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Les échanges transfrontaliers entre la ville de Rosso Sénégal et la Mauritanie: Organisation et impacts

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par M. Souleymane DIALLO
Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal) - DEA de Géographie 2004
  

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b) Une volonté d'intégration toujours exprimée

Malgré les différends qui les opposent, les deux pays n'ont pas cessé d'avoir des relations « privilégiées » tant au sommet qu'aux niveau de la base. Ces relations sont visibles à travers les nombreuses tentatives de mise en musique d'une politique d'intégration économique, sociale et culturelle. Au cours de l'histoire récente, les deux pays se sont regroupés dans des organisations inter étatiques qu'ils ont tous les deux contribué à mettre en place avec d' autre pays du Bassin pour favoriser l' unités des Etats et des populations autours de projets de développement économique et sociale commune. Les organisations mises sur pieds sont nombreuses mais leurs fortunes seront diverses avec des ambitions qui étaient presque à chaque fois identiques.

Ces manifestations de la volonté des Etats à l'intégration sont exprimées à travers la création, juste après leur accession à l'indépendance en juillet 1963 à Bamako (Mali), du Comité Inter Etat (CIE) pour l'aménagement du bassin du sénégal. C'est le CIE qui décidera plus tard du statut du fleuve Sénégal auquel il confère le statut de fleuve international. Il tombera vite en désuétude et sera remplacé, cinq années seulement après sa création, par l' OERS (l'Organisation des Etats Riverains du Sénégal) en 1968. L' OERS avait comme objectif majeur de « favoriser un climat de compréhension et de stimuler la solidarité entre les Etats », « de favoriser le développement et l'indépendance économique des Etats membres ainsi que leur progrès social », « de promouvoir et d'intensifier les échanges commerciaux, la circulation des personnes et des biens dans les Etats membres »38(*). Cette organisation, suite aux malentendus survenus entre sénégalais et guinéens sera contrainte à la disparition. Elle sera finalement « remplacée » en 1971 par l' OMVS (l'Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal). Elle sera portée sur les fonds baptismaux avec comme ambitions : « la promotion et la coordination des études et des travaux de mise en valeur des ressources du Bassin du fleuve Sénégal sur les territoires des Etats membres. » (Article premier de la convention créant l' OMVS)39(*). De toues les organisations qui l'on devancé dans le champ de l'intégration sous régionale, l' OMVS est la seule a avoir fait des réalisations concrètes dont la portée est ressentie par tous ses Etats membres. L'exemple le plus approprié est la construction des Barrages de Diama et de Manantali.

Les deux voisins ont aussi cheminé ensemble au sein de la CEDEAO (communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest) jusqu à ce la Mauritanie décide de la quitter en 1999. Il faut aussi signaler que la Mauritanie ne fait pas partie de UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine)40(*).

Malgré les efforts énormes et les intérêts communs poursuivis à travers ces organisations internationaux, les deux pays n'ont pas su se prémunir d'un conflit frontalier dont nous allons tenter de décrypter ici les tenants.

* 38 Mahamadou MAIGA, 1992, « l'intégration de l'Afrique de l'Ouest en 2011 », CODESRIA, Dakar.

* 39 Mahamadou MAIGA., 1995, idem, p 216

* 40 Union regroupant les pays ouest africains utilisant le franc CFA.

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