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Aide au développement peut-elle aider l'Afrique noire à  se lancer au développement durable?

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par Jean-Paul Jean-Paul NABONA BISIMWA
Université Libre dà¢â‚¬â„¢Uvira et des Grands Lacs, ULUGL en sigle - Master complementaire  2012
  

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4. Allocation inefficiente des ressources en l'absence de coordination

Un problème évident qu'un manque de coordination au niveau des donateurs peut créer est le partage de l'information. Un partage non optimal des informations entre différents donateurs, résultat d'une mauvaise coordination peut conduire à une allocation inefficiente des ressources d'aide entre les receveurs, et/ou à travers les différents projets. Certains secteurs peuvent faire face à un sur-financement alors que d'autres manquent de ressources comme ce fut le cas après le Tsunami de 2004. Si on considère que les projets sont complémentaires, le manque de coordination au niveau des donateurs qui entraîne une mauvaise allocation des ressources représente un facteur d'inefficacité de l'aide.

68 Voir par exemple `'the cartel of good intention: the problem of Bureaucracy in foreign aid», William Easterly (2003).

En somme, le manque de (ou une faible) coordination au niveau des donateurs génère plusieurs problèmes : celui du « passager clandestin », l'alourdissement de la bureaucratie de l'aide, la multiplicité des coûts. Ces facteurs constituent une source d'inefficacité de l'aide. Se pose alors la question de savoir pourquoi y a-t-il un manque ou une insuffisance de coordination au niveau de l'aide internationale ? Une raison évidente est le fait que les différents donateurs aient souvent des intérêts dans les pays pauvres qu'ils veulent sauvegarder. Il arrive même que plusieurs donateurs soient en concurrence dans un pays donné (Bigsten, 2005). Le fait que la logique d'intérêt ou de proximité soit très pertinente dans l'explication de l'allocation internationale de l'aide au développement milite en faveur de cette thèse. L'aide internationale devient alors un élément de compétition entre les différents donateurs comme nous l'avons montré dans le chapitre précédent. Frey et Schneider (1986) aboutissent à la même conclusion.

En conséquence, la plupart des grands donateurs (pays développés) préfèrent procéder

par des accords bilatéraux qui constituent un moyen de protection de leurs intérêts. Si les donateurs veulent vraiment aider les pays pauvres, ils doivent revoir leurs pratiques actuelles. Il est notamment nécessaire que le système d'aide au développement soit bien coordonné. Une solution au problème de coordination est d'accorder une place plus importante aux bailleurs de fonds multilatéraux dans le système d'aide internationale. Quand le Président des Etats-Unis Harry Truman (1949) a proposé l'aide extérieure, il a exhorté les donateurs à « mettre en commun leurs ... ressources » pour une « entreprise coopérative dans laquelle toutes les Nations travaillent ensemble à travers les Nations Unies ... quand cela est réalisable ». Le rapport retentissant de la Commission Pearson (1969, 228-9) a insisté sur la nécessité de standardiser la planification, les programmes et l'évaluation des donneurs pour chaque bénéficiaire, mais aussi afin d'accroître fortement la part de l'aide passant par les multilatéraux. Plus récemment, le rapport de la Commission Blair (2005) parle du besoin d'outils de coordination tels que « des évaluations conjointes des besoins », pour améliorer l'impact de l'aide en Afrique. Il est alors temps, que des actions concrètes se réalisent pour une meilleure coordination de l'aide. L'ONU pourrait par exemple être le principal centre de décision. Cela affectera la gouvernance dans les pays receveurs et par là, l'efficacité de l'aide au développement.

Une des caractéristiques principales de l'aide Marshall (souvent citée comme un succès) est que les pays receveurs traitaient avec un seul donateur. Un autre exemple est le cas de la Chine, qui a opéré des réformes substantielles pour entrer dans l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Plus récemment, les pays d'Europe de l'Est qui traitent avec un donateur principal, l'Union Européenne (UE), ont opéré des changements institutionnels importants dans le souci d'entrer dans l'Union. Ces pays ont significativement et rapidement amélioré la qualité de leurs institutions et la gouvernance en général; ce qu'ils n'ont pas pu réaliser avec la communauté internationale tout entière depuis l'après-guerre. Le Succès de l'aide en Corée du Sud, à Taiwan et au Botswana aussi est en parti dû au fait que ces économies faisaient face à un seul donateur ou un donateur dominant (Knack et Rahman, 2004). Au contraire, la plupart des pays récipiendaires aujourd'hui qui traitent avec plusieurs donateurs à la fois avec des projets et programmes disparates comme c'est le cas en Afrique sub-saharienne ont du mal à adapter leur environnement politico-institutionnel aux exigences de l'heure. L'aide se solde dans la plupart de ces cas par un échec.

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