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Etudes de la pierre de taille à  travers les temples commémoratifs d'Antananarivo: essai d'ethnologie des techniques


par Haja Mampionona Hillarion RAJERISON
Université d'Antananarivo- FLSH- Etudes Culturelles- Madagascar - Maitrise 2011
  

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V-2 LES TECHNIQUES UTILISEES

La technique selon Creswell (R.)6, est « une action de l'Homme sur la matière en vue d'un résultat précis lié à la satisfaction de ses besoins ».Cette technique doit d'une façon ou d'une autre produire quelque chose qui sera le résultat de la conjugaison d'éléments. Il y a quatre 7éléments fondamentaux qui vont ensemble lorsqu'on parle de technique. Il y a premièrement, la matière qui sera la base même du travail ; ensuite viennent les objets ou les outils de travail ; après, on a les gestes ou les sources d'énergie qui mettent en mouvement les objets ; enfin, il y a les représentations particulières qui sou tendent les gestes techniques. En fait, la technique, qui est une production sociale peut être

1 Les alignements granitiques de la région de Tananarive in Bulletin de l'Académie Malgache Tome I 1914 p 73

2 MANTAUX op.cit.

3 Contrairement pour d'autres matériaux utilisés pour la construction tant locaux (bois-ardoise...) qu'étrangers (vitrauxcloches ...)

4 SIBREE

5 Ces carrières étaient surtout utilisées pour extraire les pierres nécessaires pour le revêtement du palais de la reine : Tantaran'ny Malagasy manontolo RAINITOVO p52- la carrière d'Ambohipotsy également

6 Elément d'ethnologie (2) : Problèmes et Concepts chapitre 12 pp 44-79 éditions Armand Colin Paris 1975

7 Dictionnaire de l'ethnologie et de l'anthropologie P.U.F 1992

résumée comme un ensemble de savoir faire en coordinant, selon Ducasse (P) 1le cerveau et la main. Nous sommes donc confrontés à dire que toutes techniques viennent de l'Homme et ses inventions sont les preuves concrètes de son imagination et de sa capacité créatrice. Cette aptitude à créer pour se manifester a besoin d'une matière afin de donner un « objet » qui sera propre avec des techniques uniques et sans égales.

Notons que bien avant l'arrivée des étrangers, les Malagasy d'hier avaient déjà leur propre technique concernant les constructions. Ils se caractérisaient essentiellement par l'utilisation des végétaux comme matériaux de construction principale. Toutes les habitations de l'Imerina se caractérisaient par ses formes qui étaient toutes à peu près les mêmes. La construction était selon Decary2, des oeuvres collectives. Ce type de matériau caractérise vraiment les Malagasy. Ramiaramanana-Domenichini (B.)3qualifie même cette forme d'architecture d'une « Civilisation du végétal ». Elle affirme également également que « architecte » veut dire patron-maitre des ouvriers du bois. Ce type d'architecture (technique-matériau de construction-orientation...) reflétait l'identité des anciens Malagasy. Dans l'enceinte de la cité, jusqu'en 1867, le seul matériau de construction autorisé était le bois. Ceux en briques ou autres matériaux étaient Fady comme étant contraires aux Sampy ou talismans des souverains. La rareté du bois et les influences des européens, selon Decary, avaient entrainé la levée de l'interdit. Ainsi on assistait jusqu'alors à un basculement du monde de la construction avec l'entrée des nouveaux matériaux ainsi que des techniques de construction. Les missionnaires apportaient et apprenaient de nouvelles techniques. Il nous est utile de savoir comment ces techniques se manifestaient chez les groupes de personnes qu'avaient enseignés les architectes missionnaires britanniques tels Cameron ou bien d'autres étrangers.

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