WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Impact des ouvrages de génie civil sur l'environnement: cas de la décharge finale des déchets de la ville de Bangui


par Stephane KODYBELET
Universite de Bangui - DIT 2011
  

précédent sommaire suivant

3.3.5- La géologie

D'après les travaux relatifs au secteur de Bangui (Poidevin, 1976, 1991 ; Cornacchia et Giorgi, 1986 ; Alvarez, 1995 ; Rolin, 1998 ; AJCI, 1999), la géologie de la région semble être complexe et met en jeu des formations Protérozoïques de socle comme dans tout le Centrafrique (micaschistes, séricitoschistes, schistes, quartzites, intrusions granitiques, migmatites, calcaire, grès, conglomérat) masquées dans les dépressions, par des dépôts de couverture comportant des couches sédimentaires tertiaires et quaternaires, organisées en séries séparées par des discordances mais aussi découpées par des failles. Les dépôts de couverture sont constitués par des grès et conglomérats, des schistes argileux et du sable.

Tout cet ensemble est fréquemment recouvert par une couche latéritique dont l'épaisseur peut localement dépasser une centaine de mètres.

Le tableau ci-dessous résume succinctement le découpage stratigraphique des différentes formations rencontrées dans la région de Bangui.

L'importance du recouvrement (latérite et argile) dans la zone de Fatima a été confirmée grâce à 21 sondages verticaux (AJCI, 1999) qui situent le toit du socle calcaire à une profondeur moyenne de 23,85 m. Le pendage est fort : 35 à 40° par rapport à l'horizontale. Les logs des forages (UCATEX ou Brasserie CASTEL) révèlent l'existence d'un important remplissage lacustre, colluvial et alluvial, très hétérogène, dont le soubassement est formé de calcaires précambriens, très sur-creusés par rapport au lit actuel de l'Oubangui (40 à 50 m-120 m).

La profondeur moyenne des forages réalisés dans le « Grand Bangui » se situe à 65,77 m, avec des extrêmes respectivement à 25 m au quartier Bakongo (forage 20) et à 125 m au quartier Ngongonon (forage 18). Ces données montrent qu'au nord de la ville, le socle compact se situ plus en profondeur.

Le toit du socle est reconnu en moyenne à 36,88 m de la surface (moyenne arithmétique des forages). La plus faible profondeur se localise au SE de la ville de Bimbo à environ 1 km du confluent Mpoko-Oubangui (forage 13), elle est de 14,5 m, et la plus forte est de 85 m (forage 15) sur un témoin de plateau latéritisé au nord de l'aéroport Bangui-Mpoko et au NO du forage 18.

Les données, acquises à partir des observations des forages réalisés dans le cadre de l'étude AJCI (1999), nous confirment donc l'existence d'une dépression orientée Nord-Sud dans la zone d'étude. Ce fossé est limité par des failles et a été formé par leurs rejeux.

Ainsi sur le flanc ouest du fossé, la faille apparaît comme un linéament qui délimite la plaine alluviale au coeur de Bangui, du plateau de Fatima à l'ouest de la ville. Elle part de l'embouchure de la rivière Mpoko et rejoint l'aéroport de Bangui-Mpoko selon une orientation NNO-SSE.

Plusieurs dépressions se sont formées le long de ce linéament, qui se caractérise par l'émergence de sources et l'existence de sols hydromorphes.

En revanche, sur la frange est de la dépression, la faille est notée le long du pied de l'escarpement ouest des collines de Gbazabangui. Elle est presque parallèle à la faille du côté ouest et suit une même direction (NNO-SSE) en délimitant les collines et le piémont. Cette faille, du côté est, semble se ramifier dans le secteur de Kassaï.

précédent sommaire suivant