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Réformes macroéconomique et intégration par le marché dans la CEMAC

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par Michel Dieudonné MIGNAMISSI
Université Yaoundé II - DEA 2008
  

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1.1.1. Les grandes motivations de l'intégration en Afrique centrale

Si en Europe l'idée d'intégration naît du souci de préservation des idéaux de paix après la période belliqueuse des années 40, en Afrique et en Amérique latine, cette idée naît de la nécessité de substituer les importations. Les pays choisissent ainsi de fédérer les potentialités productives sous-régionales (Gbetnkom, 1996).

Sur le plan théorique, Balassa (1961) est incontestablement considéré comme le père de l'intégration économique. A la suite des travaux pionniers de Viner (1951), il admet qu'en fonction du degré de réduction et d'élimination des barrières commerciales, d'harmonisation et d'unification des politiques, le processus d'intégration passe par cinq principales phases: la Zone de Libre-échange (ZLE) ; l'Union Douanière (UD) ; le Marché Commun (MC) ; l'Union Monétaire (UM) et l'Intégration Economique Complète (IEC).

Cet examen des étapes de l'intégration économique révèle l'intervention de la variable monétaire dans le processus d'intégration, notamment à l'étape de l'UM. La théorie économique s'est également développée dans une direction qui examine l'opportunité et l'intérêt des progrès de l'intégration monétaire. Cela est le cas en Zone CEMAC. En plus, le processus de déstructuration - restructuration a eu un impact significatif sur les pays de la zone. On assiste fondamentalement à une structuration commerciale et monétaire. Sur le plan réel, les pays sont structurés comme des fournisseurs des matières premières. Sur le plan monétaire, il s'agit pour la colonie de former un coussin de sécurité pouvant faire face aux chocs externes (déséquilibre de la balance des paiements) de la métropole. C'est ainsi que dans les années 30 et 40, la France avait créé dans chacune de ses colonies une monnaie rattachée au franc français. À la fin de la seconde guerre mondiale, les monnaies de ces colonies ont été réunies dans le franc des Colonies Françaises d'Afrique (FCFA), sa parité ayant été fixée en octobre 1948 à 50 FCFA pour 1 franc français17(*).

Ainsi, l'intégration économique en Afrique centrale a un caractère externe à sa dynamique, c'est-à-dire suscité de l'extérieur par les métropoles. Dans cette logique, les canons d'intégration risquent d'échapper au contrôle des acteurs concernés. Ce processus pourrait ainsi être contraire aux idéaux des pays qui sont sensés être intégrés. Mais peu à peu, les pays se sentent responsables et ambitionnent de se déconnecter de la métropole.

Les différentes motivations ayant débouché sur la spécialisation des pays de la Zone CEMAC et un renforcement de l'intégration verticale (Nord-Sud), il convient à présent de s'intéresser à la face de cette intégration avant les réformes.

* 17 Initialement, le Franc CFA était émis par la Caisse Centrale de la France d'Outre-mer. Cependant, après l'accession à l'indépendance au début des années 60, la responsabilité de l'émission monétaire et de la supervision du fonctionnement de la Zone a été dévolue à deux Banques Centrales régionales, à savoir la BEAC et la BCEAO. La première émet le Franc de la Coopération Financière d'Afrique, et la seconde émet le Franc de la communauté Financière d'Afrique. Il convient tout de même de noter que la parité des deux francs est la même (Hadjimichael et Galy, 1997).

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