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Etat des lieux de la microfinance et du système bancaire camerounais


par Olive Berenice Ngafi Djomo
Faculté universitaires catholiques de Mons (belgique) - Master en sciences de gestion option (finance) 2006
  

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CONCLUSION

Nous avons présenté le système bancaire camerounais et l'état des lieux de la microfinance au Cameroun, nous constatons qu'après la crise des années 80, le système bancaire camerounais s'est développé en rupture avec la société puisque la majeure partie de la population est exclue. De plus, la fonction d'acteur financier des banques souffre du durcissement des conditions d'octroi de crédit. Face au dysfonctionnement du système bancaire, la finance informelle reste l'instrument de développement le plus utilisé, cependant elle présente des limites puisque les fonds mobilisés ne permettent pas le financement d'activités économiques importantes. À côté de la finance informelle, la microfinance joue un rôle économique et social. Elle apparaît d'ailleurs pour le gouvernement camerounais comme l'élément essentiel de la stratégie de réduction de la pauvreté. Mais comme le souligne Marc Labie, « La microfinance ne remplacera jamais une politique en matière d'éducation et de santé ».49(*) Toutefois, la microfinance présente un certain nombre d'avantages : bonne connaissance du milieu, proximité des clients, capacité d'innovation, etc. Cependant, elle ne peut prétendre se substituer totalement à la banque.

En définitive, la banque et la microfinance sont toutes deux nécessaires et indispensables au bon déroulement de l'activité économique du pays. Nous pensons que les IMF doivent mettre en place des techniques pour intégrer les banques. De leur côté, les banques doivent établir des partenariats avec les IMF en les soutenant dans le financement des microprojets. Ces techniques permettront peut-être d'offrir des services financiers à une majorité de la population.

Dans la deuxième partie, nous présenterons le partenariat existant entre une institution de microfinance, une Organisation Non Gouvernementale et une Banque dans le but de desservir des populations rurales pauvres et exclues des services financiers classiques.

ALLIANCE ENTRE UNE IMF ET LE SECTEUR BANCAIRE MODERNE : CAS

DES MC², DE L'ONG ADAF ET DE AFRILAND FIRST BANK

INTRODUCTION

Au Cameroun, plusieurs personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, cette situation touche particulièrement les zones rurales. Parmi les stratégies d'intégration des plus pauvres, le développement du secteur financier apparaît également comme un élément important.

Comme nous l'avons mentionné dans la première partie, pour offrir des services financiers à une majorité de population, les IMF doivent mettre en place des techniques permettant d'intégrer les banques, et de leur côté les banques doivent établir des partenariats avec les IMF en les soutenant dans le financement des microprojets. Dans ce sens, la stratégie de synergie entre les Mutuelles Communautaires de Croissance (MC²), Afriland first Bank et ONG ADAF vaut la peine d'être mentionnée.

Pour la réalisation de cette synergie, Afriland First Bank a adapté ses services, ses produits à l'environnement de la microfinance, il s'agit donc d'une stratégie de « Downgrading ». Par contre, les MC² ont mis en place une stratégie « uprgrading » c'est à dire qu'elles associent le professionnalisme, la rigueur de la banque et les techniques financières de pointe avec le fait de desservir des populations rurales pauvres et exclues des services financiers classiques.

Dans le premier chapitre, nous présenterons les différents acteurs de l'alliance, leurs forces et leurs faiblesses.

Dans le deuxième chapitre, nous présenterons les intérêts des mutuelles communautaires de croissance, d'afriland et des différents agents sociaux dans la synergie. Nous exposerons ensuite les contraintes rencontrées dans la réalisation d'une synergie entre les IMF et les banques. Enfin, nous proposerons quelques solutions que l'Etat pourrait mettre en place pour encourager les partenariats entre les deux secteurs.

* 49 LABIE M. (1999), «  La microfinance en questions, limites et choix organisationnels », Bruxelles, Editions Luc Pire, P103

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