de la lutte contre la coupe abusive du bois, la lutte contre les feux de brousse et la lutte contre la divagation des animaux. Les services forestiers doivent délimiter des zones de coupe de bois et organiser les populations pour l'exploitation forestière. En 1986, le gouvernement met en oeuvre le Programme national de gestion des terroirs villageois (PNGTV) qui prône une utilisation de l'espace rural pour une meilleure gestion des ressources foncières et environnementales. Il est renforcé la même année par l'adoption du Plan national de lutte contre la désertification (PNLCD). En 1992, le gouvernement adopte l'approche «gestion des terroirs » avec la mise en place du Programme national de gestion des terroirs (PNGT) et la création des Commissions villageoises de gestion des terroirs (CVGT). Le projet « 8000 » villages-« 8000 » forêts initié le 2 Juin 1994 se matérialise sur le terrain soit par des actions de protection et de gestion des forêts naturelles existantes soit de plantation forestière individuelle ou collective. Il anticipe ainsi la mise en oeuvre du Programme National d'Aménagement Forestier (PNAF) en 1996. Le PNAF est suivi par l'adoption de la Politique Forestière Nationale (PFN) en 1998 qui reconnaît l'apport des secteurs de la forêt, de la faune et de la pêche ainsi que le rôle joué par ces ressources dans la planification du développement. Cette PFN trouve aussi ses fondements dans l'adoption du code forestier et du code de l'environnement en 1997. Ces codes sont un élargissement des mesures de protection de l'environnement.

De nos jours, deux approches sont utilisées dans la gestion du patrimoine forestier national. Il s'agit de l'approche gestion des terroirs et de l'approche participative ou à base communautaire. L'approche gestion des terroirs consiste à mobiliser la communauté rurale autour de programmes visant à restaurer l'environnement villageois par des actions de végétalisation, de lutte contre l'érosion, de maîtrise des eaux, etc. L'approche participative se base sur l'implication des populations locales dans la gestion des ressources naturelles. Ce sont les populations rurales qui devront définir les actions qu'elles entendent mener pour protéger leur environnement tout en retrouvant un niveau de revenu satisfaisant (Faure, 1993). C'est cette dernière approche qui fera l'objet de notre étude. La gestion du PNKT est assurée par les populations riveraines depuis mars 2003.

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