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Sida et Comportements Sexuels des femmes célibataires au Congo

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par Stève Bertrand MBOKO IBARA
Université de Yaoundé II / Institut de Formation et de Recherche Démographique (IFORD) - DESS en Démographie 2008
  

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b/- L'organisation du système de santé

Trois niveaux permettent de comprendre l'organisation et le fonctionnement du système sanitaire congolais parmi lesquels l'organisation administrative, l'organisation opérationnelle, la situation épidémiologique et la santé de la reproduction des adolescents.

v Organisation administrative

La structure administrative est organisée en trois niveaux hiérarchiques :

Le niveau central, représenté par le cabinet du ministère en charge de la Santé, la Direction générale de la Santé, les directions centrales et autres structures rattachées au Cabinet du ministère a un rôle stratégique et normatif dans la planification, le suivi, l'évaluation, la coordination, la mobilisation et l'allocation des ressources.

Le niveau intermédiaire, représenté par les onze Directions Départementales de la Santé (DDS), joue un rôle d'appui technique aux CSS dans la transmission des informations, l'adaptation spécifique des normes nationales aux conditions locales, le contrôle de leur application et la supervision des équipes cadres des CSS. Cependant elles sont peu structurées, sous-équipées et dépourvues des ressources humaines et financières adéquates. Par ailleurs, les cadres nommés à la tête des DDS n'ayant pas toujours la formation requise, ne sont pas en mesure de remplir efficacement leur rôle.

Le niveau périphérique et opérationnel, est représenté par les 28 circonscriptions socio sanitaires subdivisées en aires de santé. Selon les normes, chaque CSS doit couvrir entre 50000 et 100000 habitants en milieu rural et 100000 à 300000 habitants en milieu urbain. Le PNDS prévoit que chaque CSS soit dirigée par une équipe cadre chargée de planifier, mettre en oeuvre les activités et gérer les ressources de la CSS. Des 28 CSS, seules 5 ont une équipe cadre fonctionnelle et 13 ont engagé un processus de rationalisation des centres de santé fondé sur le recouvrement des coûts, l'utilisation des ordinogrammes et l'intégration des soins.

L'analyse de la situation sanitaire nationale indique de très faibles taux de couverture sanitaire et des insuffisances dans la supervision des CSS. Toutefois, ces supervisions ont relevé notamment la mauvaise utilisation des ordinogrammes, la méconnaissance des normes et procédures des consultations prénatales, de surveillance et de Promotion de la croissance des enfants de moins de 5 ans, ainsi que le non-respect des principes de co-gestion des CSI.

v Organisation opérationnelle

On distingue trois types de structures opérationnelles : les formations sanitaires ambulatoires, les formations sanitaires d'hospitalisation et les formations sanitaires spécialisées sans oublier la médecine traditionnelle qui vient en appuis dans les centres hospitaliers.

Les formations sanitaires ambulatoires

Elles représentent le premier maillon du système de santé, point d'intersection entre le service de santé et la communauté à laquelle elles fournissent des soins de santé primaires, et comptaient en 2000, 668 structures publiques et 186 privées. Ce sont les centres et postes de santé, les cabinets médicaux et les cabinets de soins paramédicaux. On note aussi de nombreux cabinets médicaux et centres de soins infirmiers installés essentiellement dans les grandes villes, sans agrément officiel préalable. L'évaluation de 2002 a toutefois montré que sur l'ensemble du territoire, seuls 91 CSI, soit 34,2 %, ont été rationalisés et pratiquent le recouvrement des coûts. En dépit d'un souci de rationalisation, la plupart de ces centres de santé délivrent un paquet d'activités incomplet et limité aux consultations curatives et prénatales. En outre, faute de disposer d'un système d'approvisionnement performant, ces CSI connaissent de fréquentes ruptures de stocks de médicaments qui affectent considérablement la qualité des soins.

Les formations sanitaires d'hospitalisation

Elles comptaient en 2000, 5 hôpitaux généraux (dont le CHU et l'Hôpital central des Armées), 22 hôpitaux de base (hôpitaux de référence des CSS) et 12 cliniques.

ü L'hôpital de base est le premier niveau de référence du système de santé.

Les quatre services d'hospitalisation standards retenus pour les hôpitaux de base sont la chirurgie, la maternité, la pédiatrie et la médecine. Ces hôpitaux sont le plus souvent en proie à des pénuries de médicaments, au sous-équipement, au manque de source d'énergie et d'approvisionnement en eau et souffrent de l'absence d'instructions et de directives techniques pour la prise en charge des malades. Leurs taux d'utilisation sont faibles.

ü L'hôpital général est le deuxième niveau de référence du système de santé.

Il devrait disposer en principe de services et d'unités de soins spécialisés et d'un plateau technique complet permettant de réaliser une activité médicale continue. Cependant, des 5 hôpitaux généraux, 3 sont fonctionnels, un a été détruit pendant la guerre et un autre ne répond pas aux fonctions qui lui sont dévolues à cause de ses équipements obsolètes, l'insuffisance de personnel qualifié, les pénuries de médicaments et consommables médicaux. Les services fournis par ces hôpitaux généraux ne diffèrent pratiquement pas de ceux des hôpitaux de base.

ü Le troisième niveau de référence est représenté par le Centre hospitalier Universitaire (CHU) qui a en outre une vocation d'enseignement et de recherche.

Les formations sanitaires spécialisées 

Ce sont des établissements publics et privés qui viennent en appui au diagnostic et au traitement. Ce sont les laboratoires d'analyses et d'explorations biomédicales dont le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS), le Centrale Nationale d'Achat des Médicaments Essentiels (CENAMES), les officines pharmaceutiques et les centres de traitement ambulatoire spécialisés (2 centres de traitement ambulatoire du SIDA, 2 centres antituberculeux et 2 centres de traitement des lépreux). Du fait des insuffisances de leur plateau technique et de multiples problèmes, les performances de ces structures sont faibles.

Les structures de médecine traditionnelle 

Elles comprennent des unités implantées dans certaines formations sanitaires et des centres thérapeutiques animés soit par des confessions religieuses, soit par des tradipraticiens individuellement ou collectivement. La stratégie de promotion de la médecine traditionnelle dont la mise en oeuvre a débuté en 1986 repose essentiellement sur le recensement des plantes et des recettes médicinales. Les faiblesses majeures résident dans l'absence d'une politique nationale, la non-adoption de la loi cadre et la faible organisation des tradipraticiens.

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