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La ratification du statut de Rome dans l'ordre juridictionnel congolais

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par Olivier pongo mpoma
université de kinshasa - gradué 2009
  

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§.3. Principe de complémentarité de la cour pénale internationale

La cour pénale internationale est l'expression de l'action collective des Etats parties au statut de Rome qui ont crée une institution destinée à mettre en oeuvre une justice collective réprimant les crimes internationaux. Elle est l'extension de la juridiction pénale nationale car elle est établie par un traité dont la ratification exige parfois l'approbation de l'autorité parlementaire nationale.

Ainsi, la cour pénale internationale n'empiète pas sur la souveraineté nationale et ne supplante pas les systèmes internes de justice qui ont la capacité et la volonté de mettre sur pied des juridictions nationales efficaces. Elle exerce donc une compétence complémentaire à celle des systèmes juridiques internes.

De tout ce qui précède, le statut de Rome prévoit deux situations dans les quelles la cour pénale internationale peut exercer sa compétence.

1. Lorsqu'un système juridique national refuse ou manque à son obligation juridique d'enquêter et de poursuivre les personnes suspectées d'avoir commis les crimes relevant de la compétence de la cour ou punir celles qui ont été jugées coupables.

2. Quand un système juridique national s'est effondré.

Cette complémentarité s'explique aussi du fait qu'elle exige des Etats de demande de coopération y compris celles d'Arrestation et de remise d'un accusé et de préservation des moyens de preuve qui sont exécutés par des systèmes juridiques internes.

· Le principe de non bis in idem

Il est corollaire du principe de complémentarité. Il empêche que des personnes ne soient jugés devant une cour deux fois pour des actes qu'il a été déjà soit condamné soit acquitté.

En d'autres termes, une personne qui a été déjà condamnée ou acquittée par une cour pour des crimes relevant de la compétence de la cour pénale internationale ne peut faire l'objet de poursuite devant la cour pour la même infraction. Mais elle sera objet de poursuite :

a. La procédure devant la juridiction nationale n'a pas été menée par la cour de manière indépendante et partiale ;

b. La procédure devant la juridiction nationale avait pour but de soustraire la personne concernée à sa responsabilité pénale.

Ce principe est appliqué lorsque la cour pénale internationale est impliquée dans la procédure et qu'il ya eu condamnation ou acquittement par un système juridique nationale. Contrairement aux tribunaux pénaux internationaux, la cour pénale internationale n'a pas primauté sur les juridictions nationales.

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