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Etat des lieux de la microfinance et du système bancaire camerounais


par Olive Berenice Ngafi Djomo
Faculté universitaires catholiques de Mons (belgique) - Master en sciences de gestion option (finance) 2006
  

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2.3 L'ACTIVITE BANCAIRE AU CAMEROUN

Nous présenterons le rôle de la banque et du banquier, nous parlerons aussi des conditions d'ouverture de compte et des modalités d'octroi de crédit.

La banque à pour rôle de collecter l'épargne des agents économiques à excédent de revenus en vue de les mettre par le biais des différents concours bancaires (crédits) à la disposition des agents économiques qui ont besoin de financement. Cette définition vise à exclure de la catégorie de banques commerciales et d'intermédiaires financiers des structures qui y sont souvent abusivement classées telles que : Les banques centrales, les trésors publics, les services financiers postaux (caisse d'épargne postale), les institutions financières spécialisées (établissements de leasing, sociétés de crédit à la consommation, etc.) et les assurances18(*).

En effet, aucune de ces institutions ne réalise à la fois la collecte des fonds et l'octroi des crédits à toutes les catégories d'opérateurs économiques.

Le banquier a un rôle de régulateur dans le cadre de l'intermédiation entre les agents à excédent de revenus et ceux qui ont besoin de financement. Il doit également veiller au respect des normes prudentielles.

Conditions d'octroi de crédit et d'ouverture de compte

Pour accorder un crédit, les banques ont les possibilités suivantes :

- Octroyer une partie de l'épargne qu'elles viennent de collecter;

- Réorienter l'épargne préalablement allouée qui leur est remboursée;

-Emprunter aux autres banques, à la banque centrale, et à l'étranger (notamment aux maisons-mères).

La mobilisation des ressources par ces différents canaux constitue la capacité d'offre de crédit.

Pour ouvrir un compte au Cameroun19(*), il faut être majeur, apporter la preuve de son identité, constituer le minimum exigé par les banques qui varie de 100.000 (15€) à 1.000.000 CFA (1500€).

Pour obtenir un crédit, il est nécessaire de justifier de l'existence d'une source de revenu permanente, d'apporter des garanties, et des preuves de la solvabilité ou de la rentabilité du projet à financer.

Les garanties demandées par les banques peuvent être : des cautions des maisons-mères ou des principaux actionnaires, des sûretés personnelles, des cautions hypothécaires et des nantissements de matériel productif. Les entreprises reprochent aux banquiers de demander des garanties dont le montant est souvent équivalent ou supérieur au crédit sollicité.

Selon les banques20(*), la décision finale d'accorder le prêt est faite de deux manières : Soit le responsable du suivi du dossier établit l'analyse du risque, soit le travail est confié à une cellule spécialisée.

Dans le premier cas, le personnel rencontre le client, analyse le risque et prend la décision d'accorder ou de refuser le crédit. De cette façon, le responsable du suivi du dossier connaît le comportement du client. Les banques qui fonctionnent de cette manière mettent en avant la relation de clientèle. L'intérêt d'établir une telle relation est avantageuse pour les deux parties. Elle permet d'échanger des informations et de s'entendre en cas de crise.

Dans le deuxième cas, les spécialistes de l'analyse du risque ne rencontrent pas le client mais analysent simplement le risque à partir des informations à leur disposition.

Nous constatons que les conditions d'ouverture de compte et d'obtention de crédit sont très rudes. C'est pourquoi, parmi les particuliers, seules la classe aisée( proportion faible) et une petite partie de la classe moyenne trouvent une réponse à leurs besoins de services financiers.

Concernant les entreprises, seules les grandes entreprises et une faible partie des moyennes entreprises trouvent auprès des banques, une solution à leurs besoins de crédits productifs.

Après avoir présenté l'évolution du secteur bancaire, nous exposerons dans la suite le rôle des banques camerounaises dans le financement de l'économie.

Récapitulatif de l'accès aux services bancaires

Classe aisée

Grandes entreprises

1. banque commerciale

2. Secteur informel

moyennes entreprises

 

Classe pauvre

activités génératrices de revenus, petites et micro-entreprises

Source : Le guide de la microfinance, P 4821(*)

* 18 La définition que nous adaptons ici est celle donnée par la COBAC.

* 19 Enquête par questionnaire

* 20 Joseph A. (1994), quels moyens mettre en oeuvre pour faciliter l'accès des entreprises au crédit bancaires : cas du Cameroun, document de travail.

* 21 BOYE S., HADJENBERG J., POURSAT C. (2006), «Le guide de la microfinance», Paris, Editions d'organisations, P271

Je me suis servie du schéma qui se trouvait dans le livre et je l'ai refais différemment.

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