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Le festival, légitimation ou instrumentalisation d'un concept ?

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par Camille PLANTE
Groupe EAC - ESARTS : Ecole Supérieure de gestion de médiation des Arts 2005
  

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B) Un équiLibre compLexe entre cuLture et économie

Nous avons pu Le constater précédemment que face à La décentraLisation et L'idée généraLe de démocratisation cuLtureLLe, Les coLLectivités territoriaLes se sont natureLLement senties Légitimes dans Leur manière de penser L'accès à L'art et La création. Pourtant, et grâce à Leurs nombreuses et diverses retombées sur Le LocaL, Les festivaLs sont, depuis pLusieurs décennies, pLongés au centre d'un enjeu Lié au pouvoir où Les intensions poLitiques et économiques sont expLicitement ou impLicitement exposées. ILs entraînent parfois une confusion entre L'exigence artistique, et L'accès au grand pubLic. On peut aLors se demander comment est-iL possibLe de protéger L'exigence des professionneLs de La cuLture, dans Leur voLonté de programmer des spectacLes de quaLité, tout en respectant La Légitimité des éLus d'assumer La responsabiLité des grandes orientations de poLitique cuLtureLLe. En effet, comme Le souLigne Le socioLogue Patrick Champagne Lors d'un coLLoque en mai 2002 à MontreuiL231, « si l'art n'est pas immédiatement rentable et a besoin d'être soutenu et protégé, son « protecteur » est souvent tenté d'abuser de la situation, d'importer ses jugements et de demander des comptes » 232. La question ici souLevée sembLe finaLement porter, d'une part, sur L'équiLibre du dosage entre Les ambitions des directeurs de festivaLs et des coLLectivités qui financent Leurs événements, et d'autre part, sur Le rapport pLus sousentendu entre L'économie et Le cuLtureL. Une situation qui a fortement évoLué, comme Le souLigne Bernard Faivre d'Arcier : « Je ne pense pas qu'il y ait aujourd'hui encore un débat idéologique laissant croire qu'il y a une incompatibilité de nature entre l'art et l'argent. Des rapports plus adultes se sont crées petit à petit »233. IL est évident aujourd'hui que L'art a besoin de moyen de subventions de La part de L'Etat ou des coLLectivités territoriaLes pour se promouvoir. Et inversement, iL est normaL égaLement que Les viLLes attendent une « retombée » économique de ces manifestations. Dans ce contexte, iL est dangereux de se Laisser enfermer dans un reproche

231 « L'art est poLitique », coLLoque organisé par La revue Cassandre et Le groupe REFLEX(E), MontreuiL, mai, 2002, http://www.cuLture.gouv.fr/cuLture/actuaLites/co-ddat/co84.htm, consuLtation Le 1er novembre 2006.

232 DIJAN (Jean-MicheL), Op.cit., page106.

233 FAIVRE d'ARCIER (Bernard), « De La fonction cuLtureLLe du festivaL », Op. cit., page 3.

d'instrumentaLisation de La cuLture mise au service du déveLoppement économique. IL faut donc constater, souvent au cas par cas, si La fonction cuLtureLLe du festivaL reste primordiaLe, c'est-à-dire donnée en priorité sur toute autre fonction d'un festivaL.

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