WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Gestion des lamantins des lacs de Lere : entre conservation des ressources naturelles et survie de la population.


par HONORE BEAKGOUBE
CREFELD, Université de Sarh-Tchad - Master 2 en Environnement et Developpement Communautaire  2011
  

précédent sommaire suivant

5.3. Motivation éthique et rôle de l'éducation environnementale.

La conservation de la biodiversité ne peut se limiter aux seuls aspects techniques ou législatifs. Les responsables politiques, comme les scientifiques, ont conscience qu'elle nécessite un soutien populaire. Ainsi la conférence de Rio et les débats autour de la protection de la biodiversité ont bien mis en évidence cette question dans ses dimensions morale et éthique, pour certains groupes de pression (Christian Leveque, 2002). En réalité, le début sur la protection de la diversité biologique poursuit le vieux débat philosophique sur les relations que l'homme entretient avec la nature. L'attitude des sociétés par rapport aux problèmes de conservation de la biodiversité en dépend. L'éducation environnementale s'avère donc nécessaire, indispensable pour être intégrée dans les programmes scolaires et extrascolaires pour imposer le respect des valeurs environnementales.

L'enseignement peut être un outil indispensable pour augmenter la prise de conscience du public concernant la protection de la biodiversité formant les connaissances, mais également les perceptions et les attitudes de jeunes vis-à-vis de la biodiversité.

L'école, centre d'éducation qui réunit les enfants de toutes les couches sociales, constitue un milieu indiqué pour la diffusion et la transmission des connaissances, de savoir-faire, d'attitude et d'aptitudes positives vis-à-vis des préoccupations environnementales (M. Bathily et O. Wane, 1999). Dans cette optique, l'éducation environnementale a pour ambition de préparer les nouvelles générations pour une gestion durable de l'environnement.

L'éducation environnementale est définie selon l'UNESCO ( United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization ) comme « une forme d'éducation rénovée qui a pour but de former une population mondiale consciente et préoccupée de l'environnement et des problèmes qui s'y rattachent, une population qui ait les connaissances, les compétences, l'état d'esprit, les motivations et le sens de l'engagement qui lui permettent de travailler individuellement et collectivement à résoudre les problèmes actuels et à empêcher qu'ils ne s'en posent de nouveau ».

Au Tchad, l'éducation environnementale (EE) est définie dans l'article 9 de la loi n° 14/PR/98 définissant les principes généraux de la protection de l'environnement : «l'éducation, l'information et la formation initiale et continue sont mises en oeuvre à tous les niveaux de façon à susciter des comportements responsables vis-à-vis de la préservation de la restauration et la mis en valeur de l'environnement au service du développement ». 

Pour SOUCHON et GIORDON (1991), l'éducation environnementale fait apparaître les domaines suivants :

ü La prise de conscience

ü Les connaissances

ü Les attitudes

ü Les compétences

ü La capacité à évoluer

ü La participation.

Il faut souligner que l'Éducation Environnementale se veut une action soutenue, permanente, qui se propose d'installer chez le sujet des réflexes positifs vis-à-vis de l'environnement qui s'adresse à tous. Le public cible est donc la population entière sans distinction d'âge, de sexe ni de région. Cependant, les associations, les groupements, les producteurs, les leaders d'opinions, les responsables coutumières et religieux, les agents de l'État... en sont des personnes ressources.

précédent sommaire suivant