WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

L'espace web du sénégal : étude de son degré d'ouverture ´┬átravers l'analyse des liens hypertextes

( Télécharger le fichier original )
par El Hadji Malick GUEYE
Université Paris 10 Nanterre - Master de Recherche 2005
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

II. De la bibliométrie à la wébométrie

II.1. A propos d'Internet

Le réseau Internet est né vers les années 60 au sein d'un organisme militaire américain, L'ARPA (Advanced Research Project Agency) avant de se développer dans le milieu universitaire plus tard. « L'origine de ce projet est la construction d'un réseau informatique capable de résister à d'éventuelles attaques soviétiques, et pouvant s'auto-confugurer si l'un des maillons venait à défaillir. » (Prime-Clverie, 2004). Le principe de base d'Internet est l'absence de structure centralisée et de « contrôle » - certains pensent pourtant qu'il existe une certaine auto-organisation ou auto-régulation du réseau (Björneborn, 2004), (nous y reviendrons) -, ce qui lui assure une expansion fulgurante et sans limite.

Le Web a été développé par Berners-Lee et ses collègues du CERN (Centre Européen de Recherche Nucléaire) à Génève en 1991 et était considéré au début comme un Intranet destiné aux chercheurs affiliés au Centre. Leur projet était de proposer un outil afin de faciliter le partage d'information entre les chercheurs du CERN, géographiquement dispersés, à travers un accès facile à des publications en ligne (Björneborn, 2004). Cette technologie a été mise gratuitement à la disposition du grand public (individus, entreprises et institutions) en 1993 (Cailliau, 1995). A partir de là, le Web va devenir un réseau gigantesque comparable à un réseau de neurones (Abraham, Ralph H., 1996). Glover et al. (2002) qualifierons le Web d'une collection de documents hétérogènes où nous retrouvons du texte, du son, de la vidéo, de l'animation (...) touchant des domaines aussi divers que le social, le culturel, l'économique, le scientifique, le politique...

II.1.1 Estimation de la taille du Web

Plusieurs études ont tenté de mesurer la taille du Web parmi lesquelles celles menées sous l'égide du NEC Research Institute en 1997 et 1999. Cette équipe, dirigée par Lawrence et Giles (1998 ; 1999), a estimé la taille du Web indexable à 320 millions de pages en 1997 et à 800 millions de pages en 1999. Leur méthode d'investigation était basée sur la combinaison de plusieurs moteurs de recherche dont AltaVista, HotBot, NorthernLight, Excite, Lycos, et Infoseek, et de recouper les réponses communes. Selon eux, le meilleur des moteurs de recherche, à l'époque Nothern Light, ne pouvait couvrir plus de 16% du Web. La réunion des six plus grands moteurs de recherche ne couvrirait que 60% du Web. Mais vu que les moteurs de l'époque ne pouvaient pas indexer les pages de formats (.pdf) ou (.doc) par exemple, ce que font maintenant les moteurs de recherche comme Google, on est tenté d'affirmer que la taille du Web était beaucoup plus grande que ne l'ont constatée les études du NEC Research Institute.

Aujourd'hui, on estime la taille du Web visible à plus de 5 milliards de pages reliées par une cinquantaine de milliards de liens hypertextes (Björneborn, 2004). D'où le constat fort parlant de Rostaing, Hervé : « Je n'étonnerai personne en évoquant ma confusion devant l'évolution galopante d'Internet et plus particulièrement du World Wide Web »61(*). L'étonnement est d'autant plus grand qu'on sait que le Web invisible, contenant les pages dynamiques et les bases de données accessibles en ligne (ex. Diaolog) et que les moteurs de recherche ne peuvent pas indexer, serait 400 à 500 fois plus grande que le Web visible62(*).

La figure suivante présente l'évolution du nombre de sites Web de septembre 1995 à juillet 2003, hors sites dupliqués. Nous constatons ainsi que le nombre de sites est passé, durant cette période de 8 ans, de 18.864 sites web à plus de 42 millions sites ; ce qui nous donne une idée assez nette de l'accroissement rapide que subit le Web.

Figure 5 : Evolution du nombre de sites Web. (Sources : Le Journal du Net63(*). )

* 61 ROSTAING, Hervé. Le Web et ses outils d'orientation. In : Bulletin des Bibliothèques de France. Paris, 2001, t. 46, n° 1, p. 68-77

* 62 How much informtion. [site consulté le 25/01/05] .

Disponible sur l'URL : http://www.sims.berkeley.edu/research/projects/how-much-info/internet.html

* 63 [site visité le 25/01/04].

Disponible sur URL : http://www.journaldunet.com/cc/03_internetmonde/intermonde_sites.shtml

précédent sommaire suivant