WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Le festival, légitimation ou instrumentalisation d'un concept ?

( Télécharger le fichier original )
par Camille PLANTE
Groupe EAC - ESARTS : Ecole Supérieure de gestion de médiation des Arts 2005
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

b) Le déveLoppement du principe de coproduction des expositions

Le principe de coproduction est Largement utiLisé dans Le secteur du spectacLe vivant. IL permet de regrouper des moyens financiers pour parvenir à financer La montage d'un spectacLe et Le Lancement de son expLoitation : « Le choix se fait avant tout sur un objet artistique, après ont lieu les discussions d'ordre budgétaires et formelles. C'est une relation partenariale souvent définie à moyen terme, liée à un contrat de cession ou de coréalisation »509. La coproduction est un moteur essentieL pour ce secteur, iL est Le moyen d'existence de La pLupart des projets de spectacLe vivant et tend à se déveLopper pour de nouveLLes formes artistiques.

Le principe de production en commun des expositions tend à se déveLopper activement chez certains festivaLs de photographie. IL permet ainsi d'aLLéger La part de Leur budget artistique tout en et motivant Les reLations entre différents acteurs du miLieu, déveLoppant ainsi La notion de réseau entre festivaLs de photographie.

509 « Pratique et usage des contrats dans Le spectacLe vivant », compte-rendu de La journée d'information des centres de ressources du spectacLe vivant, page 4.

En effet, pour Les Rencontres Internationales de la photographie d'Arles, « la plupart des expositions présentées ont été spécialement produites pour le festival, en coproduction avec des musées et institutions, français et étrangers »510.

En 2006, Le déveLoppement du festivaL Chroniques Nomades sur TrouviLLe, obLige son directeur artistique à chercher de pLus en pLus de sujets. Une situation qui tend à augmenter Les frais de production des expositions du festivaL et pousse ainsi CLaude Geiss vers des projets de coproduction : « En effet, Chroniques Nomades travaille avec des événements étrangers, notamment un festival au Cambodge à Angkor qui a vu sa première édition cette année. Si un sujet en commun nous plaît, je leur demande si il est possible de produire à deux les expositions : c'est de la co-production. Ils semblent surtout intéressés par les sujets qui traitent de l'Asie, comme le sujet de Patrick Brown exposé cette année à Honfleur 511 »512.

Par conséquent, Le principe de coproduction, favorisant ainsi une diminution des frais artistiques et La coLLaboration entre événements, apparaît aujourd'hui comme un facteur important pour une pérennisation des festivaLs de photographie. IL favorise Le maintien d'une quaLité artistique de La programmation, un éLément de différenciation important quant à L'augmentation constante du nombre de festivaLs en France. Enfin, iL traduit La détermination et La capacité d'entreprendre, pour La direction du festivaL, des actions qui améLiorent ses conditions budgétaires, favorisant La mise en avant du soutien financier des coLLectivités pour des actions pLus personnaLisées, afin de Les vaLoriser.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net