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L'impact de deux types d'échauffement "classique" et "russe" sur la performance sportive


par Said ZERZOURI
Université de Dijon - Diplome Universitaire de Préparateur Physique 2014
  

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1-e- Modification de la courbe vitesse-force :

D'après Dellal A. (2008), une hausse de la température corporelle de 2°C va permettre d'augmenter la vitesse de contraction musculaire de 20% (Ranatunga WK., 1984). D'autres études (Binkhorst RA. et coll., 1981 ; Ranatunga WK. et coll., 1987 ; Asmussen E. et coll., 1976 ; Bergh U. et Ekblom B., 1979) n'ont trouvé presque aucun effet de la température musculaire sur la force maximale, par contre ils ont constaté l'influence de l'élévation de la température musculaire sur la puissance et la force aux vitesses rapides. L'échauffement a donc une influence plus marquée sur les performances impliquant une vitesse d'exécution élevée (Cometti G. et coll., 2006).

1-f- Augmentation de la thermorégulation :

L'élévation de la température musculaire impose à l'organisme de stoker de la chaleur. Hors cette capacité est limitée. Au cours d'efforts de longue durée la quantité de chaleur va augmenter et l'organisme risque de ne plus pouvoir encaisser l'augmentation de la température pour éviter l'hyperthermie qui est un facteur limitant pour la performance. Pour les efforts longs, il est donc déconseillé de trop élever la température musculaire et centrale (Cometti G. et coll., 2006).

2- Les effets indépendants de la température :

2-a- Elévation du niveau de consommation d'O2 :

Weineck J. (1990) explique ce facteur en disant que dans les disciplines sportives où le système cardiopulmonaire est facteur limitant de la performance, l'échauffement actif général active les principaux facteurs de la performance, en élevant les débits cardiaque et respiratoire tout comme le volume sanguin en circulation.

L'échauffement a pour but de réduire au minimum le délai d'ajustement, c'est-à-dire d'amener les grandeurs cardiopulmonaires et hémodynamiques de la performance à un niveau de départ suffisant pour permettre la mise en route des mécanismes de régulation de manière coordonnée.

Selon Cometti G. et coll. (2006), avec un échauffement approprié, on fait monter la consommation d'O2 et on peut alors commencer la compétition avec une participation plus élevée des mécanismes aérobies. Par ailleurs les réserves anaérobies utilisées au début de l'exercice vont pouvoir en grande partie se reconstituer pendant les minutes qui séparent la fin de l'échauffement du début de la compétition. L'athlète va donc économiser de l'énergie anaérobie qu'il va pouvoir utiliser en fin d'effort (Bishop D., 2003a). Ceci nécessite le respect d'une condition : le temps entre la fin de l'échauffement et le début de la compétition ne doit pas dépasser 5 minutes, sous peine de voir le niveau de consommation d'O2 baisser et l'effet bénéfique disparaitre, car dans ce cas l'effort produit pour élever la consommation d'O2 n'aura servi qu'à dépenser de l'énergie pour rien.

L'efficacité de cette procédure d'échauffement est attestée par des études qui montrent une plus grande contribution des processus aérobies (Gollnick PD. et coll., 1973 ; Stewart IB. et Sleivert CG. 1998) ou une moindre dette d'oxygène (Andzel WD. 1982, Cutin et coll., 1976 ; Di Prampero PE. et coll., 1970).

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