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Le risque de crédit: évaluation à partir des engagements des banques auprés des grands groupes tunisiens

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par Ilhem Zorgui
Faculté des sciences juridiques,économiques et gestion de Jendouba - Mastère banque finance 2006
  

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CHAPITRE II : L'ÉVALUATION DU RISQUE DE CRÉDIT

Introduction :

L'octroi du crédit par une institution financière est toujours une opération risquée car l'événement de non remboursement des dettes de la part d'un emprunteur défaillant devenu réalité et fait fréquent induit des effets pervers sur la situation financière de l'établissement de crédit.

De ce fait, un programme de maîtrise et de gestion du risque de crédit devient une nécessitée et un objectif recherché par les banques pour remédier à telle défaillance. Cette entreprise exige au préalable, si ne qua non une bonne identification du risque et l'élaboration d'un système viable de son suivie et de sa mesure.

La plupart des modèles a été ainsi conçue par des spécialistes d'horizon divers, à savoir les statisticiens et les superviseurs afin d'évaluer le risque lié au crédit. Ces modèles se sont assignés comme fiable et primordiale pour mesurer le risque de défaut d'une manière plus sophistiqué et quantifiable.

C'est dans ces conditions, le risque de contrepartie s'est ainsi exigé une principale préoccupation des banques, sa gestion ne s'est toutefois pas opérée sous les mêmes angles et s'est appuyée sur une multitude d'approches privilégiant notamment la modélisation.

L'étude de l'évaluation du risque de crédit objet de ce chapitre se fera ainsi en deux temps, on présentera au départ les divers types d'approches ensuite on avancera les principales modèles d'évaluation du concept.

Section I : Le risque de crédit : une multiplicité d'approche

Le risque de crédit ainsi que son rôle important, mettant en danger l'activité des établissements financiers, sont au coeur des innovations et de développement des divers modèles afin de mieux maîtriser et gérer ce risque de défaut d'une manière plus efficace.

En effet cette nécessité de mesurer le risque de crédit, mise en place et impulsée par les marchés financiers et les autorités de supervision tel que les travaux proposés par la Bâle II, a fortement stimulé la modélisation de ce risque, en transformant la conception qualitative et subjective de défaut, en une évaluation quantitative et probabiliste de ce risque.

Dans ce cadre plusieurs méthodes sont destinées à mesurer le risque de contrepartie , à côté de celle statistique appelée aussi l'approche quantitative , on peut trouver l'approche structurelle présentée par le modèle de Merton , l'approche actuarielle connu sous le nom de rating, l'approche macroéconomique et d'autre par le spread .

Tout ces approches là, avec une diversité au niveau de démarche théorique, ainsi que leur mise en oeuvre, sont caractérisées par différents types de modèle qui ont pour objectif unique la maîtrise du risque de crédit. En effet la modélisation de risque de défaut est considérée comme une innovation en matière de gestion de risque, d'où malgré les avantages découlant de ses approches , il y a une complexité et des limites qui restent toujours présentes.

I - Le risque de crédit :

I-1- Identification :

Le risque de crédit ce défini traditionnellement comme le risque de pertes consécutives au défaut d'un emprunteur sur un engagement de remboursement du dette (obligations, prêts bancaires, créances commerciales, ...) qu'il à contracté.

Ce type de risque est sans doute le plus important de tout les risques auxquels sont exposées les institutions financières, dans la mesure où il met le plus en cause la survie de l'organisation, il résulte à la fois des facteurs liés à la santé de l'économie (récession/expansion) et des facteurs spécifiques aux emprunteurs.

En outre ce genre de risque lié au crédit, peut être décomposé en trois compartiments :

Ø Le risque de défaut, de défaillance, ou de contrepartie qui correspond à tout manquement ou tout retard sur le versement du principale de la dette contractée, selon l'agence de notation Moody's.

Ø Le risque de dégradation de la qualité du crédit qui correspond au risque que la qualité de crédit perçue de l'emprunteur se détériore, cette dégradation se traduit par une hausse de la prime du risque (crédit spread) liée à l'emprunteur qui se définie comme l'écart entre le rendement exigé d'un emprunteur risqué sur le marché et le taux sans risque (rendement des titres de la dette souveraine). En effet, le risque de dégradation et de défaut ,sont corrélés dans la mesure où la détérioration de la qualité peut être poursuivie d'une défaillance.

Ø L'incertitude liée au taux de recouvrement qu'il est possible d'obtenir après survenance de défaut (à la suite de procédures judiciaires).

Le risque de crédit pose des problèmes délicats de mesures du fait que les pertes possibles sur une contrepartie dépendent non seulement des engagements mais aussi de la probabilité de défaut des contreparties, qui n'est pas facilement mesurables.

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