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Les échanges transfrontaliers entre la ville de Rosso Sénégal et la Mauritanie: Organisation et impacts

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par M. Souleymane DIALLO
Université Gaston Berger de Saint-Louis (Sénégal) - DEA de Géographie 2004
  

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CHAPITRE III: LES FACTEURS DE DEVELOPPEMENT DES ECHANGES TRANSFRONTALIERS

Les échanges transfrontaliers sont essentiels pour le développement de la ville de Rosso Sénégal. Ils en ont fait, une ville célèbre, dynamique,  active et fluide. Comme toute activité de développement, leur extension est lié à un ensemble de facteurs aussi bien endogènes qu'exogènes qui, finalement, en définissent les aspects et en orientent l'évolution. Les relations pouvant exister entre les différents aspects tant géographiques, économiques, sociales, culturelles, géopolitiques et bien d'autres, ont des impacts qui peuvent être mitigés, pour dire en d'autres termes qu'elles peuvent militer, oui ou non, en sa faveur. Nous allons, dans le contexte précis de notre cadre d'étude, mesurer le poids de chacun de ces facteurs sur l'essor des échanges transfrontaliers.

1. Les aspects politiques des échanges transfrontaliers.

Les échanges transfrontaliers comportent une dimension politique. Ainsi, ils apparaissent comme des indicateurs qui permettent de prendre conscience et de mieux évaluer «l'état de dépendance qui peut subsister entre deux Etats qui partagent une même frontière»47(*). Cette relation découle du fait que les Etats n'ont pas les mêmes niveaux de développement et restent forcément liés par un système d' interdépendance qui résulte de la différence entre leurs ressources respectives, leurs types de production, leurs politiques économiques (qui ne sont pas toujours identiques), la nature de leurs demandes sociales, les exigences que leurs imposent les options de développement qu'ils ont adoptées et les exigences de la géopolitique (qui les poussent à nouer et à maintenir des relations avec d'autres Etats).

a) Une exigence géopolitique

Comme le dit si bien SINJOUN48(*), « les relations internationales africaines sont marquées par l'interdépendance entre les Etats et les acteurs internationaux ». Cette dépendance interétatique est un phénomène connu de tous. Elle entre dans le cours normal de la marche des nations. Cependant, tous les lieux du territoire national ne sont pas, au même niveau, concernés. Elle devient une réalité vécue, au quotidien au sein des espaces transfrontaliers et surtout dans les villes et villages qui les composent. La frontière est une réalité politique. Elle structure, à la limite, la vie économique et sociale des cités bordières grâce à l'installation et au développement d'activités qui accompagnent les échanges.

C'est dans cette logique politique que s'inscrivent les Etats du Sénégal et celui de la Mauritanie qui, depuis leurs indépendances respectives, ont cultivé des relations diplomatiques et économiques qui ont permis l'existence d'un environnement propice aux échanges entre leurs deux territoires.

L'une des nombreuses conditions nécessaires à l'installation d'une activité transfrontalière dense et dynamique est, de tout évidence, l'existence de relations diplomatiques « solides », de l'effectivité d'une vie des relations (voies de communication) favorable aux déplacements, des conditions de paix qui font qu'une frontière est rigide ou souple pouvant occasionner une discontinuité ou un prolongement du territoire.

* 47 Emmanuel GREGOIRE, 1992 : Quelques aspects des échanges transfrontaliers entre le Niger et le Nigeria in les terrains du développement, approche disciplinaire des économies du Sud, ORSTOM, pp.153-160.

* 48 Luc SINJOUN, (2002), « Les relations internationales africaines : entre Etats en crise et flux transnationaux », CODESRIA, Dakar, 95p.

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