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Sida et Comportements Sexuels des femmes célibataires au Congo

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par Stève Bertrand MBOKO IBARA
Université de Yaoundé II / Institut de Formation et de Recherche Démographique (IFORD) - DESS en Démographie 2008
  

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b-/ L'impulsivité

Les comportements sexuels des individus ne sont pas toujours directement guidés par les motivations d'intérêts financiers ou matériels. Dans une étude menée au Burkina Faso en 2004 par The Alan Guttmacher Institute, il ressort que : "chez 39% des filles de 15-19 ans, c'est le mariage qui explique la survenue du premier rapport sexuel. Par contre pour 50% de ces filles et 89% des garçons du même âge, le premier rapport sexuel est « arrivé comme ça » tandis que pour 5% des filles et 3% des garçons la raison principale est que le partenaire a insisté ". Ces résultats confortent la thèse selon laquelle les premiers rapports sexuels chez les adolescents seraient spontanés (Daga, 2007).

Les raisons les plus souvent évoquées dans les discours des adolescents pour justifier l'activité sexuelle précoce sont : curiosité, "l'amour", le désir, la peur de perdre son partenaire, l'influence des pairs, l'insistance du copain. (Rwengé, 1999 ; Calvès, 1999 ; Dembélé, 2004). Aussi, d'autres études qualitatives ont tenté de confirmer l'hypothèse des désirs sexuels sans intérêt financier ou matériel en montrant que la recherche du plaisir, la preuve de sa virilité, la recherche de plusieurs copines comme prévention d'une déception, la facilité d'avoir un copain sont autant de raisons évoquées pour justifier le multi partenariat (Rwengé, 1999 ; Beat-Songué, 1999; Savage, 1999).

C-/ APPROCHE COMPORTEMENTALE

La plus grande partie de la littérature sur les résultats des comportements sexuels des femmes aboutie à la conclusion de l'existence d'un lien entre les substances utilisées (drogue, alcool...) et la conduite sexuelle désorganisée. Plusieurs liens sont établis entre les facteurs comportementaux et la pratique d'une sexualité à risque. Certaines recherches de la littérature existante ont identifié une relation positive entre la substance utilisée et le premier rapport sexuel (Bentler & Newcomb, 1986) ; la délinquance juvénile et l'activité sexuelle (Devine, Long & Forehand, 1993) ; et le faible niveau d'instruction et l'activité sexuelle (Miller & Moore, 1990).

a-/ Utilisation des stupéfiants

L'utilisation ou la consommation d'alcool, de drogue ou de toutes autres formes de stupéfiants est un facteur de motivation d'engagement dans la vie sexuelle, surtout celle à haut risque. Les femmes célibataires utilisant de la drogue et de l'alcool ont une grande probabilité de s'engager dans des activités sexuelles à hauts risques (Brooks, 2007). Pour Rosenbaum & Kandel (1990), la consommation des stupéfiants joue un rôle crucial dans les pratiques sexuelles a risque pour l'adolescente du fait que le plus souvent, cette consommation précède l'engagement dans l'activité sexuelle. Boyer, Tschann, and Shafer (1999) ont utilisé la régression logistique pour prédire l'expérience sexuelle et la régression linéaire pour prédire le comportement sexuel à risque chez les adolescentes (Brooks, 2007). Les résultats de ces analyses ont montré l'existence d'une association significative entre la consommation de drogue et d'alcool et l'expérience sexuelle et entre la consommation de drogue et d'alcool et la sexualité à risque.

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