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Aide au développement peut-elle aider l'Afrique noire à  se lancer au développement durable?

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par Jean-Paul Jean-Paul NABONA BISIMWA
Université Libre dà¢â‚¬â„¢Uvira et des Grands Lacs, ULUGL en sigle - Master complementaire  2012
  

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Section 3 : Coordination des donateurs et efficacité de l'aide

Le problème fondamental ici est d'identifier l'impact que le manque de coordination peut avoir sur l'efficacité de l'aide. Ceci peut se faire à travers l'étude de l'impact de la coordination sur la conditionnalité et les politiques économiques des pays récipiendaires. En effet, nous avons montré plus haut que la qualité des institutions et des politiques inappropriées expliquent le sentier de croissance en Afrique. On peut alors se demander comment le manque de coordination influencet-il les institutions et les politiques économiques dans les pays receveurs. Comment la politique d'aide peut-elle être plus efficiente à travers la coordination des donateurs?

1. Coordination et gouvernance dans le pays receveur

Le terme « coordination » en matière de l'aide au développement fait référence à « l'harmonisation » des politiques d'aide, au niveau des donateurs. Selon Balogun (2005), la coordination est caractérisée par trois facteurs principaux:

> L'uniformisation des politiques en matière de planification, de management et de déboursement de l'aide

> La simplification progressive des procédures en vue de réduire leur fardeau excessif pour les gouvernements partenaires (receveurs)

> Le partage des informations dans le souci de promouvoir la transparence et d'améliorer l'organisation des projets et programmes de développement.

Le problème de coordination de l'aide internationale occupe une place de plus en plus importante dans le débat sur l'efficacité de l'aide. Ceci à la suite du constat selon lequel, la non harmonisation des pratiques au niveau des donateurs constitue une explication importante de l'échec de la conditionnalité de l'aide internationale. Nous avons montré plus haut qu'en allouant l'aide selon la logique d'efficacité, l'aide peut inciter le receveur à l'effort (améliorer la qualité de la gouvernance). Le manque de coordination est donc une source d'inefficacité de l'aide internationale.

En effet, selon Torsvik (2005), sans la coordination au niveau des donateurs, l'aide n'exerce aucun effet sur la qualité des politiques et institutions dans le pays receveur. Dans son modèle, la fonction d'utilité du gouvernement receveur a deux composantes : la consommation des riches, et celle des pauvres. Se pose alors la question de savoir si l'aide permet dans cette situation d'augmenter l'incitation du gouvernement receveur à utiliser les ressources domestiques pour aider ses pauvres. Il montre que si le receveur n'a pas les mêmes priorités que les donateurs, et si aucun contrat effectif ne permet d'aligner leurs intérêts, on débouche sur un conflit. Il montre ensuite que si les donateurs peuvent s'unir, un contrat d'aide conditionnelle qui influence les « politiques économiques » du gouvernement receveur est toujours souhaité avec la coordination. Quand un gouvernement receveur traite à la fois avec plusieurs donateurs, avec des accords différents, il peut se trouver en face de conditionnalités conflictuelles. Aucun engagement ne sera dans ce cas honoré, et cela se solde par l'échec de la conditionnalité et une bureaucratie excessive (Knack et Rahman, 2004). L'aide extérieure sera alors utilisée pour financer la consommation des riches; son efficacité sera dans ce cas faible.

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