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Dynamique de l'occupation sol dans des niayes de la région de Dakar de 1954 à  2003: exemples de la grande niaye de Pikine et de la niaye de Yembeul

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par Aminata DIOP
Université Cheikh Anta DIOP de Dakar - DEA 2006
  

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II. DANS LA ZONE DE YEUMBEUL

1. L'accumulation des ordures ménagères

Les ordures ménagères sont constituées en majorité de déchets alimentaires, de débris de vaisselles et de sacs en plastique. Dans tous les quartiers de Yeumbeul visités, les populations et mêmes les autorités locales soutiennent que les camions de ramassage n'empruntent que l'axe principal qu'est la D103 menant à Malika. La collecte ne se fait pas dans les quartiers comme Darou Salam IV/C et Darou Salam V et même Ainoumadhi II. En effet, la topographie et les rues étroites des quartiers non lotis ne permettent pas aux camions de collecte d'accéder au site. Certaines populations déposent alors les ordures ménagères dans les espaces libres, au bord des mares ou les enfouissent (photo 7). La chaleur et le contact permanent avec l'eau favorisent la décomposition des déchets et servent de ferment aux vers, mouches et moustiques. Les déchets rémanents, persistent sur le sol ou dans les horizons superficiels, ou alors sont transportés par les eaux ou le vent.

Dans les quartiers inondés, les ordures sont utilisées comme matériaux de remblaiement. Les populations organisent périodiquement des nettoyages à grande envergure dans le quartier, pratique qui ne fait que déplacer le problème : « nous organisons des set setal mais les ordures sont déposées plus loin dans la dépression »

Photo 7: Dépôts sauvages d'ordures prés des plans d'eau à Yeumbeul

Face à l'acuité du problème, le maire de la commune d'arrondissement, dit avoir sensibilisé les populations en vue d'une meilleure organisation de la collecte plus adaptée au contexte. La stratégie proposée comprend une pré-collecte au niveau des ménages par les charretiers qui les acheminent vers l'axe central pour que les camions les transférer en dernier lieu vers la décharge de Mbeubeuss. Cependant les populations, devant leur refus, donnent deux explications : d'abord, la collecte des ordures est du ressort la commune et ensuite elles n'ont pas les moyens de prendre en charge les frais de pré-collecte.

2. La gestion des eaux usées

Dans de l'arrondissement des niayes seulement 3 % des ménages sont raccordés à un réseau d'égout (PDU, 2001). A Yeumbeul Nord, seulement 5 % des parcelles sont raccordés au réseau d'assainissement collectif (Wade, 1998). Les ménages interrogés dans le quartier de Darou Salam IV/C, ont des fosses septiques endommagées qui se remplissent très vite à cause de la proximité de la nappe. Les fosses ne sont plus fonctionnelles car ils disent que les eaux vannes se sont mélangées aux eaux de la nappe. Dans les quartiers Aïnoumadhi (de I à VI) situés plus en altitude, les fosses sont certes fonctionnelles mais elles se remplissent très vite et sont vidangées tous les deux à trois mois (les deux ménages interrogés comptent 12 résidents pour le premier et 10 pour le second). Dans tous les quartiers visités, les eaux usées ménagères sont déversées dans les rues.

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