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L'impact des mesures fiscales pour lutter contre le réchauffement climatique

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par Dièye Papa/ Diop Massal/ Samb Awa
Université Nancy 2 - Master Economie Appliquée 2007
  

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Introduction

La protection de l'environnement et le souci d'assurer les conditions d'un développement équilibré à long terme ont pris depuis les années 1970 une place croissante dans le débat public et dans la politique gouvernementale.

Le Grenelle de l'environnement est un ensemble de rencontres politiques organisées en France en octobre 2007, visant à prendre des décisions à long terme en matière d'environnement et de développement durable. Le terme « grenelle » renvoie aux accords de grenelle de mai 1968, et désigne par analogie un débat multipartite réunissant des représentants du gouvernement, d'associations professionnelles et d'ONG (Organisation Non Gouvernementale).

Créé le 27 septembre 2007 et Actualisé le 16 octobre 2007, ayant le défi du changement climatique, la préservation de la biodiversité et la prévention des effets de la pollution sur la santé, l'organisation du Grenelle Environnement portée par Jean Louis BORLOO (Ministre de l'écologie, énergie, développement durable et aménagement du territoire), Dominique BUSSEREAU (Secrétaire d'Etat charger des transport auprès du Ministre de l'écologie) et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET (secrétaire d'Etat charger de l'écologie auprès du Ministre de l'écologie), vise à créer les conditions favorables à l'émergence de cette nouvelle donne française en faveur de l'environnement.

Le grenelle s'appuie sur les travaux des groupes/collège c'est-à-dire un groupe de travaille d'une cinquantaine de personnes. Le processus est inédit en 3 phases : d'abord une consultation nationale du 6 juillet au 25 septembre 2007 à paris suivi d'une présentation du résultat des consultations nationales à l'assemblée et au sénat, ensuite un débat dans les régions sous forme de réunions interrégionales et participation sur internet et enfin les tables rondes du grenelle de l'environnement et la déclaration du président de la République.

Il réunira pour la première fois l'Etat et les représentants de la société civile afin de définir
une feuille de route en faveur de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables.

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Il doit aboutir à la fin du mois d'octobre à un plan d'action de 15 à 20 mesures concrètes et quantifiables recueillant un accord le plus large possible des participants. Ce plan, dont les mesures seront évaluées a priori et a posteriori, sera donc un point de départ à la mobilisation de la société française pour inscrire son développement dans une perspective durable.

La première phase est consacrée au dialogue et à l'élaboration des propositions au sein des groupes. Six groupes de travail seront constitués pour préparer cette échéance :

Le premier pour « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d'énergie », le deuxième pour « préserver la biodiversité et les ressources naturelles », le troisième« instaurer un environnement respectueux de la santé », le quatrième « adopter des modes de production et de consommation durables », le cinquième « construire une démocratie écologique » et le sixième « promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l'emploi et à la compétitivité ».

Les groupes de travail sont composés de 40 membres répartis en 5 collèges. Ces collèges ont pour vocation de représenter les acteurs du développement durable : l'Etat, les collectivités locales, les ONG, les employeurs et les salariés.

Ils ont pour mission de proposer des mesures et de déterminer les éventuels points de blocage.

Leur objectif est de faire émerger le plan qu'examineront les parties prenantes au mois d'octobre. Pour chaque proposition d'action, il conviendra de préciser les obstacles de toute nature (juridiques, sociaux, budgétaires, techniques) à leur exécution ainsi que les moyens de les lever.

Ainsi nous allons essayer d'étudier d'abord la présentation, par secteurs d'activités, de certaines mesures proposées et enfin une analyse critique de ses mesures.

Section 1 : Présentation, par secteurs d'activités, de certaines mesures proposées

La présentation des mesures qui sont en rapport avec le changement climatique peut être vu à travers les travaux du groupe de travail numéro 1 du grenelle de l'environnement.

En effet ce groupe rappelle la réalité incontestable du changement climatique et ses impacts.

L'objectif premier est de permettre aux générations futures de disposer des ressources dont elles auront besoin pour leur développement.

Le groupe estime que dans ce contexte, la France doit se placer dés maintenant sur la trajectoire d'une division par quatre de ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.

L'ambition de ses objectifs et la très grande diversité des secteurs qui émettent les gaz à effet de serre (transport, bâtiments, agriculture....) nécessitent la mobilisation de chacun sans exception et un programme d'actions faisant intervenir tous les leviers possibles.

La priorité est de parvenir à une réduction importante de la consommation d'énergie, dans tous les domaines, notamment les transports et le bâtiment qui, principalement pour le chaude, est aujourd'hui le secteur le plus consommateur d'énergie.

La nouvelle donne écologique touchera l'ensemble des secteurs économiques. Mais nous allons étudier en particulier les transports, le bâtiment et l'agriculture respectivement.

I. LES TRANSPORTS

Nous avons constaté que dans ce secteur, les émissions de gaz à effet de serre n'ont cessé d'augmenter ces dernières années (+ 22 % depuis 1990). Pour ce faire, des outils doivent être mise en place pour évaluer et piloter des démarches volontaires d'entreprises, d'administrations, de collectivités locales pour réduire leurs émissions mais aussi pour constituer un cadre qui va permettre de rendre obligatoire l'affichage des émissions de gaz à effet de serre des prestations de transport.

Ainsi avant toute nouvelle décision, il faudra un schéma national des nouvelles infrastructures de transport (routes, voies ferrées, aéroports, transport combiné...) pour évaluer globalement leur cohérence et leur impact sur l'environnement et l'économie, établir et évaluer une programmation régionale des infrastructures de transport mais aussi la promotion et l'utilisation des modes fluvial, ferroviaires et de cabotage maritime pour le transport de fret.

En application de ce principe, le groupe appelle à un plan national de développement du fret non- routier dont l'objectif sera d'amener le fret non routier de 14 % aujourd'hui à 25 % du fret total, en 15 ans. Ce plan combinera à la fois la généralisation du péage sans arrêt aux autoroutes, obligation d'affichage des émissions de gaz à effet de serre de chaque prestation de transports, éco-redevance ou taxe kilométrique routière, avec un accompagnement économique adapté pour les entreprises.

Mais aussi un programme ambitieux d'investissements sur les points critiques du réseau ferré, fluvial et maritime pour le remettre à niveau, ainsi que de nouveaux investissements : notamment des contournements d'agglomération pour le fret ferroviaire, des autoroutes ferroviaires sur les grands axes et plus largement du transport combiné rail-route, et des autoroutes maritimes.

Nous allons voir le secteur de transport dans des domaines particuliers :

a) Routes : Les investissements basculent de la route vers les rails. Toute nouvelle route devra être justifiée par un réel problème de sécurité ou de congestion, et le gouvernement s'engage à redéployer des moyens dans le ferroviaire.

b) Rail : D'après les informations quotidiennes, 2000 km de lignes à grande vitesse vont être lancés d'ici à 2020. L'Etat participera au financement à hauteur de 16 milliards d'euros. Le fret ferroviaire doit progresser de 25% jusqu'en 2012, avec la mise en place de deux grandes lignes nord-sud.

c) Transport urbain : 1500 Km de lignes supplémentaires de tramway dans les grandes villes seront construites hors Ile-de-France (l'Etat propose 4 milliards pour ce programme de 17 milliards).

Un plan volontariste de développement des transports collectifs (trains, métros, tramways, bus...) et de leur inter modalité, avec notamment un objectif de doublement des kilomètres de tramways et bus en site propre et dont les principales mesures sont présentées dans le rapport du groupe 1.

d) Aérien : Un programme est crée pour réduire de 50% les nuisances sonores en douze ans, et de et de 20% les émissions de CO2 d'ici à 2012 et de 40% d'ici à 2020. Le transport aérien doit rejoindre le système européen d'échanges des permis d'émission, et une taxe spécifique sur les vols intérieurs est étudiée quand existe une alternative ferroviaire.

Le plus important dans ce domaine est de rétablir le vrai coût du transport aérien dont les émissions augmentent rapidement, en l'intégrant dans le marché de quotas de GES, et par une taxe sur le kérosène augmentant le prix des trajets aériens qui sont desservis par une ligne ferroviaire à grande vitesse (par exemple sur le trajet Paris-Strasbourg, ou Paris-Londres), et en supprimant les subventions publiques aux compagnies à bas coûts (« low-cost »).

e) Maritime : Le lancement du projet de canal Seine-Nord et les autoroutes maritimes sur la façade atlantique sont confirmés.

f) Camions : Il faut prôner la réduction progressive et adaptée de la vitesse maximale pour les poids lourds après validation des premières expérimentations.

Une écotaxe kilométrique sur les poids lourds pour l'utilisation du réseau routier national non concédé d'ici à 2010 sera créée avant cette date. Elle sera compensée par une baisse de la taxe à l'essieu pour les camions français.

g) Voitures : Il faut rationaliser l'usage de l'automobile et amener les émissions moyennes de CO2 des véhicules automobiles en circulation de 176 g CO2/km à 130 g CO2/km en 2020 en combinant réglementation et incitation : réglementation à 120 g CO2/km en moyenne sur les véhicules neufs en 2012 (au lieu de 130 g dans les discussions actuelles), réduction de vitesse immédiate de 10 km/h sur les routes et autoroutes.

Instaurer une « écopastille » avec ristourne à l'achat pour les voitures neuves peu consommatrices et peu émettrices de CO2, financée par un malus annuel sur les voitures les plus polluants.

La France soutiendra le durcissement de la réglementation réclamé par Bruxelles. Un système de bonus-malus sur la base des émissions de CO2 du véhicule sera adopté, avec taxe pour les amateurs de 4x4 et une prime pour ceux qui choisiront les voitures les plus vertueuses.

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"I don't believe we shall ever have a good money again before we take the thing out of the hand of governments. We can't take it violently, out of the hands of governments, all we can do is by some sly roundabout way introduce something that they can't stop ..."   Friedrich Hayek (1899-1992) en 1984