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par El Hadji Malick GUEYE
Université Paris 10 Nanterre - Master de Recherche 2005
  

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I.1.3 Infométrie 

Plus récent, ce terme a été adopté en 1987 par la F.I.D. (Fédération Internationale de Documentation). Tague-Sutcliffe (1992) le définit comme : «the study of the quantitative aspects of information in any form, not just records or bibliographies, and in any social group, not just scientists». L'infométrie devient l'ensemble des activités métriques relatives à l'information, couvrant ainsi aussi bien la bibliométrie que la scientométrie56(*). On retrouve cette même conception chez Le Coadic57(*), pour qui, l'infométrie regroupe, en plus de la bibliométrie et de la scientométrie, la médiamétrie, la muséométrie et la wébométrie. Ceci dit, l'amalgame pour désigner ces trois termes est fréquent (Lafouge, Boukacem, 2004).

Polanco (1995) résume assez bien ces trois concepts : "Les études quantitatives de la science et de la technologie représentent le champ de recherche où l'on utilise les méthodes et les techniques mathématiques, statistiques et de l'analyse des données en vue de rassembler, manipuler, interpréter et prévoir une variété de caractéristiques telles que la performance, le développement et la dynamique de la science et de la technologie"

A titre indicatif, nous utiliserons, tout au long de ce travail, plus souvent le terme bibliométrie pour désigner l'ensemble des activités de métriques, et ceci par pur souci de commodité.

Mais quels que soient le domaine ou la discipline auxquels on peut les rattacher, quels que soient leurs objets d'étude et leurs objectifs, ils se fondent tous sur les mêmes lois de distributions statistiques. Meadows (1990) nous signale que l'intérêt pour les caractéristiques quantitatives de l'information, c'est-à-dire pour une approche de type bibliométrique, s'est particulièrement développé à partir des années 1950, sous l'impact du travail de Shannon (1949), ayant comme fondement les lois bibliométriques à savoir la loi de Lotka (1926) concernant les auteurs, la loi de Bradford (1935) concernant les sources d'information et la loi de Zipf (1936) qui concerne les mots d'un lexique ou d'un discours.

- La loi de Lotka a pour objectif de mesurer la contribution de chaque chercheur au progrès scientifique.

- La loi de Bradford a pour visé la gestion des abonnements et de manière plus précise de connaître le « noyau » des périodiques d'un domaine.

- La loi de Zipf vise l'étude linguistique des écrits littéraires par le biais de la fréquence d'utilisation des mots.

Ces trois lois, comme pour toutes lois hyperboliques, sont caractérisées par un faible coeur et une forte dispersion (Prime-Claverie, 2004). Le coeur représente un petit nombre d'éléments ou d'individus ayant une forte fréquence. En d'autres termes, cela veut dire que peu de revues publient la grande majorité des articles (loi de Bradford), peu de mots sont très fréquents dans les textes (loi de Zipf), peu d'auteurs publient beaucoup (loi de Lotka). La dispersion caractérise un très grand nombre d'éléments ou d'individus ayant une faible fréquence. Ce qui revient à dire aussi que la grande majorité des revues ne publient qu'une infime partie des articles (loi de Bradford), la plupart des termes n'apparaît qu'une seule fois dans les textes (loi de Zipf), la majeur partie des chercheurs ne publie qu'un seul article pour une période donnée (loi de Lotka).

Ces lois ont servi de fondement au développement, plus tard dans les années 60, des méthodes quantitatives comme la scientométrie et dont Price (analyse des citations) sera la figure emblématique. Mais ces dites méthodes citationnistes n'ont été largement utilisées qu'avec l'arrivée des outils développés par l'Institute for Scientific Information (maintenant Thomson ISI) et des recherches de son fondateur, Eugene Garfield58(*). Meadows (1990) nous apprend que : «One important area of Price's work covered the applications of citation analysis. In this, he relied on the contemporaneous activities of Garfield in developing the concept of a citation index»

Les travaux de Garfield ont donné naissance à des outils devenus quasi incontournables dans les traitements bibliométriques, notamment en analyse des citations, aussi bien pour la compréhension de la production, la diffusion des écrits et la composition de la communauté scientifique et les liens qu'entretiennent ses membres. Ces outils sont les banques de données Science Citation Index (SCI), Social Science Citation Index (SSCI) et le Arts and Humanities Citation Index (AHCI), mais aussi le Journal of Citation Report (JCR) qui donne le facteur d'impact des revues .

Nous reparlerons de ces banques de données et de la notion de citation tout au long de la prochaine partie qui est consacrée aux différents stades que doit suivre un traitement bibliométrique.

* 56 PLANCO, Xavier. [site consulté le 15/01/05]. Aux sources de la scientométrie. Disponible sur l'URL : http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d02/2polanco1.html

* 57 LE COADIC, Yves François. [site consulté le 13/01/05]. Infométrie mathématique et infométrie statistique. Disponible sur l'URL :

http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/documents/archives0/00/00/03/63/sic_00000363_03/sic_00000363.html  

* 58 ARCHAMBAULT, Eric, VIGNOLA G., Étienne. L'utilisation de la bibliométrie dans les sciences sociales et les humanités. Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH). Rapport final, août 2004.

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