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Sida et Comportements Sexuels des femmes célibataires au Congo

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par Stève Bertrand MBOKO IBARA
Université de Yaoundé II / Institut de Formation et de Recherche Démographique (IFORD) - DESS en Démographie 2008
  

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B-/ APPROCHE PSYCHOSOCIALE

Plusieurs théories et modèles ont été développés en psychologie sociale pour expliquer comment les individus modifient leurs comportements. Cela permettait d'identifier les principaux facteurs favorables au changement de comportement. Ces études ont abouti à des conclusions selon lesquelles, l'adoption des comportements sexuels à risque serait aussi sujette à des considérations psychosociales.

a-/ Les différents modèles

v Le modèle des croyances relatives à la santé ou "Health Belief Model"

Le modèle des croyances relatives à la santé ("Health Belief Model") est le seul à avoir été élaboré dans le domaine de la santé. C'est l'une des théories explicatives les plus anciennes des comportements sains. Elle a été mise au point par Rosenstock en 1974. Selon cette théorie chaque individu est capable de choisir des actions susceptibles de prévenir une maladie du fait qu'il possède des connaissances minimales en ce qui concerne sa santé, et ceci dans la mesure où il considère la santé comme une dimension essentielle de sa vie. Le modèle prédit que l'individu va se protéger et promouvoir sa santé s'il croit :

· qu'il est susceptible d'avoir un problème de santé ;

· que les conséquences du problème sont graves ;

· que les démarches suggérées sont bénéfiques à la solution du problème ;

· que les bénéfices des démarches suggérées sont plus importants que les obstacles ou les coûts y relatifs.

Dans le domaine particulier de la prévention du VIH/SIDA l'individu utiliserait le condom s'il croit :

· qu'il y a un risque de contracter le VIH ;

· que les conséquences du VIH/SIDA sont néfastes;

· que l'utilisation du condom est efficace pour réduire considérablement le risque de contracter le VIH/SIDA ;

· que les bénéfices de l'utilisation du condom sont plus importants que les coûts et obstacles potentiels.

v La théorie sociocognitive

La théorie sociocognitive a été élaborée par Alfred Bandura au cours des années 70-80. Cette théorie fait appel à un aspect moins rationnel du comportement humain : la confiance en soi basée sur le sentiment d'auto-éfficacité. Bandura définit le sentiment d'auto efficacité comme la conviction qu'a un individu d'être capable d'organiser et de réaliser les actions nécessaires à l'accomplissement d'une tâche.

Pour Bandura, (1980, 1989), il est indispensable de croire en l'efficacité du comportement pour obtenir le résultat souhaité et en la capacité personnelle à adopter ce comportement. En effet, pour l'auteur, les croyances d'un individu à l'égard de ses capacités à accomplir avec succès une tâche ou un ensemble de tâches sont à compter parmi les principaux mécanismes régulateurs des comportements. La croyance en l'efficacité personnelle (self-efficacity) renvoie « aux jugements que les personnes font à propos de leur capacité à organiser et réaliser des ensembles d'actions requises pour atteindre des types de performances attendus », mais aussi « aux croyances à propos de leurs capacités à mobiliser la motivation, les ressources cognitives et les comportements nécessaires pour exercer un contrôle sur les événements de la vie » (Wood et Bandura, 1989 ; Bandura, 1986). Ces croyances constituent le mécanisme le plus central et le plus général de la gestion de soi (personal agency). Elle a un rôle direct en permettant aux personnes de mobiliser et organiser leurs compétences. Elle a un rôle indirect en influençant le choix des objectifs et des actions. Plus la croyance en l'efficacité personnelle est positive envers un comportement demandé, plus l'individu sera capable d'accomplir et de maintenir le comportement en question.

v La théorie de l'action raisonnée

Le modèle de l'action raisonné fut pour la première fois développé par Fishbein et Ajzen (1975). Ce modèle définit les liens entre les croyances, les attitudes, les normes, les intentions et les comportements des individus. Il postule que les choix comportementaux en matière de santé sont des choix pensés, raisonnés et agis, et que la raison et la volonté sont les moteurs du comportement. Selon ce modèle, le comportement d'une personne serait déterminé par son intention comportementale à l'adopter. Cette intention serait à son tour déterminée par l'attitude de la personne et par ses normes subjectives relatives au comportement en question. Fishbein et Ajzen (2005) définissent les normes subjectives comme étant « la perception de l'individu sur le fait que la plupart des personnes qui sont importantes à ses yeux, sont d'avis qu'il devrait ou ne devrait pas effectuer le comportement en question ».

Ce modèle se base sur le postulat selon lequel, les stimuli externes influencent les attitudes et cela, en modifiant la structure des croyances de l'individu. Les croyances sont définies par la probabilité subjective de l'individu sur le fait qu'effectuer un comportement particulier va produire des résultats spécifiques. Selon la théorie de l'action raisonnée, l'attitude d'une personne envers un comportement serait déterminée par ses croyances envers les conséquences de ce comportement multiplié par son évaluation de ces conséquences. Par ailleurs, l'intention d'effectuer un comportement est également déterminée par les normes subjectives qui sont elles-mêmes déterminées par les croyances normatives d'un individu et par sa motivation à se plier aux normes. Ce modèle introduit la notion des conditions extérieures à l'individu facilitant ou compliquant l'adoption du comportement souhaité.

La théorie de l'action raisonnée postule également que tous les autres facteurs qui influencent le comportement le font uniquement de manière indirecte, et cela, en influençant l'attitude ou les normes subjectives.

La théorie de l'action planifiée

La théorie de l'action planifiée est une extension de la ' théorie de l'action raisonnée (Ajzen, 1985 ; 1991). Selon l'auteur (Ajzen), la nécessité de ce nouveau modèle provient des limitations liées aux comportements sur lesquels les individus n'avaient qu'un contrôle partiel. Il a de ce fait rajouté à son modèle une troisième variable qui, selon lui, influencerait l'intention d'effectuer un comportement, à savoir la perception du contrôle sur le comportement ("perceived behavioral control"). La perception du contrôle sur le comportement se réfère aux ressources dont dispose l'individu, à ses propres capacités, aux opportunités disponibles ainsi qu'à la perception de l'importance d'arriver à accomplir les résultats. Le concept de perception du contrôle sur le comportement se rapproche le plus du concept d'auto-efficacité de Bandura (1989). En effet, les croyances d'un individu sur son auto-efficacité peuvent avoir une influence sur son choix d'activités, sur sa préparation pour l'activité et finalement sur l'effort qu'il met en place durant l'activité en question. Autrement dit, les intentions d'un individu sont à la base du changement du comportement si celui-ci lui apporte plus de contrôle. Ainsi, si par exemple deux individus ont la forte intention d'apprendre une nouvelle langue, celui qui pense qu'il parviendra à le faire aura tendance à persévérer davantage que celui qui doute de ses capacités (Ajzen, 1991). Ce modèle part donc du principe que trois variables (l'attitude, les normes subjectives, et la perception du contrôle) influencent directement les intentions d'adopter un comportement. Ces intentions influencent à leur tour le comportement.

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