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L'espace web du sénégal : étude de son degré d'ouverture ´┬átravers l'analyse des liens hypertextes

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par El Hadji Malick GUEYE
Université Paris 10 Nanterre - Master de Recherche 2005
  

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III. Etude des hyperliens externes

Après l'étude du degré d'interconnexion interne des sites sénégalais, c'est dans cette phase que nous entamons véritablement « l'extériorisation » de ces sites et la manière dont ils se lient au reste de la toile mondiale. Cette partie est divisée en deux points : Le premier point va concerner l'analyse des liens externes des sites sénégalais vers les noms de domaine génériques (.com, .edu, .org, ...) et le deuxième point abordera l'étude des liens externes vers les ccTLDs à travers une approche géographique.

III.1. L'espace Web sénégalais et les gTLDs

Les noms de domaine génériques trouvés dans notre corpus sont au nombre de 9 :

· .com : ce sont les sites à usage économique et commerciale et sont souvent utilisés pas les entreprises et les sociétés.

· .org : ce nom de domaine est réservé aux organisations à caractère non commercial et aux associations à but non lucratif.

· .net : son usage est réservé aux organisations qui offrent des services Internet ou de téléphonie à une très grande échelle.

· .edu : usage à caractère éducatif, ce nom de domaine est utilisé par exemple par les écoles et les universités.

· .int : réservé à un usage international.

· .gov : c'est un nom de domaine réservé aux institutions gouvernementales, notamment aux Etast-Unis ; le .gouv est ce qui le plus souvent utilisé ailleurs.

· .info : réservé aux organisations évoluant dans le domaine de l'information.

· .aero : réservé aux institutions s'activant dans le domaine de l'aéronautique.

· .press : usage réservé aux agences et services de presse.

La totalité des liens vers ces neuf gTLDs est de 2353 correspondant à 1636 sites différents. Ces « sitations » vers ces noms de domaines génériques représentent 68% de l'ensemble des liens externes. Et voici comment ils se répartissent :

Figure 20 : Répartition des liens externes par noms de domaine génériques (gTLDs)

Cette « préférence » vers les noms de domaine génériques peut s'expliquer en partie par le fait que la plupart de ces noms de domaines, particulièrement les .com, sont de loin les sites les plus présents sur le Web. Sur cette graphique, la prédominance des .com et .org saute à l'oeil avec à eux deux prés de 84% des liens vers gTLDs. Mais, à part l'aperçu général qu'ils nous donnent, ces chiffres ne nous aident pas pour autant dans la compréhension de la manière dont l'espace Web du Sénégal s'ouvre au reste du net. Ainsi nous faudrait-il aborder ces liens vers les gTLDs d'abord sous l'angle des quatre entités développées plus haut dans le « Bow-Tie » et ensuite à travers les différents types d'autorité et types de site :

 

.com

.org

.net

.edu

.int

TOTAL

Sitants et Sités (103 sites)

710

687

146

66

42

1651

Seulement Sitants (35 sites)

218

74

21

20

7

340

Seulement Sités (52 sites)

44

28

9

8

1

90

Ni Sitants ni Sités (88 sites)

73

14

6

0

0

93

TOTAL

1045

803

182

94

50

2174

Tableau 7 : Répartition des liens vers les gTLDs (.com, .org, .net, .edu, .int) par les sites sénégalais

Comme on l'a vu plus haut, ces quatre entités sont les catégories qui se sont dégagées de notre classement des sites sénégalais en fonction de leur niveau d'émission et de réception de liens. Il s'agit ici de liens internes c'est à dire les liens effectués dans l'ensemble (.sn).

Les liens externes émis vers ces cinq noms de domaines génériques par les différentes entités se répartissent comme suit :

Figure 21 : Répartition des liens vers les gTLDs (.com, .org, .net, .edu, .int) par les sites sénégalais

L'entité « Sitants et Sités », constituée de 103 sites, était le noyau autour duquel gravitait le reste des sites (à part les sites déconnectés, « ni Sitants ni Sités »). Ce sont les seuls sites qui ont à la fois émis et reçu des liens, d'où l'importance de leur rôle dans l'interconnexion de l'espace Web sénégalais. Vu cette figure, nous voyons une continuation de l'importance et du dynamisme de ces sites dans « l'extériorisation » de l'espace Web du Sénégal notamment vers les noms de domaine génériques, en attendant d'aborder les ccTLDs. La figure suivante illustre bien cette ouverture des sites « noyau » du corpus par rapport aux autres sites :

Figure 22 : Graphe comparative des sites sénégalais vers les gTLDs (.com, .org, .edu, .net, .int)

Les sites qui ont émis des liens internes sans en recevoir aucun sont aussi assez présents avec 16% des liens vers ces gTLDs. Par ailleurs, si on regarde la faiblesse des « sitations » des sites qui n'ont fait que recevoir de liens de l'ensemble (.sn) sans en émettre aucun mais aussi des sites qui n'en ont émis ni reçus, on est tenté de dire que les sites trouvés dynamiques à l'intérieur de l'espace (.sn) pour l'émission de liens sont aussi ceux qu'on retrouve très présents dans les « sitations » émises vers les noms de domaine génériques. Cette conclusion, appelle une autre hypothèse : le fait que la moitié du corpus (140) n'aie pas émis de liens vers les autres sites sénégalais n'est peut-être pas dû à une « extraversion » dans leurs « sitations » qui se tournerait plus vers l'extérieur que vers l'espace Web du Sénégal. Il peut tout simplement être le fait que ces sites dans leur grande majorité se satisfont d'une simple présence sur le Web sans éprouver le besoin de se lier à d'autres sites. Nous allons continuer à observer ces sites dans l'étude des ccTLDs pour voir si on aura le même phénomène. En attendant, continuons à approfondir les liens vers les gTLDs à travers les types d'autorité et les types de site :

Tableau 8 : Répartition des cinq gTLDs (.com, .org, .edu, .net, .int) par types d'autorité et par types de sites

Figure 23 : Comparaison des cinq gTLDs (.com, .org, .net, .edu, .int) par rapport aux types d'autorité et aux types de site

Le premier enseignement qu'on peut tirer de ce tableau (matérialisé par cette graphique), et que, entre les sites d'entreprise et les sites d'institution, nous pouvons presque dire que leur nombre de « sitations » vers les gTLDs est inversement proportionnel à leur poids dans le corpus en terme de nombre de sites. Avec seulement 28% du corpus, les sites d'institution émettent presque autant de liens vers les .com et les .edu que les sites d'entreprise qui composent pourtant 55% du corpus. Et pour ce qui est des liens vers les autres noms de domaine génériques, nous constatons une nette prédominance des sites d'institution surtout vers les .org avec prés de 70% des liens ; ce qui montre tout simplement le dynamisme de ces sites mais aussi leur ouverture aux autres sites d'organismes internationaux et d'association du Web avec qui ils ont beaucoup plus d'affinité et de centres d'intérêts. Donc l'existence de liens devient presque naturelle. La bonne performance des sites d'association est peut-être aussi à classer dans cette optique. Ces sites ont émis vers les .org à peu prés autant de liens que les sites d'entreprises alors qu'ils ne représentent que 17% du corpus.

Concernant les types de sites, dans les cinq noms de domaines génériques, les sites de ressources ont émis 48% des liens vers les .com, 66% vers les .org, 57% vers les .net, 54% vers les .edu et 76% vers les .int. C'est chiffres contrastent presque avec ceux des homeserveurs surtout quand on sait qu'ils constituent la moitié du corpus. Ceci s'explique par le fait que, les sites de ressources, plus soucieux avec le contenu et les informations proposées, sont naturellement plus ouverts en terme de « sitations » que les homeserveurs souvent cantonnés dans la description de leur organisme créateur. Ce même souci du contenu et de la richesse des informations proposées explique aussi la place des sites de recherche qui font même mieux que les homeserveurs.

La conclusion que l'on peut tirer est que, le dynamisme constaté au niveau des « sitations » internes (vers les sites sénégalais) pour les sites d'institution mais aussi pour les sites de recherche se retrouve ici au niveau des « sitations » externes (précisément vers les gTLDs) pour ces mêmes types de site. On verra si on aura le même constat au niveau des liens émis vers les ccTLDs.

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