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Le festival, légitimation ou instrumentalisation d'un concept ?

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par Camille PLANTE
Groupe EAC - ESARTS : Ecole Supérieure de gestion de médiation des Arts 2005
  

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C) Une perte possibLe du concept de festivaL ?

La muLtipLication des festivaLs qui tend à « banaLiser > L'événement, entraîne Les directeurs de festivaLs dans une farouche voLonté de différenciation désormais indispensabLe pour garantir Leur originaLité. Cette évoLution intervient particuLièrement au niveau des caractéristiques fondamentaLes des festivaLs : unités de temps, de Lieu et de thème.

303 Intervention de jackyboy Le jeudi 27 avriL 2006, in forum du site du festivaL La route du Rock,

http://www.Laroutedurock.com/forum/viewtopic.php?t=68&start=15&sid=77540164e7f41d4fa 6855f7527efe8f4, consuLtation Le 16 juin 2006.

304 Intervention d'un invité Le jeudi 27 avriL 2006, in forum du site du festivaL La route du Rock, Op.cit.

305 FAIVRE d'ARCIER (Bernard), « CuLture, Médias, EvénementieL, un bon ménage à trois ? >, Op.cit.

306 MAURET (NathaLie), Op.cit.

Nous évoLuons actueLLement dans une société où La cuLture est associée de pLus en pLus à une cuLture de masse, diffusée par des moyens de communication adaptés comme La presse, La radio, Le cinéma, La téLévision ou encore internet. CeLa entraîne des phénomènes de standardisation ou de formatage des références cuLtureLLes qui se caractérisent égaLement par une banaLisation des modes et des succès. IL est important de rappeLer que L'action cuLtureLLe reste Liée à L'éducation, à La formation, et à La pédagogie, et nécessite en ce sens d'être traitée avec sérieux. Dans un souci de recherche de médiatisation toujours pLus viruLente, notre société prend goût pour Le spectacuLaire. Le pubLic sembLe vivre pLeinement cette cuLture du « zapping >, en se dirigeant directement vers ce qui L'intéresse.

La cuLture pour exister, doit-eLLe uniquement se constituer de moments médiatiques et éphémères ? Les festivaLs sont-iLs dans L'obLigation de se confronter à ces nouveLLes tendances ?

Comme Le souLigne Bernard Faivre d'Arcier, « les festivals semblent être pris en plein dans les enjeux de la sur-consommation >307, où tout doit être fait Le pLus rapidement possibLe, dès La première édition, « pourtant, il faut donner le temps aux arts, par le biais de la réexposition peut-être ? >308. Un festivaL qui propose un nombre réduit de spectacLes une année, ou qui n'a pas une programmation efficace, est automatiquement mit sur La seLLette. Une des priorités du festivaL est d'augmenter La notion de diffusion, et Lorsque Le pubLic y participe, c'est un effort bénéfique. Cette réfLexion n'est pas aussi évidente dans La réaLité Lorsque Les critiques, découvrant un artiste, ne L'accompagnent pas par La suite.

IL est évident que Le terme de « festivaL > véhicuLe des critères de quaLité, ce qui expLique que beaucoup d'événements mineurs en prennent La dénomination. Pourtant, iL existe « un risque de voir disparaître la connotation de prestige que recouvre normalement le terme >309, ceLui-ci se rapprochant de pLus en pLus des vaLeurs de L'événementieL. Pour La Direction de La Musique et de La Danse310, iL n'y a pas tant un risque de banaLisation des

307 FAIVRE d'ARCIER (Bernard), « CuLture, Médias, EvénementieL, un bon ménage à trois ? >, Op.cit.

308 Idem

309 BENITO (Luc), Les festivals en France : marchés, enjeux et alchimie, Op.cit., page 7.

310 DMD, « L'action de L'Etat >, Op.cit.

thèmes mais du phénomène festivaL en Lui-même, une diLution de « L'esprit festivaL >. Ce que confirme Bernard Faivre d'Arcier : « A l'évidence il y a une saturation de ce qui est devenu plus une formule qu'un état d'esprit. Certains statisticiens en viennent même à classer les festivals selon les catégories les plus diverses : la taille, la date, la discipline etc.... >311. L'augmentation impressionnante du nombre de festivaLs, ainsi que La proLifération des commémorations et des fêtes cuLtureLLes, n'ont fait qu'accroître L'offre des spectacLes, contribuant sans doute à La confusion actueLLe de cette notion.

Cette évoLution que connaît depuis Les années quatre-vingt La notion de festivaL risque-t-eLLe de nuire à L'image et à La Légitimité des festivaLs qui possèdent une direction, un concept et une programmation artistique de quaLité ?

IL est important que Les directeurs de festivaLs ou déveLoppeurs de projets trouvent un juste équiLibre entre L'offre et La demande et n'en oubLie pas pour autant Les fondements de quaLités qui ont su faire ses preuves depuis presque trente ans.

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