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Aide au développement peut-elle aider l'Afrique noire à  se lancer au développement durable?

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par Jean-Paul Jean-Paul NABONA BISIMWA
Université Libre dà¢â‚¬â„¢Uvira et des Grands Lacs, ULUGL en sigle - Master complementaire  2012
  

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2. Problème du passager clandestin en l'absence de coordination

d'institutions qui opèrent à la fois dans ce domaine notamment à travers l'aide, les responsabilités en matière de succès ou d'échec sont diffuses, et aucun donateur isolé ne se sent en situation d'obligation de résultat dans le pays receveur. Aucun donateur ne se sent responsable des réussites ou de l'échec de l'aide. Se pose alors le problème du « passager clandestin ». Les donateurs s'attachent plutôt dans ce cas à leurs propres intérêts (politiques, stratégiques, commerciaux, énergétiques, sécurité, ...). Chaque donateur cherche à marquer sa présence sur le terrain, et les actions en matière de développement sont plutôt diffuses, avec des objectifs de développement différents selon les donateurs. Il en résulte un résultat moindre en matière de développement global (Knack et Rahman, 2004).

3. Multiplicité des coûts et alourdissement de la bureaucratie

Lorsque plusieurs donateurs financent à la fois un même projet ou programme dans un pays donné (financement conjoint), le manque ou une insuffisance de coordination engendre une augmentation des coûts de transactions ; définis selon Brown et al. (2000) comme les coûts de préparation, de négociation, du monitoring et d'applications des accords. La multiplicité des donateurs qui opèrent dans un même pays receveur est un facteur qui influence négativement la bureaucratie de l'aide (Knack et Rahman, 2004). Le receveur doit faire face à une répétition de procédures avec différents donateurs. Il en résulte une multiplicité des Plusieurs autres auteurs (comme Easterly 2003 ; Alkali 1989)68 considèrent le fonctionnement de la bureaucratie de l'aide comme trop lourd, excessif. Ce qui expliquerait une bonne partie de l'échec de plusieurs projets de développement. En effet, la complexité et la lourdeur de la bureaucratie de l'aide fait que les décideurs sont parfois coupés, ou mieux n'ont pas de contact direct, avec les populations pauvres qu'ils prétendent aider. Ce qui fait que les réalisations ne répondent pas toujours aux attentes des populations bénéficiaires. Les contradictions enregistrées au Mali en 1995, où les meneurs des projets ont estimé les résultats satisfaisants, alors qu'une enquête menée auprès des populations pauvres quelques années plus tard a révélé carrément le contraire illustre bien cette situation.

En cas de financement conjoint, chaque donateur envoie des représentants sur place, qui sont souvent des expatriés. Leur prise en charge, incluse dans le budget représente de véritables manques à gagner. Alkali (1989) décrit comment la bureaucratie de l'aide a fonctionné au Nigeria entre 1981 et 1984. L'Etat de `'Baiuchi»a bénéficié du financement d'un projet de développement agricole, d'un montant de 132 millions de dollars US. Les principaux experts étaient tous des expatriés; et en tout, 64 personnes ont été expatriées et installées dans l'Etat de `'Baiuchi»durant quatre ans (1981-1984). Leurs traitements ont coûté 27 millions de dollars sur les 132 du budget d'aide (Easterly, 2003). Un autre cas très frappant est celui du Mozambique, où sur 405 projets de développement du Ministère de la Santé, les coûts administratifs avaient absorbé 30 à 40 pour cent des fonds alloués à ces projets (Wuyts 1996).

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