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Evaluation economique de l'éducation : environnement macro-economique, allocation et repartition des ressources au niveau du secteur éducation/formation

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par Assi Jean-Claude N'CHO
ENSEA-Abidjan - Ingénieur des travaux statistiques 2012
  

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CHAPITRE V : EVALUATION ECONOMIQUE DES POLITIQUES EDUCATIVES

I. ANALYSE ECONOMIQUE DE FINANCES PUBLIQUES DE 1990 A 2012

Dans les années 1990, la plupart des pays d'Afrique Subsaharienne dont la Côte d'Ivoire ont été confrontés à de nombreuses contraintes financières pour couvrir leurs charges récurrentes devenues au fil des années non soutenables. Des restrictions préconisées par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International ont permis de réduire le déficit de manière considérable, non sans nuire gravement au financement public en faveur du secteur Education10(*). En effet, entre 1991 et 1995, le montant des dépenses publiques courantes pour l'éducation en pourcentage du PIB passe de 6,9 à 3,9 %, une diminution considérable sur une période aussi brève, comme on peut le voir dans la partie droite du tableau 2.

En analysant les dépenses publiques courantes d'éducation, on note une augmentation en valeurs nominales de 1990 à 2012, de 220,6 milliards de Fcfa à 563,2 milliards de Fcfa (soit un facteur de 2,6). L'évolution est moins favorable en termes constants (Fcfa de l'année 2012) puisqu'une baisse significative est observée. Celle-ci est spécialement forte entre 1990 et 1995, passant de 679,6milliards en 1990 à 344,2milliards en 1995 (une baisse de près de 50%). Après cette année difficile, les dépenses publiques d'éducation augmentent progressivement pour atteindre 563,2 milliards en 2012.

Tableau 2 : Evolution des dépenses de l'Etat pour le secteur Education

Années

Dépenses de l'Etat (en milliards de FCA)

Dépenses publiques d'éducation

Dépenses courantes éducation

Dépenses totales éducation

Courantes

Invest

Totales

% Dep cour hors dette

% PIB

Partdep d'Educ dans le budget (%)

Part dep l'Educ dans le PIB (%)

Courantes hors dette

Service de la dette

Capital

Totales

Valeur courante

Valeur constante 2012

/Pop 6-15 ans (const. 2012)

Nat+ Bail

1990

619,9

288,4

74,7

983,0

220,6

679,6

162 188

3,0

223,6

35,6

7,5

22,7

7,6

1991

563,6

323,1

87,1

973,8

203,8

630,2

141 710

3,0

206,8

36,2

6,9

21,2

7,0

1992

545,1

307,7

89,5

942,3

198,6

622,6

127 346

1,5

200,1

36,4

6,7

21,2

6,8

1993

537,2

255,9

90,8

883,9

199,9

589,9

120 046

3,5

203,4

37,2

6,4

23,0

6,5

1994

619,5

334,2

195,0

1148,7

207,5

381,3

90 573

13,5

221,0

33,5

4,5

19,2

4,8

1995

719,3

343,2

280,1

1342,6

212,6

344,2

82 795

23,6

236,2

29,6

3,9

17,6

4,3

1996

771,1

322,2

304,0

1397,3

231,4

354,5

83 665

20,5

251,9

30,0

3,7

18,0

4,1

1997

838,4

303,2

372,3

1513,9

250,3

366,0

83 479

27,2

277,5

29,9

3,7

18,3

4,1

1998

857,5

286,3

455,9

1599,7

264,3

363,6

81 037

16,6

280,9

30,8

3,5

17,6

3,7

1999

887,7

298,6

327,6

1513,9

278,2

381,5

84 968

34,0

312,2

31,3

3,6

20,6

4,0

2000

840,5

308,1

209,6

1358,2

272,4

380,2

79 678

10,2

282,6

32,4

3,7

20,8

3,8

2001

894,3

259,7

143,3

1297,3

287,6

382,1

79 169

13,4

301,0

32,2

3,7

23,2

3,9

2002

1056,1

244,9

257,1

1558,1

331,6

412,8

87 120

20,2

351,8

31,4

4,1

22,6

4,4

2003

1170,8

231,4

213,1

1615,3

334,9

437,2

83 865

18,3

353,2

28,6

4,2

21,9

4,4

2004

1223,4

181,4

228,2

1633,0

336,5

453,9

81 894

24,2

360,7

27,5

4,1

22,1

4,4

2005

1280,9

177,5

235,3

1693,7

352,2

451,8

81 270

17,5

369,7

27,5

4,1

21,8

4,3

2006

1426,2

131,9

279,4

1837,5

360,9

400,1

79 934

21,8

382,7

25,3

3,9

20,8

4,2

2007

1522,0

138,8

271,2

1932,0

392,0

430,9

83 593

27,3

419,3

25,8

4,1

21,7

4,4

2008

1559,3

435,9

318,9

2314,1

434,1

494,4

102 135

33,8

467,9

27,8

4,2

20,2

4,5

2009

1829,6

308,5

395,8

2533,9

448,2

497,1

101 893

52,6

500,8

24,5

4,1

19,8

4,6

2010

1921,5

581,8

420,4

2923,7

511,3

543,7

109 070

49,0

560,3

26,6

4,5

19,2

4,9

2011

1918,9

791,5

340,1

3050,5

467,1

487,2

95 471

34,3

501,4

24,3

4,3

16,4

4,6

2012

2 049,9

460,4

649,3

3 159,5

563,2

563,2

107 613

56,6

619,8

27,5

4,8

19,6

5,3

Source : RESEN (1990-2007), MEF (2008-2012), nos calculs

Cette évolution relativement défavorable des dépenses publiques courantes d'éducation est accentuée d'avantage lorsqu'on la rapporte à la population qu'elle devrait potentiellement couvrir.

Graphique 3 : Dépenses publiques courantes d'éducation par jeune de 6-15 ans (en Fcfa de 2012) 1990-2012

Source : RESEN (1990-2007), MEF (2008-2012), nos calculs

Graphique 4 : Evolution de la priorité de l'Etat pour l'éducation au sein des dépenses courantes de l'Etat (hors dettes) 1990-2012

Source : RESEN (1990-2007), MEF (2008-2012), nos calculs

En analysant l'évolution de la priorité budgétaire accordée à l'éducation, l'on remarque que la situation peu favorable du financement public de l'éducation tient en partie au fait que le secteur fait aujourd'hui l'objet d'une priorité intersectorielle beaucoup moins importante qu'elle ne l'était au début des années 1990. Pour identifier cet aspect, le graphique 5 utilise le rapport entre les dépenses publiques courantes pour le secteur et les dépenses publiques globales courantes de l'Etat hors service de la dette.

Cette statistique se situait au-delà de 35 % au début des années 1990, un niveau qui plaçait la Côte-d'Ivoire parmi les pays du monde qui donnaient la plus forte priorité à son secteur de l'éducation. Mais la valeur numérique de cette statistique a significativement baissé depuis cette période, comme on peut l'observer dans le graphique 5, pour se situer à 27,5 % en 2012.

L'analyse de la part du PIB allouée à l'éducation fait ressortir le même constat. Cette statistique était de 7,6% en 1990 et a baissé jusqu'à atteindre en 1998 la valeur de 3,7%. A partir de 2000, elle a oscillé entre 4 et 5,5%. Cette statistique confirme l'augmentation à un rythme moins rapide des ressources allouées à l'éducation comparativement à celui du PIB.

Graphique 5 : Evolution du PIB alloué au secteur Education (1990-2012)

Source : RESEN (1990-2007), MEF (2008-2012), nos calculs

* 10Au début des années 1990, face à la persistance de la crise, les salaires des enseignants recrutés étaient pratiquement réduits de moitié, sans avancement à la fonction publique, d'où le phénomène de« salaires à deux vitesses »entreles enseignants dit « décrochés » et ceux « raccrochés » frappés par les mesures de restriction budgétaire.

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"Nous voulons explorer la bonté contrée énorme où tout se tait"   Appolinaire