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L'espace web du sénégal : étude de son degré d'ouverture ´┬átravers l'analyse des liens hypertextes

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par El Hadji Malick GUEYE
Université Paris 10 Nanterre - Master de Recherche 2005
  

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II.1.2 La notion d'auto-organisation du Web

Le Web est comme un arbre constitué de domaines, de serveurs et de pages (Abraham, 1996). Avec cette structure, selon (Björneborn, 2004), le Web est devenu un système évolutif et de plus en plus complexe, contenant toute sorte d'informations, utilisées par des acteurs différents pour différentes raisons. Et comme dis plus haut, le principe de base d'Internet est l'absence de contrôle et d'organisation centralisée. Björneborn et Ingwersen (2001) caractérisent le Web de « 3D » : distribué, diversifié et dynamique. La distribution consiste au fait que les ressources du net sont réparties dans des millions de sites situés un peu partout dans le monde sans structure centralisée. Ces même ressources sont aussi diverses que variées et touchant toutes les activités humaines. Les rapports de recherche scientifiques, les pages de jeux, les spots publicitaires, les vitrines commerciales, les pages de propagande de toutes sortes (...), cohabitent sur le Web. Et par dynamisme, ils entendent par là le changement continuel et les mutations sans arrêt que subissent les contenus des pages Web. Une page créée aujourd'hui peut disparaître du jour au lendemain ou bien changer complètement de contenu.

Avec le manque de structure centralisée et de contrôle des contenus, on est tenté de dire qu'il règne un désordre et un chaos total sur le Web. A la différence de la citation dans la littérature scientifique, la création de liens hypertextes est moins formelle et n'est soumise à aucun contrôle (Prime-Claverie, 2004). Et pourtant, l'analyse du Web révèle un remarquable degré d'auto-organisation (Björneborn, 2004). Cette auto-organisation du Web est perceptible à travers l'analyse des sujets et des centres d'intérêt des chercheurs par exemple. L'interconnexion des sites Web concernant leurs projets, leurs publications, leurs domaines et leurs institutions de recherche, est évidente. Sur ce point, l'étude de Rostaing & Boutin (1999) qui visait à cartographier la présence de la communauté des biblio-scientométriciens sur Internet en est une parfaite illustration. Par ailleurs, la création des liens hypertextes est moins anarchique qu'on le pense. Ce processus qui consiste à se lier aux autres sites du réseau est souvent motivé par le souci de faire référence à des pages qui illustrent en quelque sorte ses propres pages, d'où l'existence un certain centre d'intérêt commun. Ce qui implique l'idée de regroupement, donc d'organisation. Nous verrons plus tard qu'il existe aussi d'autres motivations quant à la création de liens hypertextes. Enfin, une autre manifestation de l'auto-organisation du Web se trouve dans l'apparition de plus en plus importante de sites portails et de guides spécialisés ou généraux avec comme but principal de regrouper les ressources sur un certain nombre de sujets afin de faciliter l'accès. On peut citer par exemple : SAPRISTI (Sentiers d'Accès et Pistes de Recherche d'Informations Scientifiques et Techniques sur l'Internet !)64(*) élaboré par INSA de Lyon et GIRI2 (Guide des Indispensables de la Recherche sur Internet)65(*) mis en place par l'Université de Laval au Canada.

* 64 Disponible sur l'URL : http://csidoc.insa-lyon.fr/sapristi/digest.html

* 65 Disponible sur l'URL : http://www.bibl.ulaval.ca/vitrine/giri/giri2/

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