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Contribution des éleveurs au financement de l'entretien des pompes à  motricité humaine dans la commune de Djibo

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par Tahirou NIGNAN
Université Africaine de Developpement Coopératif (UADC) Cotonou Bénin - Diplome d'Etudes Superieure d'Economie Coopérative (DESEC) 2008
  

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2.1.3.2. Caractéristiques socio-économiques

v Organisation sociale

Du fait de l'hétérogénéité ethnique du milieu, on trouve une organisation sociale diversifiée. Cependant bien que chaque ethnie ait sa chefferie et son système, on peut dire que le système nomade peulh domine à Djibo. Ceci s'explique par le fait que les rimaïbés seraient les esclaves des peulhs qui auraient également dominé les fulcés autochtones après les gourmantchés au XVIIIème siècle. Quant aux mossés, ils seraient des migrants venus du Yatenga ou du Sanmatenga.

v L'organisation peulh

Elle repose sur les clans et lignages. Elle distingue les classes de chefs (Amirou), de nobles, de citoyens et autrefois de captifs. Bien que cette stratification s'applique à tous les peulhs du Sahel, elle reste théorique et n'entraîne pas un système centralisé, de sorte que le peulh dans la pratique villageoise reste assez individuel et autonome. Dans le village peulh, le chef n'a pas beaucoup d'importance, sauf comme représentant de la communauté à l'égard des groupes extérieurs. Autrefois, il exerçait avec ses paires (notables, aînés de chaque famille étendue) et décidait de la gestion du village et des rapports avec l'extérieur: collecte de l'impôt, participation aux règlements des différends avec d'autres villages.

v L'organisation rimaïbé

Les rimaïbés ne sont pas considérés en réalité comme une ethnie, mais une classe d'anciens esclaves affranchis des peulhs qui se sentent encore attachés aux classes ou ethnies d'origine de leurs chefs. Le chef de village rimaïbés n'est que le représentant des esclaves auprès de leurs seigneurs, les peulhs.

v L'organisation mooga

Les mossés ont une organisation sociale très hiérarchisée et centralisée, très liée à la terre et aux ancêtres. En ce qui concerne les mossés de Djibo, qui sont des émigrés, ils se conforment aux règles coutumières de la zone d'accueil.

v L'organisation fulga

Les foulcés, historiquement originaires d'Arbinda ont une organisation semblable à celle des mossés. Mais du fait de leur domination au cours du XVIII siècle par les gulmanceman, puis des peulhs qui leur ont imposé d'autres organisations sociales, le système fulga a considérablement évolué. Ils ont toujours des chefs dont le pouvoir se limite aux villages fulcés.

De l'organisation sociale traditionnelle à Djibo, on peut retenir qu'il n'existe pas d'organisation sociale homogène dans le vrai sens du terme.

En effet, ce sont les aînés de lignage, de clans, de tribus et les chefs spirituels (Imam) qui se trouvent investis de pouvoir religieux ou politique. C'est eux qui assurent l'organisation de la vie collective des quartiers. C'est également à ce niveau que s'organise l'entraide, basée sur la parenté et la réciprocité intra ethnique.

Traditionnellement, chaque village de la commune est sous l'autorité d'un chef coutumier, garant des traditions. Ils sont entourés d'un conseil d'anciens. La plupart de ces chefs coutumiers sont placés sous l'autorité suprême de sa majesté le chef de Djibo.

L'organisation moderne de la commune indique l'existence de plusieurs structures constituées par des groupements, des organisations de communautés religieuses et des associations. Ces organisations entretiennent entre elles des relations mais aussi des liens avec des partenaires externes dont elles bénéficient d'importants appuis.

Notre étude a révélé qu'il existe:

§ une union départementale des éleveurs;

§ cent vingt et un (121) groupements d'éleveurs;

§ quatre (04) communautés religieuses;

§ vingt six (26) Associations des Parents d'Elèves (APE);

§ vingt six (26) Associations des Mères Educatrices (AME).

v Structures d'appui au développement

Parmi les structures d'appui au développement, on peut citer :

§ les services déconcentrés de l'Etat tels que : le Haut-commissariat, la Préfecture, la Mairie, la Police, la première Compagnie d'Infanterie Commando, la compagnie de Gendarmerie de Djibo, la Brigade Territoriale de Gendarmerie de Djibo, la Direction Provinciale du Plan, le bureau de Poste (SONAPOST), la Division Fiscale, la Perception, le poste de Douane, l'Office National des Télécommunications (ONATEL), la Direction Provinciale des Ressources Animales, la Direction Provinciale de l'Agriculture, la Direction Provinciale de l'Environnement et du Cadre de Vie, le Service Provincial de l'Action Sociale et de la Famille, le District Sanitaire, le Centre Médical avec antenne chirurgicale, le Dispensaire de la Croix Rouge, le Lycée Provincial de Djibo, la Direction Provinciale de l'Enseignement de Base et de l'Alphabétisation, le Guichet de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, l'officine pharmaceutique provinciale et 26 écoles primaires réparties dans toute la commune.

§ les projets composés du PDES II, du Liptako Gourma (PDEL-LG) basé à Dori mais intervenant à Djibo, PSA/RDT, PSA/Croix Rouge, le PDZA et le Projet de Lutte Contre les Effets du Criquet Pèlerin ;

§ les ONG composées du Comité Régional des Unités du Sahel (CRUS), de l'Office du Développement des Eglises Evangéliques (ODE) ;

§ les associations composées des AME, des APE ;

§ les institutions de micro-finance telles que les structures de caisse populaire, le Fonds d'Appui aux Activités Rémunératrices des Femmes (FAARF).

v Infrastructures socio-économiques

Les infrastructures socio-économiques de la commune de Djibo se résument à:

§ deux (02) marchés à bétail ;

§ onze (11) magasins de stockage de SPAI;

§ soixante dix neuf (79) parcs de vaccination dont soixante treize (73) en barres métalliques et six (06) en béton;

§ onze (11) aires d'abattage;

§ deux (02) mini-laiteries;

§ un (01) barrage;

§ un (01) centre médical avec antenne chirurgicale;

§ deux (02) CSPS;

§ trois (03) lycées dont deux (02) privés et un étatique;

§ vingt six (26) écoles primaires réparties sur l'étendue de la commune;

§ les routes sont peu nombreuses. Il y a la route nationale Ouaga-Djibo-Baraboulé et la route Djibo-Arbinda-Dori.

Outre ces infrastructures, il y a aussi des infrastructures religieuses telles que les mosquées, les Eglises et chapelles catholiques et protestantes.

v Les activités économiques

Le tiers (1/3) des superficies du département est consacré à l'agriculture. Les principales cultures de spéculation sont le petit mil cultivé un peu partout, le sorgho et le maïs dans les bas-fonds. On peut adjoindre d'autres cultures telles que le riz et les cultures de rentes (arachides, sésame, niébé et voandzou).

Le cheptel se compose de caprins, d'ovins et de bovins. Il y a aussi des asins, des camélins, des équins, des porcins et enfin de la volaille (poules, pintades et canards). Cependant, les caprins sont élevés pour la vente et la consommation locale. Les ovins sont vendus pour leur prix rémunérateurs surtout lors du sacrifice du mouton ou des baptêmes. Et quant aux bovins, animaux de prestige dans la localité, ils sont également des animaux utilitaires à travers leur lait utilisé pour la consommation familiale. Enfin, les asins, les camelins et les équins sont aussi des animaux utilitaires: les asins sont utilisés par les Bellas comme moyens de transport tandis que les camelins et les équins servent souvent à la culture attelée. Les activités industrielles n'existent pas encore à Djibo. Le tableau suivant présente l'effectif du cheptel.

Tableau 4: Effectif du cheptel de la commune de Djibo en 2006

Espèces

Bovins

Ovins

Caprins

Porcins

Equins

Camelins

Asins

Volaille

Effectif

29 233

35 863

84 673

339

86

711

2 837

55 703

Source: DPRA Soum (2007)

Par ailleurs, l'artisanat est assez développé. On confectionne dans cette zone des nattes tressées, des objets à partir des peaux et du cuir (chaussures, matériel de couchettes etc.) et on y fait également la poterie.

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