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Le droit international humanitaire et la protection des personnes fragiles par nature dans les conflits armés

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par Fatou Moctar FALL
Université Gaston Berger - maitrise 2010
  

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Paragraphe 2 : Une meilleure coordination du rôle des acteurs intervenant dans la mise en oeuvre

Elle doit s'accentuer d'abord par une adaptation de l'action aux besoins des victimes (A) mais également par l'implication des autres acteurs pour la rendre plus efficace (B).

A- Une adaptation de l'action aux besoins des victimes

Quelle assistance pour quelles victimes ? Telle est la question que le CICR doit se poser en permanence dans les conflits armés. Il est évident que les besoins humanitaires des populations victimes des conflits sont immenses. L'action humanitaire ne peut pas tous les satisfaire. Il y a donc un fossé profond entre les besoins des victimes et ce que le CICR peut concrètement offrir. L'évolution récente des conflits a mis en évidence une baisse du nombre de victimes directement affectées par les hostilités ; dans l'ensemble, il y a moins de blessés de guerre, mais il y a plus de personnes déplacées et de résidents dont les besoins se situent aussi bien au niveau de l'urgence qu'à celui de l'aide structurelle. Le CICR se doit d'adapter son action aux besoins les plus importants, en tenant compte de l'analyse politique et économique et de l'action des autres intervenants sur le terrain. Ce défi est majeur pour sa politique d'assistance et de protection. Cette politique doit en outre être portée à la connaissance des victimes, des autorités et des autres acteurs, afin qu'ils sachent ce que le CICR fait et ne fait pas et les raisons de ses choix. L'action que le CICR a menée en Ethiopie ces dernières années est, à ce titre, illustrative : elle a non seulement, et une fois encore, mis en évidence les compétences du CICR en matière de distributions alimentaires dans une situation de conflit, mais aussi et surtout, démontré la capacité du CICR d'effectuer une évaluation indépendante et de définir une approche originale, par exemple la distribution de semences et de vivres dans un environnement où la plupart des autres acteurs se sont concentrés sur la seule distribution de nourriture. L'action a aussi montré l'importance de connaître les politiques agricoles et leurs effets négatifs ainsi que la nécessité de faire des questions structurelles l'objet de discussions avec ceux qui en sont responsables.

Pour mieux adapter son action aux besoins des populations victimes des conflits armés, le CICR doit rester auprès des victimes tout en assurant la sécurité de son personnel. Le Libéria a constitué un test dans cette politique de proximité. En 2003, le CICR a fait le choix d'assurer une présence dans les situations extrêmes aussi longtemps que possible.

Ce choix suppose non seulement l'acceptation du risque, mais aussi l'amélioration constante des dispositifs de sécurité dans les délégations. Toute organisation humanitaire a besoin de se doter de politiques opérationnelles qui assurent à la fois une action décisive pour les victimes de sécurité acceptable pour son personnel85(*).

L'anticipation du danger et des risques est une priorité absolue dans la grande majorité des opérations. Cette priorité est désormais reconnue et mise en oeuvre par tous. Dans ce domaine, les éléments de défi concernant l'analyse indépendante de l'environnement dans lequel le CICR doit évoluer ; l'établissement et le maintien des contacts fiables et suivis avec tous les acteurs d'une crise ; l'évaluation, en tout temps, de l'acceptabilité de l'action du CICR. La définition d'une politique opérationnelle et des modes d'action doit répondre effectivement aux besoins des victimes.

Le CICR se doit aussi de faire une analyse politique, à travers les contacts directs avec les belligérants, le dialogue avec les Parties au conflit et l'établissement de contacts informels avec des personnes dignes de confiance, avant de prendre les décisions opérationnelles appropriées. Dans ce domaine, le CICR doit remettre en cause les analyses journalistiques et académiques qui sont parfois assez distantes de la réalité du terrain. Le CICR se doit de développer les compétences qui lui garantissent les analyses politiques les plus proches du terrain et la prise en compte des influences externes.

Cependant la définition d'une politique opérationnelle du CICR pour une effectivité de son action dans les conflits étatiques internes doit impérativement s'accompagner d'une bonne entente entre le CICR et les auteurs acteurs sur le terrain.

* 85 Christoph HARNISH, le CICR en Afrique : contexte et défis

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"Des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche !"   Charles de Gaulle