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Investissement Direct Etranger au Maroc et politique d'attractivité

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par Sanae MAHRAZ
FSJES Meknes - Licence 2008
  

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4 Chapitre III : Théories d'explications de l'IDE :

Les principales théories explicatives de l'investissement direct étranger tirent leur origine de la théorie Ricardienne des avantages comparatifs telle qu'elle a été perfectionnée par l'apport Hecksher-Ohlin-Samuelson en matière d'égalisation des prix des facteurs de production.

Un ensemble des théories d'orientation marxiste a été largement développé dans les années 1960 et 1970 et qui appelaient a un renouvellement radical des relations entre les pays du centre et ceux de la periphérie.ces théories s'inscrivaient dans l'optique de la dépendance, du dualisme, de l'impérialisme et du néo-colonialisme.

Ø Théorie de l'avantage comparatif dynamique :

La théorie de l'échange international dans sa forme néo-classique et telle qu'elle a été présenté par Hecksher-Ohlin et formalisée ensuite par Samuelson et STOL ber, se fonde sur une série d'hypothèses : régime de concurrence parfaite sur les marchés des produits et facteurs, immobilité internationale des facteurs de production, des fonctions de production, des fonctions de production identiques dans les deux pays coéchangistes.

Dans ce modèle, l'information technologique sur les produits se présente comme libre et immédiatement disponible .ce qui explique l'identité des facteurs du processus de production à travers les pays.

Dans cette théorie, aux hypothèses si restrictives, il n'y aurait place pour l'échange international et qui serait déterminé par les couts comparatifs. Il n'est pas encore question d'investissement direct à l'étranger.

Le stock d'information étant supposé être libre, aucune firme dans un pays donné ne possède un avantage supérieur de connaissance pour lui permettre de concurrencer les firmes d'un autre pays.

L'échange se fonde sur les prix relatifs des biens, il joue le rôle d'un substitue partiel au libre mouvement des facteurs.

Cette nouvelle interprétation du théorème néo-classique permet de montrer que l'investissement direct à l'étranger est l'une des manières d'exploiter un marché étranger, tout autant que les exportations, incorporant dans un même cadre d'analyse les phénomènes d'échange et d'investissement international.(HUMBERT Marc : « Investissement international et dynamique de l'économie mondiale ».Economica 1999.)

Ø Approche en termes d'économie industrielle :

La firme, pour investir à l'étranger, doit bénéficier de certains avantages monopolistiques ou oligopolistiques, qui ne se sont pas possédés par ses concurrents locaux.

Au plan des facteurs, les sources d'avantages potentiels sont nombreuses : accès au capital, management, technologies etc.

L'accès au capital à meilleur marché que ses concurrents du pays hôte, même s'il n'est qu'un des facteurs permissifs d'expansion des investissements étrangers, il revêt une grande importance dans la décision d'investir à l'étranger.

C'est à H.Hymer(1960) que l'on attribue généralement la paternité de la formulation de l'approche de l'investissement étranger en termes d'économie industrielle : »dans un monde de concurrence parfaite pour les biens et les facteurs, l'investissement direct ne peut pas exister...pour que l'investissement direct prospère, il doit exister des imperfections sur les marchés des biens et des facteurs, y compris celles résultant d'un progrès techniques récents.

L'accent est mis alors sur la structure du marché et sur le comportement de l'entreprise comme catalyseur de l'investissement direct et non sur l'avantage comparatif national.

Sur le plan du marché des produits, le comportement oligopolistique se comprend mieux quand on s'attaque à repérer les imperfections ou les barrières auxquelles se heurte l'investissement étranger par rapport aux concurrents autochtones ou même à des concurrents étrangers déjà installés dans le pays d'accueil : coûts dus à l'information, inadaptation aux conditions sociales, légales ou économiques...

Face à ces coûts additionnels, R.Caves propose la théorie de la diversification des produits qui exprime la capacité pour un investisseur étranger, de diversifier la production lui permettant ainsi de pénétrer le marché oligopolistique.

Dans le même ordre d'idées, les économies d'échelle constituent également l'un des déterminants de l'investissement à l'étranger qui mettent en relief la puissance des firmes sur le plan de l'organisation industrielle, notamment, dans les domaines suivants : recherche-développement ; réseau de marketing, accès au marché des matières premières et des produits intermédiaires etc.

Ø Approche d'interdépendance oligopolistique :

Ces modèles sont moins taxés sur des avantages monopolistiques dus à l'imperfection des marchés qu'au comportement des firmes les unes par rapport aux autres .ils revêtent généralement deux formes : stratégies de défense, les stratégies de coopération.

Les stratégies de défense se fondent sur le fait que les firmes oligopolistiques ne peuvent ignorer les activités de leurs concurrentes, notamment, en matière de leur investissement dans des pays étrangers .Aussi, l'investissement à l'étranger devient un des instruments du jeu qui se déroulent entre grandes entreprises rivales à l'intérieur d'une structure de marché oligopolistique.

L'autre forme de modèle d'interdépendance oligopolistique réside dans la stratégie de coopération entre firmes : accords de partage de marché, exploitation en association de certains marchés extérieurs.

Derrière ces modèles récents d'interdépendance oligopolistique se dessine en filigrane la théorie des jeux dont la paternité revient à V .NEUMANN et MORGENSTERN et qui a pour objectif de préciser ce que sont des comportements rationnels et de dégager les principales caractéristiques de leur interaction avec les plus grands degrés de généralité possible.

Ø Théories de l'aversion au risque :

Cette théorie s'inscrit dans le prolongement des théories précédentes, tout en ajoutant l'élément d'incertitude dans les décisions de la firme.

En effet, le rendement et le risque constituent les déterminants majeurs de la sélection de l'investissement optimal.

Dans ce cadre, dans quelle mesure l'investissement direct étranger trouve-t-il sa signification ?

L'élément de réponse avancé considère que l'investissement étranger permet de réduire les risques d'une entreprise grâce à une plus grande diversification de ses actifs : théorie du portefeuille.

Pour cette théorie, l'investissement étranger n'est pas l'unique déterminant du portefeuille efficient (équilibre optimal entre risque et rendement), mais il joue un rôle important dans la recherche d'une décision optimale de la part de l'investisseur. C'est dans une telle perspective que l'IDE apparait comme un agent de diversification des actifs, un processus contribuant à équilibrer les risques avec la préférence pour la liquidité.

Cependant, si cette dernière suppose un comportement conservateur ou prudent de l'investisseur, R.Z.Aliber (1970) est allé plus loin en appelant à tenir compte d'une autre variable à savoir le risque de change ou l'incertitude au changement attendu du taux de change. Cette situation amène l'investisseur, qui a une aversion pour le risque a chercher une prime pour couvrir l'incertitude du risque de change et qui sera faible pour les monnaies considérées comme fortes sur le marché des changes et fortes pour les monnaies relativement faibles.

Ø Théorie de l'information :

L'information joue un rôle cardinal dans l'implantation des unités de production à l'extérieur. Or il est évident que cette information, sous ses diverses formes de connaissance, et particulièrement la création de produit, exige des ressources pour son développement. Ce qui pose au fond le problème du financement de la recherche et du développement. Deux grands types d'information peuvent être dégagés : les informations technologiques et les informations de commercialisation.

Si les informations d'ordre technologique posent les questions de l'invention, de l'innovation, de la science fondamentale et celle appliquée de la protection des découvertes, de l'obsolescence, de l'imitation perfectionnée ; les informations de commercialisation se référent plutôt aux questions ayant trait à l'adaptation du nouveau produit ou du nouveau processus de production aux conditions du marché, et aux recherches centrés sur la communication directe des informations aux consommateurs.

Pour H.JOHNSON le transfert des connaissances est le noeud du processus d'investissement direct à l'étranger et joue un rôle cardinal dans l'implantation des unités de production à l'extérieur.

Ø Théorie de la localisation :

Cette théorie cherche à identifier les variables spécifiques de localisation des firmes des pays d'origines sur les marchés étrangers. ces variables ont trait au coût des facteurs de production, à la structure du marché et aux mesures interventionnistes de l'Etat.

Parmi les variables de coûts qui influencent la localisation, cette théorie retient principalement le coût du travail et le coût de déplacement des produits ou des facteurs.

En effet, les imperfections dans le marché international du travail entraînent souvent la localisation du processus de production à l'étranger : exemple de l'assemblage d'éléments électroniques et de l'industrie de sous-traitance en général dans quelques pays en développement.

Du coté de la demande, la dimension et la croissance du marché sont les déterminants majeurs de la localisation extérieure. À cet égard, la firme recherche à la fois la dimension et les possibilités de croissance du marché en vue de savoir si elle peut tirer parti des économies d'échelle.

D'un autre coté, pour la théorie de la localisation, la politique du pays d'accueil peut modifier les décisions de localisation.les moyens dont disposent les autorités publiques concernent, notamment, l'application de mesures spécifiques d'encouragement des investissements étrangers (avantages fiscaux, infrastructures d'accueil, climat social...), la politique économique extérieure (protection tarifaire, politique de taux de change etc.)

Ø Théorie des coûts de transaction et la multinationalisation :

Lorsqu'une entreprise désire vendre un produit, elle a le choix entre le fabriquer elle-même ou faire appel à des fabriquants extérieurs. Ce comportement d'achat ou de fabrication se retrouve également dans le comportement de la firme multinationale.

En faveur du recours à la production au lieu de l'achat sur le marché, R.Coase cite, notamment, la difficulté de trouver les vrais prix de marché(le juste prix) ; le cout de négociation et de conclusion de contrats d'échange

En faveur du recours à la production au lieu de l'achat sur le marché, R.Coase cite, notamment, la difficulté de trouver les vrais prix de marché (le juste prix) ; le coût de négociation et de conclusion de contrats d'échange pour chaque transaction ayant lieu sur le marché ;la fluctuation des prix sur le marché ne permet pas généralement de passer des contrats à long terme pour l'offre de produits et services ;l'intervention de l'Etat sur les transactions de marché sous forme de fiscalité ou de quotas.

D'après R.Coase, les indicateurs qui permettent à une firme donnée de recourir à la production directe ou au provisionnement auprès du marché sont : les coûts de transaction et l'organisation hiérarchique de la production.

Les coûts de transactions ont été définis comme étant ceux auxquels l'entreprise doit faire face en échangeant un bien ou les services d'un facteur de production sur un marché. Ils viennent s'ajouter au prix d'achat ou de vente. Le coût de transaction exprime le prix de face à face entre deux partenaires économiques, individuels ou collectifs.

Face à ces coûts de transaction, les avantages de l'internalisation (organisation hiérarchique de la production) se trouvent être : facilitation de la prise de décision séquentielle et adaptative ; réduction de l'incertitude ; atmosphère générale plus satisfaisante.

Dans ce cadre, la firme multinationale peut être considérée comme étant une alternative au marché et est mise en place dans le but de maximiser le profit pour les unités de production interdépendantes et localisées dans différents pays.

Cependant, dans la réalité, les situations sont beaucoup plus complexes du fait de l'existence d'une multitude d'organisations intermédiaires entre la hiérarchie d'un coté et le marché de l'autre.

Autrement dit, la théorie des coûts de transaction fournit un cadre d'analyse distinguant les transactions qui nécessitent d'être internalisées de celles qui ne le nécessitent pas.

Les différentes alternatives de pénétration du marché étranger sont comparées entre elles en termes de coûts de transaction et d'organisation, coûts qui sont fonction de la nature du produit et de sa technologie.

D'après cette théorie, développée par Coase et Rugman, les choix alternatifs dans les méthodes de pénétration des marchés étrangers vont de l'export pur et simple à la création ou l'acquisition d'une filiale à 100%.

Ø Intégration de l'échange et de l'investissement international :

Le modèle de S. Hirsch constitue la première tentative d'englober la plupart des théories particulières qui ont voulu expliquer l'investissement direct à l'étranger en mettant l'accent uniquement sur un facteur spécifique déterminé.

L'objectif de ce modèle est de rechercher les déterminants stratégiques du choix de décision d'une firme entre l'échange et l'investissement en recourant à une approche éclectique.

Partant d'un premier groupe de variables se rattachant au principe dynamique de l'avantage comparatif, d'un second groupe de variables liés à la théorie de l'information et d'un troisième emprunté au cadre de la théorie de l'organisation industrielle, Hirsch arrive à la fin de son modèle aux conclusions suivantes :

Pour qu'une firme consente à investir dans le pays B, elle doit bénéficier à la fois d'un avantage par rapport aux firmes rivales et d'un avantage par rapport aux possibilités de servir le marché de B par le biais des exportations.

A l'inverse, une firme établie dans le pays A optera pour le mode des exportations si d'une part ses coûts d'exportations sont inférieurs aux coûts de ses rivale dans le pays B et si d'autre part, ils sont aussi inférieurs à ses propres coûts de s'implanter à l'extérieur.

Ø Des stratégies multinationales aux stratégies mondiales :

Si l'on de réfère au cadre analytique construit sur la base de la théorie Ricardienne des avantages comparatifs et/ou du modèle néo-classique (Hecksher-Ohlin Samuelson), l'économie internationale est réduite aux flux des biens et services échangés entre les Etats-Nations.

Aussi, ce n'est plus le secteur, la branche ou le produit, mais c'est le composant qui devient l'élément fondamental de la spécialisation internationale. Nombreuses sont les entreprises qui ont acquis de nouveaux avantages compétitifs qui font de leurs pays des concurrents au niveau international sur un ou plusieurs de ses composants.

Pour M. Humbert, la spécialisation d'une nation se loge dans un système industriel mondial et où le lieu privilégié de la compétition n'est pas la configuration « centre/périphérique », mais plutôt l'espace mondial avec une diffusion des normes techniques, productives et de consommation qui se reproduisent au sein d'une hiérarchie.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.