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Mesure et analyse de la pauvreté non monétaire chez les enfants:le cas du Cameroun

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par Simplice Kitleur LEKEUMO
Institut Sous-régional de Statistique et d'Economie Appliquée - Ingénieur d'Application de la Statistique 2007
  

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1.2 Mesure de la pauvreté

Autant il est difficile de donner une définition claire et dépourvue de toute ambiguïté de la pauvreté, il est encore plus difficile de pouvoir la mesurer ou alors de la quantifier. En effet la diversité conceptuelle qui entoure le concept de pauvreté est évidemment problématique au moment de l'élaboration des indicateurs empiriques d'évaluation de la pauvreté (Razafindrakoto M. et Roubaud F., 2005).

La quantification de la pauvreté passe par la détermination du niveau de bien-être des individus. Elle exige non seulement que soit évalué le bien-être des individus, mais aussi que soit déterminé le seuil à partir duquel une personne peut-être considérée comme pauvre. La détermination de ce seuil se fait au moyen d'indicateurs composites et d'indices de pauvreté. Les approches les plus répandues de la pauvreté étant les approches monétaire et non monétaire, c'est à leur mesure que nous allons nous intéresser.

1.2.1 L'approche monétaire

Pour évaluer la pauvreté monétaire, l'on utilise généralement le revenu ou la consommation comme indicateur de bien-être. Pour ce faire, on doit disposer des données exhaustives sur le niveau de revenu ou de dépense des ménages. Très souvent, la consommation est préférée au revenu, dans la mesure où la consommation des ménages est étroitement liée au bien-être de ceux-ci, alors que, le revenu courant est un mauvais reflet des ressources du ménage. En effet, le revenu d'un ménage ne représente pas toujours sa consommation. Il est généralement largement sous-estimé, et constitue une piètre approximation du bien-être (Fambon, 2004).

La consommation est évaluée au moyen d'enquêtes auprès des ménages, qui fournissent des informations suffisamment détaillées sur les biens et services consommés par le ménage, alors que la mesure du revenu est très difficile (INS, 2001). Par exemple, dans le cas de l'enquête EBC2(*) de 1983-1984 et l'enquête ECAM 1 de 1996, moins de 8,63(*) % des ménages ont déclaré un revenu supérieur aux dépenses. Il n'est donc souvent pas aisé de pouvoir saisir l'information réelle sur le revenu des ménages puisque l'on ne prend pas en compte l'autoconsommation. Toutefois, la principale difficulté qu'offrent les données de consommation réside dans la pénibilité de leur collecte. Une fois que l'on a arrêté le type de données avec lesquelles évaluer la pauvreté, on peut définir une ligne de pauvreté ; en deçà de cette ligne, tout ménage est dit pauvre et au-delà, tout ménage est dit non pauvre.

La détermination du seuil de pauvreté dans le cadre des études se basant sur un indicateur de bien-être fait l'objet de divergences au sein du collectif des analystes. Les points de vue restent partagés quant à l'adoption d'un seuil de pauvreté absolu qui représente le montant minimum nécessaire à un individu pour se procurer ses besoins fondamentaux sur le marché - C'est la méthode adoptée par l'INS Cameroun - ou l'adoption d'un seuil de pauvreté relatif défini comme une proportion du niveau de revenu médian, qui représente le montant minimum pour atteindre un niveau de bien-être ordinairement observé dans la société. C'est le cas de l'INSEE qui retient généralement 50 % du revenu médian alors que au niveau européen, les statisticiens retiennent 60 % du revenu médian3(*). Alors, on retient comme pauvre tout ménage dont le niveau de vie est très inférieur à celui de la majorité de la population, qui a un niveau de vie inférieur à cette ligne.

La banque mondiale fonde son évaluation de la pauvreté dans le monde sur deux seuils de pauvreté reconnus au plan international : un et deux dollars environ par jour en parité de pouvoir d'achat de 1993. Le seuil de 1 dollar par jour est un seuil caractéristique des pays à faible revenu et le seuil de deux dollars par jour est davantage celui des pays à revenu intermédiaire. Les calculs visent une certaine cohérence entre les pays : le seuil de pauvreté international permet d'avoir la même valeur réelle dans divers pays et au fil du temps. Ce seuil est converti en monnaie nationale à partir des taux de change réel en parité de pouvoir d'achat pour la consommation en 1993, puis actualisé à l'aide du meilleur indice des prix à la consommation disponible pour chaque pays.

* 2 Il s'agit de l'Enquête Budget Consommation (EBC), réalisée en 1983-1984, et de l'Enquête camerounaise auprès des ménages (ECAM I), réalisée en 1996.

* 3 De plus en plus, l'INSEE publie les résultats suivant les deux proportions pour des besoins de comparaison à l'échelle européenne

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