WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La connaissance scientifique et son processus selon Gaston Bachelard

( Télécharger le fichier original )
par Guylain Mabiala Nlenzo
Institut Saint Augustin - Distinction 2003
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

CONCLUSION GENERALE

. La recherche scientifique est une démarche qui requiert un esprit spécial pour

accéder à l'objectivité. Après avoir présenté tour à tour le passage de la conaissance commune au nouvel esprit scientifique, la quintessence de la recherche scientifique et les étapes d'élaboration de l'objectivité en science, il sied de présenter en les recapitulants les resultats de notre analyse

L'esprit scientifique, que nous propose Bachelard, est celui qui conduit à l'épistème, la science, ou connaissance méthodiquement fondée. L'esprit scientifique se veut critique et rationaliste, il fait du chercheur un ascétique de la rationalité, procédant en dépassant la dimension critique pour la dimension créative. Mais celle- ci suppose la «rectification». L'esprit scientifique procède par la complémentarité de la critique et de la rectification. Et c'est cette complémentarité, comme esprit synthétique, qui constitue le nouvel esprit scientifique.

Pour Bachelard, le réel reste une connaissance fuyante. La raison doit l'élucider en dépassant le réalisme immédiat, le réalisme étant entendu comme un lieu de lecture et un «champ d'investigation». Dans ce champ, l'erreur ou le phénomène imprévisible qui se rencontre au cours de l'expérience, démontre les limites du déterminisme, et corrobore l'indéterminisme. Mais l'indéterminisme ne nie pas, et ne supprime pas l'existence des causes déterminantes. Alors Bachelard, fait dire selon le nouvel esprit scientifique, que la mise en commun des faits prévisibles et des faits imprévisibles, est incontournable. Elle permettra la connaissance probable, connaissance intermédiaire reliant le déterminisme et l'indéterminisme. Cette mise en commun est l'exigence de l'esprit objectif.

L'objectivité pour l'auteur, est un lieu d'émergence de l'esprit scientifique. Elle suppose que l'on a rompu avec l'objet immédiat et que l'on a refusé la séduction du premier choix. Cela revient à dire, qu'il faut accepter la rupture entre la connaissance sensible et la connaissance scientifique. Par cette rupture, on arrivera à dépasser les «obstacles», à se démarquer de la doxa pour une connaissance objective. Pour ce, toute connaissance doit subir une transformation rectifiante, reconstruisante. Bachelard suggère alors la compréhension du nouvel esprit scientifique, comme une conversion des structures de connaissance présupposées: il s'agit de «rectification»,

«correction» des erreurs premières. L'esprit scientifique se manifeste en vainquant, ou en surmontant ces erreurs. A ces erreurs, qui entravent la clarté cognitive ou vont à l'encontre de l'esprit scientifique on oppose un «non», une «négation dynamisante», permettant un dialectique de la connaissance, une négation qui inclut ce qu'elle nie.

La dialectique bachelardienne est une conscience de complémentarité et de coordination des concepts dont la condition logique n'est pas le moteur. Bachelard réforme ainsi, et élargit aussi le cadre dialectique de la connaissance, en faisant de la dialectique un lieu de révision où s'intègre la conception antérieure, mais à l'intérieur d'une nouvelle conception: il n'y a plus contradiction, il y a seulement contraction.

Enfin pour Bachelard l'esprit scientifique d'après le nouvel esprit scientifique, reste un concept complexe. Il est complexe dans la mesure où, pour le comprendre il nécessite d'être inséré dans un système complexe des pensées et d'expériences.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy