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Analyse des paramètres morphométriques, climatologiques et hydrométriques du bassin du Kasaà dans sa partie congolaise

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par Modeste KISANGALA MUKE
Université de Kinshasa - Troisième Cycle (MSc) 2009
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IV. 2. 3. ANALYSE COMPARATIVE DES PARAMÈTRES PLUIES ET EVAPORATIONS

Il apparaît dans ce graphique couplé pluies et évaporations une tendance de discordance. Lorsque les hauteurs des pluies augmentent, celles des évaporations diminuent et vice versa. Cette discordance est facilement observable en 1968-1969, 1973-1974, 1975-1976, 1981-1982 et dans beaucoup d'autres années hydrologiques.

Nous allons faire appel au test de corrélation pour voir si réellement il y a discordance entre les deux séries.

IV. 2. 4. TEST DE CORRELATION DE BRAVAIS PEARSON

Sur un échantillon n de 21 ans ou les pluies et les évaporations se couplent, nous pouvons calculer l'écart type, la covariance et ensuite le coefficient de corrélation.

COV(x,y) = et rx,y =

L'écart type de la série des pluies óx = 297,04mm

L'écart type de la série des évaporations óy = 67,48mm

La moyenne de la série des pluies = 1882,6mm

La moyenne de la série des évaporations = 900,9mm

COV(x,y) =

COV(x,y) = = - 8897,8

rx,y =

rx,y = = - 0,44

Pour trancher sur la linéarité ou pas de la corrélation entre les pluies et les évaporations à la station de Inongo, passons au test proprement dit :

tc =

avec (n -2) : degré de liberté

t: valeur calculée du test qui représente Ho

r : coefficient de corrélation

r: coefficient de détermination

n : effectif

tc = = = 1,9179155/0,8979977 = 2,136

Au seuil á qui n'a que 5% de chance de se tromper, on peut calculer la valeur tabulée H1 :

tt(0,05 ; n-2)

tt (0,05 ; 19) = 0,4329

La valeur calculée tc est de loin supérieur à la valeur tabulée tt, nous rejetons Ho et retenons son alternative H1. Ceci justifie cette discordance qui existe entre les pluies et les évaporations.

IV. 3. POSTE DE KIKWIT

IV. 3. 1. PLUIES

IV. 3. 1. 1. PRESENTATION BRUTE DE LA SERIE

En observant cette courbe des pluies annuelles à la station de Kikwit, nous avons l'impression que cette station reçoit des pluies sporadiquement. Il n'y a pas une suite logique de distribution de la pluviométrie. Cette distribution étant aléatoire au regard même de la courbe de la moyenne annuelle, il ressort de cette courbe des pluies trois grands ensembles de constat.

La première tranche (1968-1969 à 1977-1978) de cette série est la décennie où la station de Kikwit a reçu quelques hauteurs des pluies supérieures à la moyenne annuelle et à la normale de 1600mm (BULTOT, 1971). Cette décennie a connu dans sa première moitié une augmentation de la pluviométrie avec une hauteur la plus haute de 1960mm en 1971-1972 et à sa deuxième moitié une diminution sensible de la pluviométrie avec une hauteur la plus basse de 877mm en 1977-1978.

Le deuxième groupe (1978-1979 à 1987-1988) - la deuxième décennie marque deux temps, les cinq premières années avec des hauteurs des pluies en deçà de la moyenne annuelle et les cinq autres années dénotent tout simplement une tendance à la hausse des pluies avec des hauteurs des pluies supérieures à 1400mm et à la moyenne annuelle.

Le troisième ensemble (1988-1989 à 1997-1998) traduit une diminution de la pluviométrie. Les cinq dernières années ont connu une augmentation de la pluviométrie. Cette augmentation, bien qu'à la fin de la série, vient quand même pallier au déficit de la pluviométrie dans la région de Kikwit.

Le calcul du coefficient de variation à ce paramètre pluie peut encore nous renseigner sur la variabilité de la distribution des pluies à Kikwit. Ainsi, ce coefficient se calcule par la formule suivante :

C.V. = . 100%

Avec : C.V. : coefficient de variation

 : écart type de la série (311,6 mm)

 : moyenne calculée de la série (1299,8 mm)

C.V. =. 100% = 24%

Un tel coefficient de variation (24%) montre à suffisance que la distribution des pluies à la station de Kikwit est réellement aléatoire et qu'elles reviennent de manière sporadique. La région de Kikwit a perdue au moins 80% des pluies régulières et normales.

Cette variance s'explique par des pics sur la figure 8, comme nous pouvons le constater en 1971-1972 avec une hauteur des pluies de 1964mm et en 1983-1984 avec une hauteur de 708mm. Cette variation qui a une dénivellation de 1256mm renseigne sur la diminution et la rareté des pluies à Kikwit.

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