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Analyse des paramètres morphométriques, climatologiques et hydrométriques du bassin du Kasaà dans sa partie congolaise

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par Modeste KISANGALA MUKE
Université de Kinshasa - Troisième Cycle (MSc) 2009
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IV. 4. POSTE DE KANANGA

IV. 4. 1. PLUIES

Il apparaît clairement sur cette courbe des pluies en forme des dents de scie une tendance sensible à la baisse de la pluviométrie à Kananga et ses environs. Les hauteurs des pluies ont fluctué autour de la moyenne annuelle. L'année hydrologique 1968-1969 a connue une hauteur des pluies qui avoisine 2200mm, elle marque le pic de ce graphique et le point le plus bas avoisine 1000mm en 2001-2002. Pour confirmer cette baisse des pluies, nous faisons appel au test statistique pour décider.

IV. 4. 2. TEST DE MOYENNE

Ce test de moyenne va nous permettre de décider, s'il y a présomption d'augmentation significative ou présomption de diminution significative selon que la moyenne calculée en rapport avec l'erreur type de la moyenne sera soit supérieure ou inférieure à la normale établie par BULTOT à la station de Kananga. Ce test se calcule par :

Avec  : écart type de la série (290,8mm)

n : la taille de l'échantillon (37)

 : moyenne de la série (1556,3mm)

ì : la normale établie par BULTOT (1600mm)

- Lorsque ì est inférieur à +1,96 (supérieur), il y a alors présomption d'augmentation plausible significative des pluies ;

- Lorsque ì est supérieur à -1,96 (inférieur), il y a dans ce cas présomption de diminution plausible significative des pluies.

=

Pour supérieur = 1556,3 + 93,7 = 1650mm

Pour inférieur = 1556,3 - 93,7 = 1462,6mm

Nous nous retrouvons encore devant les deux cas ou ì < supérieur et ì > inférieur. La décision reste critique. Dans des cas pareils, il est conseillé de comparer la valeur de la normale à celle de la moyenne calculée, ensuite, on opte pour la valeur de la moyenne calculée si elle est supérieure ou inférieure à la normale. La moyenne calculée étant inférieure à la normale de BULTOT, la décision tend vers la présomption plausible de diminution significative des pluies à la station de Kananga.

La région de Kananga et ses environs connaissent ce dernier temps beaucoup des pluies diluviennes sporadiquement. Les pluies normales sont devenues rares. Celles d'orage créent le cauchemar et la désolation au sein de la population lorsque les cumulonimbus pointent à l'horizon. Ces pluies génèrent des graves érosions à Kananga et ses environs, les déversant lesquelles coupent à plusieurs endroits la route nationale et la voie ferrée Kananga - Muene Ditu.

IV. 4. 2. EVAPORATIONS

Il apparaît sur la courbe des évaporations annuelles trois groupes d'années essentiels. Il s'agit du groupe1 : 1952-1953; 1963-1964 ; groupe2 : 1963-1964 ; 1975-1976 et enfin le groupe3 : 1975-1976 ; 1990-1991.

En effet, le premier groupe marque une tendance très sensible à la baisse. Malgré cela, cette baisse remarquable en dessous de la moyenne annuelle, n'est pas descendue en deçà de la normale des évaporations qui est de 1050mm à Kananga (BULTOT, 1971). Les hauteurs des évaporations ont balancé seulement entre 1540mm et 1275mm, et la hauteur des évaporations la plus élevée est de1967mm en 1956-1957. Après cet année hydrologique, la nappe aquifère, les rivières et la végétation de la région de Kananga ont constitué une grande réserve d'eau jusqu'en 1964-1965. Pendant cette période, les hauteurs des évaporations ont balancé en dessous de la moyenne annuelle.

Le deuxième groupe a donné à la courbe des évaporations la forme d'une ligne brisée. L'on a enregistré des hauteurs qui augmentaient chaque année et qui se diminuaient l'année suivante. La tendance de ce deuxième groupe est équilibrée, mais tout se déroule en dessous de la moyenne annuelle. Ces hauteurs ont fluctué entre 1275mm et 1125mm et à aucune fois elles ont baissé en deçà de la normale.

Le troisième groupe montre une augmentation des évaporations en zigzag, avec un pic qui avoisine 1800mm en 1980-1981. Les hauteurs ont fluctué ici entre 1125mm et 1625mm et ont tourné seulement au-delà de la normale avec une tendance à la hausse.

La tendance générale de la courbe des évaporations, montre une tendance à la hausse comme nous pouvons l'observer sur la fig.12.

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