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par El Hadji Malick GUEYE
Université Paris 10 Nanterre - Master de Recherche 2005
  

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Partie III : Revue de la littérature

I. Méthodes quantitatives en sciences de l'information

I.1. Définitions

"Pourquoi ne pas appliquer à la science ses propres instruments ? Pourquoi ne pas mesurer, généraliser, faire des hypothèses, tirer des conclusions" se demandait Derek John de Solla Price dans son célèbre livre Little Science, Big Science (1963).

Cette citation nous permet d'entrer dans la partie préliminaire de notre étude et qui est consacrée aux méthodes quantitatives : scientométrie, bibliométrie et infométrie. Les travaux de De Solla Price ont été particulièrement déterminants notamment en scientométrie : "The key figure in this new quantitatives studies was Price, whose writings, especially Little Science, Big Science had a major impact on thinking about the growth and evolution of scientific journals53(*). Ces outils permettent en somme : d'évaluer le travail d'un chercheur, de mesurer l'évolution d'un domaine de recherche, d'évaluer l'impact d'un article et le prestige et la qualité d'une revue...

Dans cette partie, nous tenterons de rapporter les différentes définitions qui ont été données à ces méthodes, leurs spécificités et les contextes qui ont prévalu à leur développement.

I.1.1 Bibliométrie

La bibliométrie est définie en 1969 par Pritchard comme l'ensemble des méthodes et techniques quantitatives - de type mathématique/statistique - susceptibles d'aider à la gestion des bibliothèques et d'une manière très générale des divers organismes ayant à traiter de l'information.54(*)

I.1.2 Scientométrie :

Pour Xavier Polanco (1995), on peut considérer la scientométrie comme la bibliométrie spécialisée au domaine de l'IST (l'information scientifique et technique). Toutefois, la scientométrie désigne d'une manière générale l'application de méthodes statistiques à des données quantitatives (économiques, humaines, bibliographiques) caractéristiques de l'état de la science.

Une petite comparaison entre ces deux termes permet de détecter que, bien qu'ils se basent tous sur les mêmes techniques et méthodes (voir page 35) à quelques différences prés, ils ont des objets d'étude différents et visent de ce fait des objectifs différents. Ces propos de Brookes résument tout : « Alors que la bibliométrie aurait pour objet d'étudier les livres et les revues et pour objectif de comprendre les activités de la communication de l'information, la scientométrie aurait pour objet l'étude des aspects quantitatifs de la création, la diffusion et l'utilisation de l'information scientifique et technique et pour objectif la compréhension des mécanismes de la recherche comme activité sociale »55(*).

Ces propos peuvent être représentés sommairement comme suit :

Bibliométrie ----------> bibliothéconomie --------------> étude descriptive

Scientométrie ---------> science de la science ------------> étude sociologique

* 53 MEADOWS, A. J. "Theory in information science", Journal of Information Science, vol. 16, n░ 1, 1990, p. 59-63

* 54 NOYER, Jean-Max. [site consulté le 15/01/05]. Scientométrie, infométrie : pourquoi nous intéressent-elles ?. Disponible sur l'URL : http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d02/2noyer_1.html

* 55 BROOKES, B. C. Biblio-, sciento-, info-métrics ??? What are we talking about? First International Conférence on bibliométrics and theoretical aspects of information retrieval, August 24-28, Belgium, 1987

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