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Construction sociale des processus décisionnels en matière d'usage des pesticides par les maraichers de Sèmè-Kpodji

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par Daleb Abdoulaye Alfa
Université d'Abomey-Calavi - DEA 2014
  

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CHAPITRE III : AU VILLAGE MARAICHER DE SEME-KPODJI (VIMAS)

Il est question de faire dans un premier temps l'historique de la création du site et son mode de fonctionnement actuel, et dans un second temps exposer la connaissance des maraichers sur les ravageurs, les maladies des plantes et les pesticides.

1. HISTORIQUE DE VIMAS

Le village maraicher de Sèmè-Kpodji est le site où les maraichers de Cotonou et ceux de Sèmè- Kpodji s'installent progressivement. Ce site a été octroyé suite aux séries de problèmes fonciers dont les maraichers de Cotonou ont été victimes. En effet, la quasi-totalité des sites de maraichage à Cotonou appartient soit à une structure multinationale (le cas du site de Houeyiho, appartenant à l'ASECNA), soit à des privés soit à l'état béninois (cas du site de la coopérative des maraichers des cocotiers que l'état a cédé en partie pour la construction du siège de la Banque Mondiale au Bénin). Les différents propriétaires n'acceptant jamais d'accorder une autorisation écrite d'exploitation aux groupements maraichers concernés, la production se réalise dans un contexte de menace permanente, de délocalisation ou de cessation d'activités. Les maraichers de Cotonou ont encore en mémoire l'âpre souvenir de la fermeture en 1995 du périmètre maraicher de Houeyiho par l'ASECNA lors du 4e sommet de la francophonie. Il y a aussi la destruction sans dédommagement de plus de deux (2) hectares de cultures maraichères en face de Bénin Marina Hôtel. Cet état de chose, constitue un obstacle pour les maraichers dans l'obtention de micro-crédits et ne les encouragent pas non plus à investir dans leur activité (Déguénon, 2000).

C'est tenant compte de toutes ces difficultés que des démarches ont été menées en 1999 par l'union communale des producteurs de Cotonou auprès des responsables du ministère de l'agriculture afin de bénéficier d'un espace de culture plus vaste et plus sécurisant. En amont de ces démarches, un séminaire a été organisé en octobre 2000 avec l'appui de certains partenaires au développement et structures étatiques. On peut citer le Programme de Professionnalisation de l'Agriculture au Bénin (PPAB) ayant pour mission le renforcement des capacités des Organisations Paysannes et de leurs responsables qui a été d'une grande utilité sur les points afférents à la constitution et le fonctionnement des groupes de réflexions, les travaux de prospection des terres. Egalement, la GTZ (Gesellschaft für technische Zusammenarbeit), ou la «Coopération technique Allemande», qui est une organisation sans but lucratif appartenant au gouvernement fédéral Allemand a apporté un soutien financier pour l'organisation du séminaire et aussi la délimitation et le morcellement de 250 hectares. L'Institut Africain de Gestion Urbaine (IAGU) qui est une ONG internationale  spécialisée dans la recherche-développement, l'appui technique, la formation et l'information ; et la Chambre Nationale d'Agriculture du Bénin (CNAB) qui est l'institution consulaire de représentation permanente des intérêts agricoles auprès des pouvoirs publics et des organismes d'appui (Etat, Collectivités territoriales, Partenaires au développement du secteur agricole et rural) ont été très utiles par leurs actions d'information, de formation et de sensibilisation.

Toute cette effervescence a conduit à l'octroi d'un domaine de 400 hectares par l'Etat à Sémè-Kpodji par un arrêté ministériel fixant les conditions d'exploitation du site en 2002 sans préciser la durée du bail (Déguénon, 2000).

Depuis l'octroi du site, ce n'est quand 2004 que le domaine a commencé par être véritablement exploité par une centaine de maraichers avec la création du Village des Maraichers de Sèmè Kpodji (VIMAS). VIMAS est une association constituée de représentants de maraichers de Sèmè-Kpodji dont le bureau est composé d'un président, d'un secrétaire, d'une trésorière et d'un chargé de sécurité.

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