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Analyse des paramètres morphométriques, climatologiques et hydrométriques du bassin du Kasaà dans sa partie congolaise

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par Modeste KISANGALA MUKE
Université de Kinshasa - Troisième Cycle (MSc) 2009
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CHAPITRE QUATRIEME 

ANALYSES DES DONNEES CLIMATOLOGIQUES

INTRODUCTION

Le bassin du Kasaï comptait à l'époque coloniale 29 postes météorologiques comme nous pouvons le constater sur la carte 3. Le tableau de ces stations météorologiques se trouve en annexe 1.

Plusieurs de ces stations ne fonctionnent plus depuis 1970. Pour rappel, nous n'avons pu disposer que des données de quatre postes opérationnelles et encore en contact avec la Direction Générale de la METTELSAT à Kinshasa / BINZA. Il s'agit des postes suivants : Bandundu, Inongo, Kananga et Kikwit dont les données sont repris en annexe 3.

IV. 1. POSTE DE BANDUNDU

Cette station est considérée comme celle de base et de référence pour le bassin du Kasaï. Elle a une série qui s'étend sur une longue période (1968-2006) et qui fonctionne normalement par rapport aux autres stations qui ont des données discontinues.

IV. 1.1. LES PLUIES

Les pluies sont toutes les eaux météoriques qui tombent sur la surface de la terre sous forme liquide.

Elles sont provoquées par un changement de température ou de pression. La vapeur d'eau de l'atmosphère se transforme en liquide lorsqu'elle atteint le point de rosée par refroidissement adiabatique ou isobarique.

IV. 1. 1. 1. PRESENTATION BRUTE DES SERIES

La présentation brute d'une série permet d'en visualiser l'évolution chronologique des données. Cette approche est aussi l'une des démarches de la loi normale de Laplace-Gauss en vue des tests d'ajustement. Pour ce faire, nous analysons ces données sur le plan saisonnier à travers les courbes et parfois des tests statistiques.

Il ressort de cette courbe des pluies qu'au cours de la première décennie de ces années hydrologiques (1968 - 1969 à 1977 - 1978), les hauteurs de pluies annuelles ont fluctué entre 1800mm et 1300mm avec un pic de plus de 2000mm en 1971-1972 avant de chuter à 1300mm en 1977-1978. Cette décennie a été marquée tout simplement par une tendance à la baisse des pluies. Néanmoins, les pluies ont fluctué davantage au-dessus de la moyenne annuelle.

La deuxième décennie (1977-1978 à 1986-1987) quant à elle pourrait être subdivisée en deux parties  dont la première débute en 1978-1979 et se termine en 1983-1984. La lame d'eau avait baissé sensiblement durant ce quinquennat avec une pluviométrie la plus basse en 1983-1984 (1125,1mm). La deuxième partie (1983-1984 à 1988-1989) a été marquée par une distribution sensiblement aléatoire de la pluviométrie. Cette deuxième décennie a été aussi marquée par un rééquilibre net de la pluviométrie grâce à l'augmentation des pluies à la seconde partie de la décennie par rapport à la moyenne annuelle.

La troisième décennie (1986-1987 à 1995-1996) de cette série a connu une situation tout à fait particulière par rapport à celle de la deuxième décennie. Les hauteurs des pluies ont fluctué entre 1350mm et 1600mm, avec notamment un pic de 1791,7mm vers la fin de la décennie en 1994-1995 et un point le plus bas de 1341,8mm en 1992-1993. Cette décennie a été marquée par une faible tendance à la hausse, c'est - à -dire la situation est restée au moins équilibrée dans cette tranche avec peu de hauteurs des pluies en deçà de la moyenne annuelle.

La dernière décennie (1995 - 1996 à 2005 - 2006) connaît une nette diminution de la pluviométrie avec une prédominance des hauteurs des pluies en deçà de la moyenne annuelle et de la normale de la station de Bandundu qui est de 1600mm (BULTOT, 1971).

L'évolution de cette courbe en dents de scie suggère une tendance à la baisse de la pluviométrie. Pour confirmer ou infirmer cette assertion à la station de Bandundu, nous faisons appel à un test statistique.

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