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Sida et Comportements Sexuels des femmes célibataires au Congo

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par Stève Bertrand MBOKO IBARA
Université de Yaoundé II / Institut de Formation et de Recherche Démographique (IFORD) - DESS en Démographie 2008
  

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G-/ ÉMERGENCE DE L'APPROCHE GENRE

L'approche genre tente d'expliquer les comportements sexuels par les inégalités entres sexes et les rapports de genre qui en découlent. En effet, les inégalités existant entre les hommes et les femmes et les rapports qui en découlent sont socialement construits, prennent des formes spécifiques dans chaque société et doivent être analysées en tant que productions sociales et non pas comme des faits intangibles liés au destin de chaque sexe. L'approche genre est fondée sur l'idée selon laquelle la réduction de l'écart entre les pouvoirs dévolus à chaque sexe par la société permettra à la femme de participer plus efficacement à la prise de décisions dans le domaine de la santé. Cette approche vise une amélioration du statut des femmes par un renforcement du pouvoir décisionnel des femmes dans tous les domaines, plus particulièrement celui de la sexualité (Delaunay, 2005).

De manière générale, la position des hommes et des femmes dans les sociétés ne serait pas la même puisque le pouvoir, du moins un certain pouvoir formel, serait davantage l'affaire des hommes alors que la soumission et la dépendance davantage celle des femmes (Emanuelle B, 2005). Prenant partie dans ce débat, Kamdem H (2006) suggère que  « L'approche genre, pour être efficace, doit être généralisée à toutes les politiques et programmes d'action, qu'ils relèvent prioritairement de l'économie, de la culture, des législations ou de l'action sur les comportements démographiques » (Kamdem Hélène, 2006, p.16).

a-/ Pouvoir de prise de décision en matière de sexualité

La sexualité entre l'homme et la femme s'inscrit dans un processus de négociation implicite. Mais en Afrique, les rôles traditionnellement accordés à la femme ne laissent entrevoir aucune marge de manoeuvre dans la négociation des rapports avec l'homme. Les rapports hommes/femmes s'inscrivent alors dans un système de genre fortement inégalitaire dans lequel les hommes sont en position de pouvoir et les femmes dans un rapport de subordination. Les inégalités de genre sont mises en avant pour expliquer la vulnérabilité des jeunes femmes dans le domaine de la sexualité. Les comportements sexuels à risque chez les jeunes filles sont étroitement liés à leurs pouvoirs de négociation du type des rapports sexuels, et donc de l'utilisation du condom. Les inégalités de genre se manifestent également au niveau du marché du travail. Selon l'hypothèse féministe, les inégalités d'emploi entre hommes et femmes, au détriment de ces dernières, constituent un pur cas de discrimination. Cette discrimination résulte elle-même de la position subordonnée des femmes dans la société, position historiquement et culturellement construite. Les formes de cette subordination sont diverses (sur le lieu de travail, dans la famille, à l'école, dans les sphères économique, politique et culturelle) (Anker et Hein, 1986 ; Lecuyer, 1995 cité par Aka Kouamé et Gueye A, 2000), et semblent faire l'unanimité chez les auteurs féministes, qui posent la domination masculine comme un postulat historique (Bourdieu, 1990).

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