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Etude du processus de démocratisation de la géomatique en lien avec le Web 2.0

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par Boris Mericskay
Université Paris 7 et Université Laval - Master 2 2008
  

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B. Une nouvelle composante du processus de production et de mise à jour de l'information géographique

La nouvelle tendance de l'information géographique est basée sur le principe du contenu généré par les utilisateurs, (User generated content). Ce type de contenu possède quelques spécificités par rapport à un contenu institutionnel. Tout d'abord l'information géographique apportée est une information locale et limitée car chaque individu ne possède qu'une connaissance partielle de l'environnement qu'il décrit et localise. Ensuite l'information géographique crée obéit a un ensemble de règles imposées par des contraintes juridiques, sociales et techniques.

Avec les nouveaux types d'architectures des réseaux ouverts, l'information géographique n'émane plus seulement de grands producteurs d'informations privés ou institutionnels. Désormais une partie de l'information géographique est produite par le grand public. On peut considérer le Web 2.0 comme une nouvelle forme de crowdsourcing29, il s'agit d'une action pour une entreprise ou une collectivité de confier par le biais d'un réseau ouvert des fonctions précédemment effectuées par des salariés. Calqué sur l 'outsourcing (externalisation), le crowdsourcing consiste à utiliser la créativité, l'intelligence et le savoir-faire des internautes et ce à moindre coût. L'exemple type est celui de l'encyclopédie libre Wikipedia où chaque personne à la possibilité de positionner comme contributeur actif. Dans cette dynamique on parle également de crowdsourcing géographique30 ou de Géocrowdsourcing. L'initiative d'OpenStreetMap en est un exemple. Le public vectorisent le réseau routier du monde entier bénévolement. Le site WikiMapia est fondé sur les mêmes modalités avec son système de rectangles d'informations qui combinent des informations de sources multiples.

Les grands groupes comme Google ou Yahoo ont déjà bien compris ce phénomène et ont mis en place les infrastructures nécessaires à la collecte des informations émanant des internautes. Google donne ainsi la possibilité aux citoyens Américains, Australiens et NéoZélandais de corriger le placement de géotags sans vérifications. La solution My Maps de

28 DIDIER M., 1991, Utilité et valeur de l'information géographique, Ed. Economica, 255 p.

29 Néologisme basé sur outsourcing crée en 2006 par Jeff Howe et Mark Robinson rédacteurs à Wired magazine.

30 JOLIVEAU T., 2008, Web 2.0, futur du Webmapping, avenir de la géomatique ?, Géoévenement 2008, 21 p.

Google Maps permet à l'internaute de créer sa propre carte en y ajoutant des POI et des liens, mais également comme avec un SIG traditionnel, de l'information vectorielle (point, ligne et surface) et des attributs thématiques. Les sites d'informations locaux s'inscrivent aussi dans cette logique. Ils ont bien compris qu'il était indispensable de « capter les données pour les valoriser »31. Ils se positionnent à la fois comme des infrastructures de collecte, de mutualisation et de diffusion d'information géographique.

Mais cette tendance ne se limite pas à la seule utilisation de services cartographiques en ligne. En effet, la participation et la collaboration du grand public dans le domaine de l'information géographique prend diverses formes comme celle de la contribution des utilisateurs. La technologie Mapshare développée par Tom-Tom permet à un utilisateur de GPS de modifier en temps réel la base de données. Il peut par exemple signaler qu'une route est fermée pour cause de travaux et dès lors les autres utilisateurs en seront informés. Dans le même esprit la société NAVTEQ propose le service NA VTEQ Map Reporter où l'utilisateur peut signaler une mise à jour par le biais d'une application cartographique et d'un formulaire.

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