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Les clés de l'offensive politico-diplomatique du Japon en direction de l'Afrique et du Cameroun depuis 1991

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par Serge Christian ALIMA ZOA
Université Yaoundé II - DEA 2008
  

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DEUXIEME PARTIE :

LES EFFETS ET LES ENJEUX DE L'OFFENSIVE POLITICO-DIPLOMATIQUE DU JAPON

Le monde du nouveau siècle ne connaîtra la stabilité et la prospérité que si les problèmes de l'Afrique sont résolus. Fort de cette conviction qui fait désormais partie de ce que nous appelons la « pharmacopée lexicale » de sa politique africaine, le Japon s'emploie activement à mobiliser les partenaires de la communauté internationale pour apporter son appui aux efforts de l'Afrique confrontée aux défis du développement. Le développement ne se réduit pas à la simple croissance économique. Pour être authentique, il doit être intégral, c'est-à-dire promouvoir tout homme et tout l'homme. Le développement devient pour reprendre le célèbre aphorisme du Pape Paul VI (1967 : 22), « le nouveau nom de la paix ». A la 46ème Assemblée Générale des Nations Unies en 1991, l'Empire du Soleil-Levant a appelé à une aide permanente en faveur de l'Afrique à une période où l'assistance financière aux pays africains a été éclipsée par une lassitude en matière d'aide qui a semblé gagner la communauté internationale suite à la fin de la Guerre Froide.

Depuis lors, la situation dans laquelle évolue le continent noir a connu l'émergence de nouveaux donateurs. Le commerce et l'investissement par le secteur privé, indispensables aux initiatives de l'Afrique pour réduire la pauvreté et parvenir à une croissance économique autonome, ont eux aussi connu un léger frémissement. Le Japon dont la gestion fragmentée de l'APD a souvent été critiquée, a contribué pour sa part à ce regain d'intérêt avec « une aide qui a eu sur le développement en Afrique, un impact positif et des résultats supérieurs à celle d'autres bailleurs de fonds » (Lancaster, 1999 : 183). L'objectif de cette deuxième partie est de mettre en lumière les effets et les enjeux qui gravitent autour de la proactivité nippone sur l'échiquier africain. Nous entendons éclaircir ces effets en prenant un cas précis pour mieux nous édifier. Ce point focal est la dynamique coopérationnelle entre le Japon et un pays d'Afrique que Jean Imbert (1982 : 3) considère d'ailleurs comme « le centre de gravité du continent noir », à savoir le Cameroun  (chapitre III). Il s'agira par la suite de décliner les enjeux que révèle l'entreprise diplomatique de la « démocratie d'âge mûr  de l'Extrême-Orient » (Hook, Gilson, Hughes and Dobson, 2001) dans son ambition de reconquérir l'espace international (chapitre IV).

CHAPITRE III :

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